Front non surmonté d'une lame transverse
4-9 — Front n'étant pas à la fois renflé en avant et séparé du vertex par une dépression en arc de cercle (1).
0-6 — Tibias postérieurs sans longues soles à la face externe. Groupes de poils roux des articles de la massue antennaire ne formant pas de taches très nettement délimitées. Groupe II.
O-o — Tibias postérieurs portant quelques soies sur leur tranche externe (2). Taches dorées des articles de la massue antennaire bien délimitées.
(1) Ctiez ces espèces, les pleurites du dernier segment abdominal apparaissent assez souvent en detiors de la gouttière marginale du sternile.
(2) Ces soies font souvent défaut cliez les exemplaires mal conservés.
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7-8 — Sillon marginal des élytrcs gradiirllouienl atténué en arrière. Points enfoncés du dos des éiUres réniformcs au voisinage de la suture Groupe III.
8-7 — Sillon marginal des élytres alirégé à leur angle apical externe. Points enfoncés des élytres non rénifornies.. . (iroupe IV. 'i'^^
9-4 — Front à la fois rentlé en avant et sépan'' du vcrtex ])ar
une dépression en arc de cercle (iig. 168) (îroupe V.
10-3 — Front surmonté d'une lame transverse élevée et épaissie au sommet (lig. 166, 167) Groupe VI.
Le genre serait bien homogène si l'on pouvait en distraire le li. furtift qui, par la conformation des dépressions composées des antennes et par le mode de variation sexuelle, s'écarte de ses congénères.
Des cinq premiers groupes, deux, I et V, sont parfaitement tranchés. Les trois autres sont extrêmement voisins entre eux et c'est à peine si l'on parvient à découvrir des caractères distinctifs permettant de les séparer l'un de l'autre.
Il est des espèces comme les/?, cephalotes et tetraodon qui paraissent être simplement dimorphes. On ne cannait chez elles que le rj et la 9 hi'téromorphes, caractérisés principalement, le premier par son front di'pourvu de spinules, par les angles antérieurs du prolhorax prolongés en cornes infléchies et uncinées au bout et par la présence de quatre tubercules marginaux à la déclivité apicalc des élytres; la seconde, par son front spinuleux, par les angles antérieurs du prothorax muti- (|ues et par la déchvité apicale des élytres sans tubercules marginaux.
Ces différences se retrouvent, légèrement moditiées, dans les trois groupes suivants où elles se conqiliquent par l'apparition de diverses formes de (5 et de 9.
Les liostnjchopsis tonsa et irinwrpha peuvent être choisis comme les plus tyiùques et les plus susceptibles d'exphquer les faits observés chez les autres espèces. Tous deux sont trimorphes. On distingue chez eux : 1" vm o- hétéromorphe à front normal, à angles antérieurs du prothorax prolongés en cornes, à élytres munis de calus ou de tubercules sur les bords de leur déclivité apicale; â" une 9 dont le front est gibbeux et densément pubescent {tonsa) ou llnement et densément spinuleux {triinorpha), dont le prothorax est tronqué en avant et dépourvu de cornes, dont les élytres n'ont ni calus ni tubercules sur le pourtour de leur déclivité apicale; 3'' un d homéomorphe possédant
lif vision des liostrijchidt's. o27
la tète et le pruthurax de la ç et les él\ très du 6 hétéromoriihe. On n'observe pas de termes de passage entre ces 3 formes.
Chez une autre espèce trimorphe, le B. jesuita, les ph('nomènes sont en quelque sorte inverses. Le (5 est un d hétéromorphe, caractérisé par ses cornes prothoraciques bien développées et par quelques autres particularités que nous indiquons plus loin. La Ç hétéromorphe a seulement le bcrd antérieur du protliorax légèrement échancré, les angles antérieurs n'étant pas prolongés en cornes, tandis que dans une autre forme 9 que l'on pourrait appeler homéomorphe, les angles antérieurs du prothorax présentent de véritables cornes, mais moins infléchies et beaucoup plus courtes que celles du (5- Ici cette variation n'est pas brusque comme dans les cas précédents, et il existe des termes de transition entre les formes ç.
Les Bosti'urJiopsis Reichei et roHfossa sont encore peu connus. Nous n'avons observé chez eux que deux formes, le c5 hétéromorphe et la ç homéomorphe. Le seul sexe connu du B. bengalensis est également une 9 homéomorphe.
Chez le D. parallehi, la seule 9 connue est une 9 hétéromorphe, d'ailleurs assez variable. Le (5 habituel est aussi un (5 hétéromorphe; mais nous avons dû rattacher à cette espèce lui (5 très singulier alUant aux caractères céphaliques delà 9, un prothorax et des éh très qui, par leur conformation, rappellent plutôt ceux du d que ceux de la 9. Une forme o de passage, en tout sendjlalde au o" précédent, si ce n'est que ses élytres sont ceux d'un c5 normal, justilio le rapprochement dont nous parlons.
Les faits paraissent encore plus étranges chez le Bostnjchopsis nncinata dont les 9 semblent appartenir à trois types parfaitement tranchés. Un examen approfondi et répété ne nous a pas permis de distinguer chez le (5 hétéromorphe, d'ailleurs variable, de formes correspondantes à celles des 9 et, en l'absence d'études biologiques, on se trouve réduit à supposer ou l»ien que l'on est en présence de trois espèces différentes dont il est actuellement très difllcile sinon inqidssilile de distinguer les ci, ou bien qu'il s'agit d'une espèce remarquablement poecilogyne. Cette dernière hypothèse n'est nullement improbable; d'une part elle est autorisée par le polymorphisme habituel des Bostnjchopsis, d'autre part on sait que diverses espèces d'insectes présentent de semblables phénomènes (1). Ajoutons que nous avons observé, chez
(1) Voyez en particulier P. de Peycrimlion', La variation sexuelle chez les Arthropodes {Ann. Fr., 1898).
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ce mùmc Bostrychopsis uncinata, un c? homéomorplio analogue à celui des B. iousa et trinwrpha.
Par leur mode de variation sexuelle, les Bostri/chopsis laminifer et for/ (S occupent une place à part. Tous deux ont en commun l'absence de tubercules marginaux à la déclivité apicale des élytres dans les deux sexes ; mais tandis que des cornes prothoraciques existent aussi bien chez la ç que chez le o dans la dernière espèce, eUes font défaut dans l'un et l'autre sexes du laminifer. Celui-ci est encore peu connu. Chez le B. fortis, le mode de variation est facile à saisir. Il existe dans cette espèce un trimorphisme analogue à celui que l'on observe chez nombre de Scarabéides et de Lucanides. On distingue, outre les ç, de grands d hétéromorphes et de petits (5 homéomorphes avec tous les passages entre eux.
Groupe I (Voir tabl. des groupes 1). — Outre le caractère fourni par le bord anti-rieur de Fépistome, ce groupe présente les particularités suivantes : Front simple, ni gil)beux, ni caréné, très légèrement renflé en avant. Épistome densément velu de poils roux, dressés. Suture fronto clypéale peu distincte. Articles de la massue antennaire sans taches pileuses nettement délimitées. Milieu de l'aire postérieure du prouotum écailleuse. Sillon marginal des élytres interrompu à l'angle apical externe ; bord apical des élytres très légèrement et obtusément angulé avant la suture. Tibias postérieurs sans poils dressés à leur face externe. S'^ et o'' articles des tarses postérieurs subégaux.
(5 Front dépourvu de spinules. Angles antérieurs du prothorax prolongés chacun en une corne infl('cliie. Déclivité apicale des élytres munie de chaque côté de deux tuhercules marginaux. Pleurites du dernier segment abdominal bien apparents. Calcar des tibias antérieurs plus fort.
Ç Front spinuleux en son milieu. Angles antérieurs du prothorax mutiques. Déclivité apicale des élytres sans tubercules. Angle apicosutural des élytres plus ou moins distinctement denté.
Deux espèces propres à l'Afrique intertropicale.