‹ Révélations puisées dans les cartons des comités de salut public et de sûreté générale, ou, Mémoires (inédits) de Sénart, agent du gouvernement révolutionnaireChapitre 70 sur 117 · CHAPITRE XlV. jg · texte numérisé non relu

CHAPITRE XlV. jg

un écrit. Voilà l'équivoque que le jitfurnalfete a l«wsee sur ces expre*ioDS. Il faut des écnts et non pas des mots avec moL Enfin j'oblins du comité dé sûreté générale ce que je voulais, et Fouqow ui'en fit des reprocher.

L'inexaclitude du journaliste établit une éqoivoqH« que je rais explique^; c'est pourquoi je rétabli» ici les faits. La quatrième partie de ma déposition éUit : Que sorlànt du secrétariat du trtbtt-

»al réwlntionnaireonjarais remis des pièces que |e fis détailler, j'avais essuyé le même reproche dé Fouquier, d'être un formaliste. Je rappelai qa'il était avec Héron; que n^ous étions allés ensemble jasqùe près la porte du comité de «lut public j que Fouquier avait pris deux gendarmes qu'il avait fait marcher à quelques pas derrière lui,- qu'il m'expliqua qu'ilétait réduit à se faire ainsi escorter; que y cheitaitt faisant, sur le bas du Pont -Neuf ' Fouquier avait dit : Je nevispas tranquille, je suis tourmenté par les ombrés de ceux que f ai fait gidîlotiner : ils ont dû mourir y le sjstèrtie poU-tiefi*e Peâcigeait. Je lui dis qu'il devait, avant de traduire en jugement, examiner, et alors remplir les formalités légales, faire des résomés impartia«x y que l'accusateur public était le premier juge. Oui! repartit Fouquier, c'était le moj^en de me faire gnillotiner. Je toi àis : Je quitterais ma placé. H me répondit : Ce serait le moyen de Fêtre plutôt. ,Héron me traita de bavard et d'indulgent : Laisse-Ié

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dire, observa-t-il , nous le retrouverons. Eadtiile nous passâmes sous le guichet du Louvre, où se trouvèrent deux hommes, et lorsque nous l'eûmes passé , il nous dit : Si j'eusse été seul , je l'aurais dansé. Je lui répondis : Quand on fait le bien , on ne craint rien. Alors Héron me molesta, et Fouquier me répliqua d'un ton de fureur : On me l'avait bien dit que c'était un de ces messieurs , amis des formes, l'un de ces hommes indulgens. Héron reprit : Nous . le ramasserons au premier faux pas. Héron et Fouquîer se félicitèrent ensuite sur les succès de la guillotine , et se séparèrent en convenant de les augmenter.

La cinquième partie de ma déposition fut, que je m'adressai à Fouquier pour faire exécuter l'ordre du comité de sûreté générale relativement à la mise en liberté du citoyen Mossion ; qu'il s'y refusa, sous le prétexte de la loi du 22 prairial; qu'en vain je lui prouvai que le jugement était exécuté ; qu'il n'était reténu que comme comptable, sur la prétention de la commune d'Orléans et de celle de Nantes ; que des délibérations des conseils généraux des communes de Nantes et d'Orléans qui abandonnaient toute prétention et attestaient sa libération , étaient les pièces sur lesquelles le comité dé sûreté générale avait ordonné sa mise en liberté^ motivée sur ce qu'il n'était détenu que jusqu'à ce qu'il eût prouvé l'acquittement du compte dont il s'agit; et que Je jugement

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