CHAPITRE XVIIf. * :i
meubles C|uavec peine. Dulac craignit ane explication publique^ et> piatôt par penr que par remords y il fut obligé de les rendre.
Ces mêmes Dulac et Dumoncean avaient été choisis pour surveiller le tribunal révolutionnaire et esspionner les séances ; c'est ce qui facilita ce Dulac dans l'abominable ouvrage intitulé : Compte rendu par tres^hautey trèS'-puisstmte dame Guil'^ latine y contenant ta nomenclature des morts^ Cet homme y vil et méprisable à la fois , osa publier cet ouvrage y s'en avouer lauteur : le titre suffit pour donner lldée de l'ouvrage comme de l'auteur^ et ce Dulac est l'aoû de Tallien ! J'aurai occasion de parler de l'espionnage exercé pan* Dulac et Dumon* ceau sur le tribunal révolutionnaire, dans un autre instant; et à l'égard de Dumoncean, f ajouterai que d'Ossonville , chargé de chercher Louvet, alors mis hors la loi^ et que l'on disait être dans le faubourg Saint-Antoine, répondit : Qu'il serait inutile d'j faire des recherches, son opinion étant favorable à Louvet comntie elle Favait été à Kervelégan ; et il ne fit aucune perquisition. Il écrivit même au co~ mité qu'il jugeait toute poursuite inutile. Alors Dumonceau le dénonça secrètement comme protégeant Louvet* D'Ossonville sut se défendre, et ce qu'il y a de plus ringuKer, c'est que ce Dumonceau a depuis dénoncé d'Ossonville comme ayant voulu prendre Louvet; mais il est démenti par le fait ' même , et surtout par la lettre jointe aux pièces de
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iVOsson ville au comité de sur^ générale. Ainsi , les fourbes sont soaveut déjoués par des preuves auxquelles ils ne s'attendent pas , et par leur contradiction avec eux-mêmes* Tallien ne pardonnait pas àd'Ossonville, ce qui fait Téloge dece dernier qui avait encore d'autres ennemis qui n'osaient pas avoir avec lui^ comme Tallien, une explication publique et contradictoire; C'étaient les filles Bourgoin, prostituées à Ménil-Simon; Bélisa, prostituée a Delignaux; Brigant , prostituée à Paulmier^ et Bertholomo, prostituée à RousseL Ménil-Simon, Delignaux, Paulmier et Roussel avaient été atteints , ainsi que ces filles, par d'Ossonville, dans ses recherches pour les faux assignats , et avaient expié leur crime ; mais ces filles étaient restées en prison , et ce ne fut que le 29 thermidor an II , après plusieurs débats, qu'elles furent condamnées à mort par jugement du tribunal criminel du département de Paris. Encore que ce jugement ne put être accusé , sous prétexte de formes acerbes ou révolutionnaires, et que la déclaration du jury eût été précédée des formalités légales , elles disaient pendant quelques jours : On brisera les formes y et le fond sera consen;e\ Elles désignèrent d'Ossonville comme leur ennemi, et affectèrent même de le montrer au doigt à certains députés venus pour les faire sortir, et notamment à Pons-de-Verdun , membre du comité de législation , lequel avait concouru a surprendre un décret qui fut mal inter-
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prête y et d'après lequel il prit un prétexte pour les sauver en les désignant comme filles de joie. Ces femmes disaient tout haut en sortant : Nous voilà libres, mais aussi d'Ossonville y restera long-temps ; et elles déterminèrent leur protecteur à persécuter d^Ossonville. C'était chose curieuse de voir , dans ces mêmes lieux où gémissaient tant de victimes entassées depuis deux anls , quinze mois y un an , sans être entendues ni jugées, et sacrifiées arbitrairement et par la viplation des principes des droits de Thomme, de voir, dis-je , des représentans descendre aux fonctions de porteurs d'ordre du comité , ouvrir une porte spéciale de cette prison à des femmes prostituées jet condamnées à mort pour crimes d'émission de faux assignats, et la re** fermer sur les autres malheureux.
D'Ossonville avait dans ses recherches atteint un nommé Morel, l'avait convaincu d'un vol envers la Trésorerie nationale , d'une somme de six cent mille livres, et en avait saisi les pièces matérielles; Morel fut condamné aux fers, et d'abord l'intrigue annula le jugement ,^ mais le comité de. législation fit un rapport, et la Convention ordonna que le jugement de condamnation serait exécuté. Les papiers publics citèrent l'opinion de
B , membre du comité de sûreté générale, en
faveur de Morel, laqueille fut néanmoins écartée par le décret de la Convention. D'Ossonville ne pouvait pas douter qu'ayant fait cette poursuite , il
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ne dût être haï et desservi par Morel et ses partisans : Texplication de l'affaire de Morel en est la preuve; la protection que B....... accorda à Morel
laisse entrevoir que, s'il fut le soutien de cet homme, il a pu s'opposer a la liberté de d'Ossonville Iniméme. D'Ossonville était arrêté sur rni mandat ainsi motivé : he comité de sûreté générale , ins-tridt que d'Ossonifille a fait trois rapports contre des représentons du peuple , de manière à blesser leurs principes, etc.. Amar en fut le rédacteur, et Amar faisait la cour à Tallien; il avait peur, et recherchait sa protection. Si les rapports eussent été présentés au comité , le mandat n'eÀt pas porté que le comité était instruit ; mais bien : vu les rap^ ports...; et cette différence d^ rédaction indique que le mandat a été surpris. Le prétexte donné que les rapports blessaient les principes des représentans sera toujours équivoque tant que )é9 rapports ne seront pas exhibés ; et l'équivoque vient de ce que le reproche n'est pas motivé. Ce défaut d'expKcatioa fait croire que Ton n'ose pas dire les faits par craiiite de la vérité. Alors de deux cas Ton : ou )e mandat a été surpris , ou il est arbitraire; j'admets qn^il soit surpris; il n\ pu Tètre qu« psr des coupables craignant la vérité , et? qtie par la malveillance. Ce mandat ne pourrait que faire honneur à d'Ossonville , car on doit en conclure qu'il n'a pas partagé les principes d'Amar, et comme Amar est par décret de la Convention censuré dans- ses