‹ Rêves et penséesChapitre 39 sur 78 · L'ŒUVRE ABANDONNÉE · texte numérisé non relu

L'ŒUVRE ABANDONNÉE

O cher pays natal, abri de ma maison,

Je voulais de tes champs montrer le doux mystère,

Ton sol rude, le grain qui forme cette terre,

Et le port de tes bois et ton ferme horizon.

Sous les traits généraux que porte une saison Cherchant à démêler ton âme solitaire, J'avais traduit au jour l'intime caractère Qui signale entre tous ton être à ma raison.

Les Sentiments io-

Dans la nuit de tes monts qu'un brouillard vague encense Tu garderas encor ta sauvage innocence, Tu n'affronteras pas le public hasardeux.

Tu resteras caché, c'est mieux ainsi peut-être, Ignoré de ceux-là qui devaient te connaitre, Et nous nous aimerons obscurément tous deux.

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