‹ Révision de la médecine par la méthode dosimétriqueChapitre 6 sur 11 · FINS ET MOYENS · texte numérisé non relu

FINS ET MOYENS

MÉDECINE DOSIMÉTRIQUE

Fins de la médecine dosimétrique.

Toute révision éprouve des difficultés parce qu’il y a les occupants. — Beati possidentes; — et ils y tiennent, sous prétexte de l’inte'rét général.

En politique ils se nomment conservateurs... de leur position.

Pour les médecins, les choses se passent d’une autre façon, puisque ce sont gens d’étude et de science. Mais de là aussi difficulté de toute innovation ou révision.

Ils ont été tant de fois déçus dans leur attente, qu’ils craignent de nouvelles déceptions.

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L’exception à cette règle, à propos du liquide antituberculeux du docteur Koch, s’est faite par une sorte d’emballement, dont ceux qui l’ont subi sont les premiers à en faire un crime à l’idole qu’ils ont brisée avec une sorte de fureur. (Voir le dossier du docteur Koch A. et B *.).

La médecine dosimétrique n’a eu à subir :

« Ni cet excès d’honneur, ni cette indignité. »

Et il faut l’en féliciter, puisqu’ainsi elle a eu le temps de s’établir dans les Deux Mondes.

Il est vrai que l’École s’obstine à lui fermer ses portes ; mais elle (la dosimétrie) a passé de côté, afin de se soustraire aux fourches caudines officielles.

Si on garde à son sujet un silence prudent, c’est parce qu’on sait qu’elle est dans le vrai de sa mission : le soulagement des malades.

Cela n’a pas empêché tous,lês médecins dignes de ce nom de se rallier sous le drapeau du père de la médecine, Hippocrate, son chef incontesté dans tous les temps.

1 Georges Carré, éditeur, Paris.

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Inutile d’apprendre à ses adeptes sur quel principe la dosimétrie est fondée — le principe vital, celte force qui lient le monde animé dans son harmonieux ensemble, comme l’électricité le monde physique.

Pour elle (la dosimétrie), la maladie n’est pas une entité ou une sorte de fatalité ; c’est un trouble fonctionnel à son début, qui devient lésion matérielle en se localisant sur les organes.

La nature, qui ne-fait rien d’illogique ou d’irréfléchi, a affecté aux mouvements organiques des modificateurs ou régulateurs qu’on nomme médicaments , mais qui sont, comme les métaux précieux, dans leur gangue ou minerais.

La chimie pharmaceutique a été longue à les extraire, et pendant tout ce temps les pauvres malades ont du subir des médications grossières qui, le plus souvent, empiraient leurs souffrances, ou les exposaient à des dangers immédiats.

Ces principes sont désignés sous le nom à'Alcaloïdes parce que, Comme les alcalis minéraux, ils forment des sels avec les bases: tels que le chlorhydrate de

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morphine, le sulfate d’atropine, de quinine, etc. ; quelques-uns cependant restent vierges, la digitaline, l’aconitine, etc.

Tous ces alcaloïdes se font remarquer par leur amertume plus ou moins intense et en rapport avec leur action médicamenteuse ou pharmacodynamique, et sont fébrifuges — notamment la quinine, la strychnine.

Cette propriété semble tenir à ce qu’ils détruisent les agents fébrigènes ou microbes, c’est-à-dire des protoorganismes. Mais il n’est pas dit qu’il n’y ait un principe morbifique propre à chaque maladie infectieuse, car la fièvre est souvent instantanée et même individuelle. Ainsi du choléra, de la fièvre jaune, de la peste noire, etc.

Pour en revenir aux alcaloïdes ou principes médicamenteux, nous dirons que quelques-uns sont réputés violents poisons, et, comme tels, la loi veut que les pharmaciens les tiennent sous- clef — ce qui fait que beaucoup de médecins ne s’en servent qu’avec une grande répugnance — hors la quinine, la morphiue et leurs sels, dont on abuse à la journée.

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La dosimétrie a appris à se servir de ces poisons et à les convertir en précieux remèdes. C’est ce qui constitue le fonds de sa doctrine ou l’alcaloïdo-thérapie — bien qu’elle (la dosimétrie) se serve également d’autres suhstances, notamment les oxydes minéraux et les métalloïdes (iode, chlorure, etc.) et leurs sels.

Ce qui recommande nos granules, indépendamment de la pureté des matières premières prises dans des fabriques de produits chimiques de tout premier ordre, c’est que leur solubilité est parfaite en un temps donné. Ceci exige un mot d’explication.

Le principe de la dosimétrie étant fondé sur la jugulation des maladies aiguës et l’amélioration graduelle des maladies chroniques, nous avons formulé ces deux lois de la médication : « Aux maladies aiguës un traitement aigu. » « Aux maladies chroniques un traitement chronique. » 11 a donc fallu que la solubilité des granules fût en rapport avec ces dur^gs, afin qu’il n’y ait pas d’accumulation, c’est-à-dire des explosions dangereuses.

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