CHAPITRE XIV. l
riches né^ociieins de France! Or ce pourquoi lië s'explique-4*il pas par l'înfraclîon à la loi? Le district de Saint-Malo en informa le comité de salut public 9 qui fit de vives représentations au comité de sûreté générale. Alors Héron fut au-devant; et comme sa troupe servait aux exploits de Robespierre, ce dernier assoupit l'affaire.
Il faut aussi citer iin nommé Bonjdur, envojé avec un nommé Martin sus-désîgné ,' pour arrêter à Bennes un membre de lanciennè compagnie des Indes. Us l'engagèrent à se munir d'assignats, et cet bomme opulent en prit certaine quantité; mais il ne fut point , du reste , dressé d'état du montant. On ignore comment ce malheureux a pu mourir du couj[) d'une arme offensive; mais bref , il mourut y et rien ne constata la remisé d'une sommé de quelque valeur. Qu'est donc devenue Cette collection de rouleaux d'assignats? Martin ni Bonjour n*ont point dit qu'il se fût tué devant eux et malgré eux. Comment Bonjour et Martin, qui avaient cet homme à côté d'eux et sous léui^ yeux, qui, selon l'usage, ont dû le désarnier de tout instrument meurtrier, peuvent-ils lever Knculpatibn qui se dirige naturellement contre eux à là seule réfleîiion? Héron a éteint cette affaire et protégé ses associés; cependant ces faits avaient été indiqués au comité.
Martin eut des pouvoirs du comité de sûreté générale, pour aller h la poursuite des gens suspects.
par tous les citoyens témoins de leur bonne cou-* duite. . . -
Tenez, en voilà maintenant six arrêtés sur une simple dénonciation sortie de chez vous^ signée .de votre domestique, sur le seul fait qu'ils sont notoirement fédéralistes^ sans autre désignation.
Tenez , voilà Priropain l'imprimeur , conduit aussi en prison pour avoir imprimé des arrêtés des représentans du peuple.
Tenez, en. voilà deux autres contre lesquels il n y a ni mandat , ni dénonciation , ni pièce à charge ; mais il y a seulement des réclamations de leur com^ mune, en marge desquelles est mis voir Héron, et plus bas est tracé au crayon néant. Vous avez donc \ employé quelque perfidie pour les faire périr. Depuis nombre de, mois ces malheureux gémissent dans les fers; croyez-vous que je les livrerai? Il se leva et partit en manifestant autant de fureur quV% oura affamé dans sa cage. Ses derniers mdts furent : Nous vous retrousserons y monsieur de lafaotiondes indulgens!
Je crus nécessaire, pour déjouer ces menaces, de prévenir Amar, membre du comité. Je Itfi] portai mon analyse; je le priai de me procurer toute latitude dans mon rapport, parce quil était temps de faire connaître à tout le comité ce dangereux confident. En effet , il me promit tout appm^i et le soir je fis mon rapport. Je présentai les li-j bertés de ceux que je ne croyais pas coupables,!