DEPENDANCE
Sortis des ténèbres et subitement jetés au mille» de lueurs inconnues, avec uù infatigable désir de savoir et un très-faible pouyoir de cObiprendre, nous Bravons que le doute poiar échaK>er souvent aux erreurs. « *^Nul homme, réellement initié daQS ce qu^ nous nominons notre sagesse , n'affirmera l'existence absolue des êtres visibles ; mais s'ils existent, sans doute ils se con/posent de parties indestruc^le^. Ces molécules simples, unigi et séparées parle mouvement,
selon les convenances du plan général , produisent le monde tel qu'il se perpétuel
Le Milésien célèbre qui avait été en Egypte , et qui y dit-on 9 admettait Tunique source de vie. Famé du gcand tout y regardait l'eau comme le principe matériel des choses connues. Vingt-quatre siècles écoulés depuis ne nous ont pas fourni des notions beaucoup plus sûres. L'eau produit des concrétions. L'atmosphère des comètes n'a-t-elle pu former des masses planétaires? Toute la substance de plusieurs globes était réunie et légèrement adhérente; c'était un océan ténébreux, le chaos des Phéniciens. Un art infaillible rapprocha ces masses, les distingua, les bçda;3ça, les distribua dans l'espace, et projeta pour long-temps ces agrégats sur des lignes variées.
Néanmoins nous attribuons trop de constance aux •divers m^uvemeÀs câestes , -ilpus qui n'observons que dei minules du cours des astres; Immenses relativement à^noUre petit^^, ils nou» semblent invariables parce que bous les connaissons peu. Les parties qui les composent changent et finiront : le mond^n est que la succession des formes. L'ipsecte éphémère qui apercevrait des hommes plongés dans le somme*il ^ et qui remarquerait en eux le jeu de la respiration, l^ûr attribuerait, une vie silencieuse, égale «et sans terme. Mais ensuite s'il les voyait ré-
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veillés et animé» par la joie ou la colère, il corapceadrait qu'une semblable existence cessera enfin. Il se peut que le temps assigne aux dtfférens êtres soit souvent en taison de la place qu'ils occupent dans l'espace. Une sorte de fixité deviendrait^ nos yeux l'attribut des objets dont Ja grandeur nous étonnerait. La vue des astres , la dur fc des consteU latîons doivent ainsi entraîner notve pensée au-delà de nos heures et des heures sidérales, vers ce qui est peipétuel , vers ce qui existe nécessairement.
Plus un assemblage de particules élfcnentaires en contiendra^ plus* dks seront combinées selon des lois diverses, et plus ce ccH-ps sera fecikipent altéré; maia alors il pourra recevoir des fiicultés vitale»^ 8t un corps est peu organisé, il résiste aux causes de dissolution par une force intérieure y..par adhérence. S'il Test davantage^ il a pour ressource des moyens plus actift; ou il évite le choc en se déplaçant, où il répare ses pertes en absorbant des étires plus faibleft^ Sans doute la matière ne parvient pas toujours au degré de ténuité, au degré de souplesse qui la rend susceptible de fotmer un corp^trcs«organisé , seule machine qui, recevant "li la fois et déterminant de nombreuses impressims, 'fuisse ei^gendrer a sa manière un notcveâume^e. «
Les êtres simples ne pouvant être lAodifiés, ne
sfiuraient percevoir aucun objet; ik ne peuvent pas même se sentir^puisqu'ilne sefaitpasdocbangement en eux. Mais aussitôt qu'ils se réunissent ^ cet ensemble doit varier, soit par Tacquisitiou, soit par la soustraction , ou les déplaoemens , et s'il est doué d'une organisation vivante , elle occasionera en lui des mouvemens volontaiAs. Si ce composé est fermé d^in grand nombre de molécïules , ckaque atteinte n'en changera que très-paftieÙement la disposition^ et lorsqu'il sera fortement constitué , de nouvelles i^ousses pourront ne pas effiiicer l'impression premièffe. Quelquefois chaque altmtien détrui»nt peu de chose en eOmparaÎKal de ce qu'elle laisse subsîs*ter^.le corps animé ' conserve de nombreuses traces des sem^ionsantétieures. Si l'émotion récente n'est jamais assez '^ive pour absorber entièremem la £icuké de sentir^ on peut évaluer ou comparer des perceptions i^ccessives reproduites par le souvenir; 01^ devient capd)l.e de discernemienti de choix, d'aversion, et bientôt de prévoyance dans plusieurs <f es$eins« '
Tout désir est lé sentiment d'uit besoin , et tout besoin passager est une expression du besoin durable de conspuer a être. L^s àé&m particuliers de .repos, de m'ouvem^, de reproduction, de nourri-^ ture, surviendront solon que le besoin perpétuel aura
{Kxuc objet momentané ou la conservttion de Fespece, ou. un des moyens dont la réunion protège les individus.
Si ranimai semlile d'abord n'avoir a se procu r er que des alimens, ou un asite pour le sommeil, ou desfacililés pour la gj^ération, c'est que les efTorta exigés par ces besoins en satisfont un autre aussi c(Histanty et non moins impérieux, celui dumouve-. ment. Placé dans un -étroit pâturage, et auprès d'une jumaiit, un clieval quittera pour agir cette enceinte oii on pensait réunir tout ce qu'ils désiftôt. Chi pourlait.aême ajouter que quand des animaux re^nt dans l'inaction, très^souvent ils n'obéissentpas a un besoin positif : eiempts Aon de tout désir, particuli^, ils cefefot de se mouvoir, comme ils cessent dé manger quapd ils on^ pris a$sez de nourrituce.
Tous les mouvemens de l'animal tendent directement pu indirectement' sT sa conservation. Jeune encefe, il semble en jwai^t se remuersans but ;, 'iûm pai: cette activité. surabondante, il se ptépaiiB à des mouyonens -q^ aecont néAssaires. Lorsque, plus àgéy il se lève avec ulie «»]^e d'inquié|;ude; lorsque, sans autre intention que d'éviter une sorte d'engourdissement, Il se met à errer aittoàt de sa i^tiaite, il agit pQur ne pas perdre la fa«uke d'agir. •
CeiiK d'eitfM ks anîmaux à qui les besoins ordi^ naires commaiMlent de gniBâs efiforts seront ceuic quiy dans rinaction, éprouveront un mala&e plus sensible, lors méilie q^i'on^aura mnltipUé auprès d'eux ks objets de toyyt besom direct. Un long repos dtirient pénible pour des organes capables de moii** vemenstrès-fréquens^ surtout si Fhabitude facilite quelqicw^'Utts de ces actesy et rend presque ineffaçable l'empreinte souvent frajppée.
Dans l'homme livcé à toutes les impulsions socia* \esp l'hlibîtudeimmpdéffée d'être ému produit-une agi* l^tîon intérieure dont les suites seront ou l'épuisement si elle jsst constamment alimentée, ou l'ennui si elle vient^ manquer d'objet.K]lette conséquence fortuite de nos premières dispositions pourrait' être bonne pour un temps» et selôkiles caractères, mais elle sera trè§-funeste lorsqu'elle deviendra générale et pei^iétudlle.
Du besoin d-ajjk dérivent l'oitliousiasmey la joie, L'aaR>Cu* des a^t^, futiles, .oobii des prestiges, et le pdçchaj^ aes différenspeuples-^çiiitles liqumM spitacttses, pour tout oe ^ est proyfe -kicafterdes considérations^timidesou piudeB^es. De cette même . somxç paraissent découler plus sécrétaient les pas- ' lions ^1 giialque iortc négatives. C'est du besdn de Wêtre pas réprimés, daw nos mouvemais , à^Ms nos
entrepriaes^ de nous y \vfmt mtts beaucoup é'emm vtSy que viea&enl iws haines» nos craiâles» bob an-* upathicB, renvie» la colèie, la cruauté» la puaillani* mité f ainsi qu une égoïste indifférence pour ce ^i n'est pas personnel » et pout ce qui ne senibk pas indispensable*
Les nombreuses ' inclinatiom de l'hcMBoie, c^ goiùl» contvaiies en apparence, et plus discordans encore lorsqu'on les suit aveuglément» n'ont tous qu un mime principe » et n'ont aussi qu'un même but. On s'efforce d'en approcher »^ou d^une manieM directe» en cbncfaanrce qui en fait partie» ou moins proti^Hement» lorsqu'on évite ce qui en éloignerait, fi est des affections qui peuvent concourir pttr ces deux voies a la fin commune. Dans l'ambition meme, dans ce désir d'être .plus que lis autres» on voit suvtout la (mainte d^étce au-dessous de quelques^tts d'entre eux. 6n caractère jaloux et indomptable» que sa position a* rendu ambitieux» ne l'eût pas été s'il l'eût été seul. Souvent aussi les iiiîqukés du* pouvoir ont eu pour .origine un sâilimen^ d'égalité : des peuples qui prétendaient exceller dans l'art d'être Uh breitf parurent réussir non inoina bien dans l'art d'opprimer.
Sous le joug d'une foaume coni^rake»'' on sera na-tpicllement fmd ou pusiUamime» uvidis qu'une
stfifr de auccès peuvent leadre confiant, eKigeanf , témérakie. ïfi cette audace , ni cette défiance ne ré-» suhent uniquement peut-être de l'épreuve déjà su-^ bié; ces disppsitions ^pijraissent annoncer notre destinée , comme si nous la pressentions, comme si no-^ tre humeur s'y confondait par un concours irréfléchi. Seirait-il vrai de dire que.ce n'est point le bonheur qui produit la confiance, BX qu'elle n'ouvre pas non plus les voies de la prospérité 7 L'audace serait naturelle aux hommes que le sort favoriserai tensuite. Ils seraient éhtreprenans parce que, dans une suite d'années, tout devrait leur réussir ; mais ceux4k seraient formés circonspects, a qm seraient destioésule grands tevers ou d'opiniâtres contrariétés.
IJne volonté forte , assure-t-on , commande aux événemens. On devrait se borna: a observer que t:ette ap||ireiice existe. Naturellemi^nt nojis sommes disposés a voir ainsi ; mais il se peut qa'une' volonté fo^ ait seulement potar oijet ce qui arrivera. Suscitée par des eiseônstaitces gi^aves, quelquefois elle contimiera, ix^pendamment'de nous, pour ainsi dire, à s'accorder avec Içs dîfférens produits de l'organisation gmiérale. S'il en est autrement, pourquoi cette voltrnté si féconde , eette inébranlable assurance est-elte ensuite arrêtée par un obstade vulgaire? Pourquoi les desseins du capitaine qui savait
lout ni^ltmer a Nerva» sont-ib renversés^ pirki balbr feràv^ de Frédéricshafi* '
Nul événement ut seraTeffet d'une seule cmaaparâoulière: Toute circonstance dépend de la marche liniverselley et lâuto {Prétendue, cause Iftrè résultera souvent ell^méme 4e Combinaisons effeclaiées* il y a«ulle siècles. Un peu troublé par le brcrit ^ Tenvironne, le héros s'applaudit de sa foçce d'ame; mais est-ce bien elle i^ui a détourné de<Leux 'pou0is la dîiealioii à\m boulet? Cette différence a fait mourir obsciArs d^iHres guerriers organisés, non moins heureusement.
Des hon^mes ailiers s'avanétot guidés, disent-ils, paJ^ leur. fortune; ils croittC mettre en oeuvre, dans le mouvemen^général, quelques-uns des prindpaux ressûirts concédés à Tindus^rie d'une race mortelle. Il prétendent reteoit on hâter ce qui les entrais^. Us vont psospérer ainsi, ils vont être adiîdrés de la muUitude jusqu'à^ l'heure où il ne restera de' cette vaste existence q^ Taffliction prématurée des qvginj|6, et, dans la tête, une autre fatigue , ,1e tumulte des impqjssafl^ regceis* Nos entreprises liardies , nos savantes recherches , l'élégance des arts , ces menf|filles si honorables selon nous seraient-elleâ considérées par des espri^ supérieurs , 'dans les es-* paœs inconnus y ciHnme de ]||borie|fs^ puérilités? Le
Toi db tMQde, Knék d'mtenninabki sollicitudes, ne smie-il que le plos souffrant des êtres ingénieux » dant ,un mèûit jour de la nature peut i^oonsiSAcer Fcmpire j et dissiper l'imposante
FAIBLESSE HUHAQ^E.
Au-dessQs des froids brouillards qui semblent marquer le terme de la végétation y les glaces res- ' tent suspendues a Aes rocs escarpés4 mais la neige > ébranlée ju^e vers la cime des monts par un vent humide^ abandonne les pentes méridionales. Dans les hauts pâturages , près d'un bois dévasté par les avâlanohesy le bruit sinistre de la grêle a dispersé les troupeaux : ils vont être ramenés sous des toits pesans par des hommes /dont les chants seiont tranquilles 9 la viiemême de ces ravages.
Un moment d^sRarme, une difficulté quil faudra vaincre y un site meulte^ la voix de Fhomme Tobuste sur les plateaux Sltwh rappellent cette soile de puissance que notre industrie pourrait exercer dans un sens plus favorable, ce perfectionnement dont nous devions être et rinstniment et Fbbjet. Fàu£-il éviter ce qui nous avertit de nos pertes? Le pourrons-nous ? Que de fois un regard > un son > une odeur nous disent que les £atcultés humaines ne se bornent pasa Tinstinct de se nourrir , oud*âccomplir par imitation Tes devoirs de sa.vie positive.
Cette existence ordinaire , seule réelle , dit-on , ou seule certaine, n'est^lle pas dle-même semblable aux aoDges? Nous ne lui connaissons point de but, nous ne lui voyons pas de fécondité. Durant le sommeil aussi , nous rencontrons des sujets d'émotions suivies, et ils sont remplacés par d'autres ima- ' ges dont le rapprochement devient bizarre. Le mê* me mélangé caractérise les suppositions de la nuit et lesr sentimens du jour. Souvent on a cru saisir dans les rêves quelque chose de plus séduisant ou de plus achevé. Quand Thomme veille, il médite-; ainsi retenu par des liens nombreux , il ne peut ni jouir , ni souffrir sans réserve ou sans compensation. Pendant la nuit, au contraire,' livrés avec plus cPabanèon aux rapports abstîraîts dont nous restons bc-
cupéSy sopsun voile composé déformes fantastiques plus légères y nous éprouverions les diverses affectious 'dsiiia tonte leur force ^ si cette partie devonsmêmes qui les reçoit pouvait ne se pmnt ressentir de l'appesanlËtsement des auMs organes. Un rêfve est une vie pai$îculîèce qui s'intercalle dans la v!e terrestre. Le. cours de celle-ci pourrait tfêtre également qu*iineséri^ de perceptionis ; un autre songç isolé dws la vie durable. Le moment du réveil viendra^ di^it Fantlque sagesse.
AtiÎQAard'hQi , tout ce que peut une intelligence bornée, Thommè s'en charge^ etil semble le faii'e ifidtitiaqtemait. tl usé de tout^ il cherche de toute P^r et il rejette toute.<diose. U travaille pour ren^ verser, son ouviage; ^e qu'il avait préconisé , il l'avilit , et ce quil adorait, il le méprise, comme si le changement devait être $^ plus constante habi« t^de.
Cependant on peut se faire dans sa peçsée des demeures heureuses. Nous^H^voyonsTorâre, Funion, la prq^nce,4a sûreté, le cc^rage d'entreprendre .ce qitiâer^ utile, et d'oublier ce qui serait vain. Alors les soinâ^: les vœu% les plaisirs durnoode actuel sont misérables à nos yeux. Nous séjournons ici comme dans nfl^ lieu d'exil , et, au milieu do nos ennuis, nous câébi;pns avec regret notr» patrie ;d[>sente. Ce
iek»m}P éloignry %loitf il «st ifllteiie de d^ttmmer k» r^rdsy l^Kmde en faànàonies/ccmfQnBi^ k «f^.pltt»' justes désim* Peut««tre re$t6ia'-t4l toujour» imeginmeymm comment décider qu'il ne saursût Uttt réftlisé nvlÊe part ? Esftce sQuIenietit atle ooi|oeption ^nde, et propre à natts distiaii^ de tant^'uBier-^ tonnes devenues inévitables? Ou plm^rla vie que |ious ont prescrite les gétiérationsjJ^usées ne si^ait^ elle i^s un oontinuel oubli de ce que nou9^.devicms avoir en partage?
t^ue trouvfr sur uni terre dévastée par ka.^sions? IJne ivoixfieerète anime te génie de Tbomme jttste^ et aftenble lua dire ! m Tu es formé ppur déai-» iè»d'i^ir ; reg^de caqu'il seiaitban dçfiûre. » Vff^ {es bomni^s juste^^e pourront;:presqiie jamais Ten* treprendre , et il est néoessaire peut*itre quç nul ne Faceomplisse. ^ *
Commëit rhal)itation de Thompe V ennoblirijl^ elle pour lui ? Tout ceûtre e^ ngk foyer d'action, mais la puissance se perd sur.^ rayon trop fitfAmgé* " Que le mouvement de jnotre globe chadgey la,slu** paH des hommes fpérbsent. Queje soleil ae^couvre presque entiètemeat deecsvapeiusguidéjaKmt obscurci, ils périssent. Quercnrbite^d'uneoomèie encore inoonnue vienne a cougpr celle de la terre ,Thom<me et le» autres baUuins de^a terf^ peuvent périr.
'Le samibi-on suivies spbèiet^loigaéefi L^ynt^snalilé des ittm en ^rA-t-eU« Affaiblie? Et $i êNmtt» espèces se perpétuent derrièie nos cieux > le satonsnoiis?SièUes disparaissent ^ en, sommes-nous in* l<Nrmés? Quand soixante i^iQe Tatars immolent soisctfite mille Rindanx^ les danses de l'Europe sontelles interrompues 7 Quelle est jdoQft cette ombr; terrestre jui se fiut un autre monde, ne feulant pl|i» de celui qui renthousiasmait « qui , apr^ avoir fsé^ de ue pouvoir aspiitr à toutes eboses^ demaiide qu'on la délivre de ses besoins i. pu de ses eqpr^Mea, et qui 9 dans sa tardive raison, ne; saurait oj^euirde lajiie » comme unijeune chevraifl se jouant sur le sable 7
Notre imaginaiion du moins sait agrandir notre £ùble partage, et quand e^e s'accorde avec la rete? nue de la pensée, elle inspire de k confiance. Il semble que plus tard ks rouj^s où elle nous intro* duit pourront êûre réellement parcqurùfs. Cet avantage d'imaj^iner ,^afin d'espérer , n'appartienft-il qu'à ceux qui ont visité les plus bell^ régioos, les ri^ages"^ les pli43 impQsanp I qui se s<mt arrêtés devant le cirque de Gavarnie, QU4p(i sont restés pensifs sur les orageux prom^yitoires de Sofata? Partout la nature est puissante; partout les cieux sont vastes e^ les plantes fécondes. A quelques ^s de votre de-
ineuréy de» arbres d^attîtude diverse projettent au-* dessus de vpti^ tête kurs branches vivantes vers lespacç silencieux. Près de vous lui mouvement passager y - plus Ipin -rimmensité inconnue; c^est Vabrégé du monde. Si vous aimez à en pressentir les beautés y quelqiies branchages mobâes et le repos du ciel vous les rappdleront sans cesse ; mais la Qonnajftiance de toutes les parties du^lobe ne -tenniperait pas vos cloutes sur les un» impénétrables. Chaque j0ur, quelque avertissement de jtoutle charme y ou de la. rigueur des choses arrive au ccBur d^ l'homme, et ce qu*il voit d'illimité dans ces oscillations deviendra pour sa pensée ^ouiîen pcoir ses désw^ le nai^Mant indym d'une autre existence moins ténébreuse .