CHAPITRE IV
fut saisie la correspondance de la maison d*Aii"^ triche avec la Vendée. Je les y arrêtai pendant là nuit; et, par un évëhemènt bien singulier et bieh fatal alors, le représentant Tallien , en .mission à Tours , leur accorda la liberté; il fit plus , il leur donna des passe-ports dont ils n'ont pas fait usagé pour retourner dans le pays , mais pour fuir dans le repaire des scélérats.
Que peut-on penser de cet acte? La suite des détails suîvanssur la Vendée prouvera quelle fut l'intention de Tallien ; mais est-ce encore une question de savoir s'il fut étranger ou non aux massacres de Nîmes, et quelle fut la faction qui voulait désoler la France par les massacres ! Peut-on révoquer en doute qu'il était complice de tous les complots liberlicides et destructeurs de là France?
Casenac de Nîmes, fils d'un procureur de Nîmes y frère de Casenac, correspondant de l'Angleterre', l'un des traîtres qiii, comme officier de placé à Perpignan, a, par l'effet de son indiscrètemise eii liberté, participé à la trahison en faveur des Espagnols, convaincu par ses papiers , cfésigné comme ayant recruté pour nos ennemis, arrêté comme suspect de conspiration , a Vihiers , dans le milieii de la Vendée, sans passe-port, amené à Tours ^ désigné complice des massacres de Mmes, reconnu porteur des papiers de conspiration, par les papîei's trouvés sur lui lors de son arrestation , fut d«
24 MÉMOIRES JPJE ^piïART.
mèmç mis W libçft^ JP?r Jç reprç'sçnljant Tallie^, 9 Tour?, et y^vrèip q^'il rendit enjoignait de lui remettre $çs papiers ; ç.çf arrête est ^n dalç du n^oisdçpa^i 1793.
Quand an est étr^k^nger a ua cripie y pourquoi fayorîsep le§ çoup^ble$? pourquoi les pieltre en li- I^erté y çans avoir une explication avec le fonctionnaire public qui les a arrêtés? pourqupi prononcer sur l^ délit, et usurpe)^ ^e^ fonctions judiciaires? Cest Ik .q^e Ton distingue 1^^ «^bus de$ po^ypir^ illirnités de 1^ ref^résentofimtie. Pjour croîrç qjip Tallien p'eùt pas de^ vues per^dçs , il f^udr^it qjje rien iïq l'eût désignt^ con^^^e coi;np||ce des actç^ iÇ^nguiqaires qui bâtaient la dépopulation d^ jf ]france ; ip<f|s il ne jouit pas dç çef avantage! Pourquoi Labaube et Pgîer, réfugiés daq^ le lieu de correspondance de la maison d'Autriche, 6'^pp|:p7 cbei^Hls de la Yiepdéç? pq^rqnQJ Tallie» leur a;t-il donn^ des pasi3e-po|:l$, à la f^yeu^ desquels ils ^jpt çcliappé ^ une condaim^^tiop ? ppurqi^oi Talliça ?fç les a-l-il pas renvoyé? devant les tribunal*^ coippétens? 11 résulte que les paaçsaçireç de Nlme^, çpp:^biné$ ç t exécuté? p^r leç enneiniç dç l'bijipani t^ , tenaient au systèinç de déyi|sta^ior>, çt quj? TalUç^ ei> fut le partisan, ppurqupi, je Iç répète, prplpr g^r cç Casçijaç qui était complice d^s inassacç^f 4ç Nîmes , qjai çlait cljjef diç séditipu et dç !ÇfiR?|Jfratipq, désigné tçl par les papiers trauyé? ?^i' jvfj U>rs de §9p %nfe^l|t}qQ? po^rqupi ce ïp|roç Ç^^JPW.?^
ëtait-il aussi venu dans la Vendée ? pourquoi lui avoir fait rendre ses papiers^ preuves de ses crimes? De Fimpunité de ce coupable qu'est-il résullé? qu'il a Irahi la place de Perpignan. Pourquoi donc Tallien a-t-il été ainsi le patron des meurtriers el des conspirateurs? Lecteur, )a réflexî,on a d^jà dç|tçfnaji#e y^trfi çpmipïf ^nf la cQmp%j)^f ! jLjBs pièces de siaspiciou de Gaseaac^Mâeoit attestées pir le pge de paix de Vifaiers y et envoyées avec lui à Tours. Les déclarations sur ce même Casenac sont inscrites sur le registre du comité départemental de Tours, ainsi que larrêlé de Tallien, qui ordonne de Le mettre eu lib^é et de lui reqdi?^ $8s papiers. Les déclarations des crimes de Labai:d>« et Ogier sont inscrites sur les registres de ce comité^ et au nombre des pièces de ce comitd sont leavoi du juge de paix de Vihier^, et une lettre inài^ cative de H conspiratioiiide Casenac. J ai vu leii pièces^ lettres, arrêtés et registres, lorsque je fis rinventaire d€| ce que l'on me remit comme prési-^ dent du comité révolutionnaire, en vendémiaire Tan II.