‹ RêveriesChapitre 34 sur 37 · MANUEL · texte numérisé non relu

MANUEL

Ce jour y dont voiei les naissantes clartés^ s'écoulera conune tant d'autres jours que des puérilités consumèrent. Et sera-t-il jamais un moftient que TOUS puissiez poionger, une minute que vous puis* siez reproduire? Yosinstans sont rapides entre deux nuits sans bornes , que sépare cette lumière incertaine. Le monde s'avance vers le but qui lui est marqué ; mais vous, ce que vous aviez résolu. Tac-* complisse^vous ?

Ce qui vous captive ne peut durer. Vous pour-

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suivez des fantômes^ et vous perdez ce qui vous appartenait. N'écoutez querintelligence qui dévoilera le iBonde. Ne considérez que les mortels qui ont besoin de soutien dans Timmensité vivante. Même au "milieu 4|u doute ^ cherchez les fins probables, et ne TOUS séparez pas de Fénsemble des choses. Il faut servir Tintelligencé', il faut détromper les hommes. Souvenez-vous de l'ordre que ne pourront intervertir les forces arbitraires : attachez-vous a ce qui apparaîtra comme réel et immuable. L'ordre est le

premief* désir d'une ame pure, d'une ame simple. Vous contribuprèza^ l'ordre avec calme; il voussu^ lira que l'ascendant de la véKtë S'îioerpisse. Vous opérerez ce bien par la fermeté , par la modération, par une industrie exempte de rechierche , de faste ^ de cupidité.

Quelque faible que soitTotre oeuvre, proposezvous de la conformer a ce qui est bon essentiellement. ViVez en vous-même; là pensée n'a po1ht de limites connues , et c-est le reiïûneément qui Hni la pensée féconde. De ces -choses multipliées, que ' l'homme voudrait avec passioa , aucune ne lui est nécessaire. Ce qui arrive passe à jamais : cela Ifeul subsistera , qui est, et qui fut toujours.

Périsse la vaine espérance des biens personnels» Vos heures seront troublées; c'est la loi présente.

Maia rendez vos regrets utiles. Efïorce^vous de ramener les générations vers le séjour de paix gu'ellts méconnaissent dans leur course ingénieuse et- déplorable. Si vous faites aimer la justice y que vous manque-t-il? Préparez ce que vous ne sauriez éta- » * blir. Que la voie heureuse soit enin tracée : uiy(w^ on la suivra^.

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