CHAPITRE V
Ëvénemens du i o août. — Complot perfide pour faire égorger les Marseillais. — Trahison de Santerre , et ses orgies dans' cette journée. — Vols au cLâteau des Tuileries et au Garde- Meuble. — Bris infidèle des scellés mis sur les effets précieux recouvrés^ — Larcin de ces effets par les gardiens des' scellés.
Les événemeus du lo août ne sont pas au nombre de ceux sur lesquels peut s'exercer la censure ; leur direction ne fut que le mouvement spontané du peuple. Je n'entreprendrai point de répéter ce que Ton a écrit à cet égard : tout ceux qui ont rendu compte de cette journée n'ont pu dévoiler les secrètes manœuvres de la faction d'Orléans contre le peuplé et les Marseillais qui étaient à Paris.
D'Orléans craignait les Marseillais et les vrais patriotes qui abattaient le trône; d'Orléans ne voulait que chasser Capet poury monter , mais non pas briser le sceptre.
Une lettre d'un officier de ces Marseillais dont les déclarations causèrent l'arrestation de l'ex-générai Santerre, indiquait que le perfide avait préparé la perte des Marseillais et des patriotes ; qu'il leur