‹ Révision des crustacés podophthalmes de golfe de Marseille, suivie d'un essai de classification de la classe des crustacésChapitre 44 sur 59 · LAME EXTERNE. LAME INTERNE 2 MER USE DÉRHELSONE · texte numérisé non relu

LAME EXTERNE. LAME INTERNE 2 MER USE DÉRHELSONE

D'après ce tableau, les variations n’intéressent pas la lame interne de la sixième patte abdominale et portent seulement sur le reste de l'appareil caudal.

Les mesures prises sur un individu de taille ordinaire sont les suivantes :

Longueuratotale/(durrostretanstelson) PER REP RE E 8550 — ducéphalothorar- rare reece ce eee SE

Largeurmaxmumihdurcéphalothotar ER een Cet t,6

Mongueuride labdomen te EM EE PE RER LEE EC Le CCE 4,5

Largeur maximum du premier segment abdominal................. 1,3

SIRIELLA ARMATA Epwarps, in Sans.

Mesures prises sur un individu femelle de taille moyenne :

Longueur totale (du rostre à l’extrémité du telson)................. neo — ducéphalothorax SE een Co Tec Ce 7,0

Larpeurminimumtdutcéphalothorax PR EPP EP EEE Re ee 2,0

Longueur/de l'abdoment 2". tete Pete tee EC 8,0

Largeur maximum de l’abdomen {niveau du premier segment})........ 1,5

Hongueurdel'antennelexiémmetr re eee ere 7,0 — delantennuletemtr-sercee SN AM N SE R NERP ET À 8,5

Les individus marseillais se rapportant à S. 4rmata constituent une race locale, remarquable par plusieurs particularités. ,

Le rostre mesure une longueur atteignant à peine le milieu du second article pédonculaire, tandis qu’il dépasse la hauteur de cet article dans l’espèce type. En

outre, l’article basilaire du palpe des membres thoraciques forme à l’extrémité antérieure du bord externe une épine effilée, relativement bien plus développée que dans la figure donnée par Sars. La sixième patte abdominale montre un article basilaire plus grêle et plus long. Enfin le telson porte des groupes de piquants différents de ceux de $. armata représentés par le même auteur, fig. 35, d’après lequel le côté gauche présente 6, 8, 8, 6, 5, etc., piquants ; le bord droit, 6, 8, 10, 7, 6 et l'extrémité postéro-médiane, 6. Dans nos spécimens, les deux côtés portent le même nombre de piquants, à savoir 7, 10, 11, 8, 7, etc., et l'extrémité postéromédiane, 6.

Certains individus montrent quelques particularités relatives au nombre des piquants du telson. L’extrémité postéro-médiane présente 5 piquants; le bord gauche en a 7,10, 11, 8, 7, etc., et le bord droit 6, 10, 11,8, 7.

D’autres individus enfin ont 6 piquants à l'extrémité postérieure, mais le bord gauche en présente seulement 7, 6, 5, etc., et le bord droit 4, $ et 6.

SIRIELLA INTERMEDIA Nov. spec.

PI. XVII fig. 7-17 et pl. XVIII, fig. 1.

Dracwose. — Rostre triangulaire, acuminé en avant, renflé sur les côtés et dans les deux tiers postérieurs, plus court que l’article basilaire de l’antennule.— Bord externe du premier article de l’antennule concave; piquant a l'extrémité du bord externe du second article pédonculaire.— $ dents robustes à l’extrémité libre de la mandibule, en arrière desquelles sont des crochets rangés en trois groupes.— 3 piquants à l'extrémité terminale du telson ; groupes marginaux gauches composés d’arrière en avant de 7,13, 13, 13, 9, 6, 12, piquants; groupes marginaux droits composés de 7, 17,13,16, et 16:

Cette espèceest très facilement reconnaissable à première vue, grâce aux taches pigmentaires noires qui existent sur le telson et les lames caudales, ces taches tranchant fortement sur la teinte hyaline de la région postérieure. [l y en a une seule vers l’extrémité inférieure de la lame interne, deux presque au même niveau et sur la lame externe, deux ou une seule au sommet du telson et une à la base de ce dernier. En outre, de chaque côté de chacun des segments abdominaux en est une autre bien moins développée que celles de l’extrémité du corps. Enfin l’antennule en présente également.

Longue de 20"",5 (du rostre au telson), cette espèce montre des détails de structure rappelant tantôt $. frontalis Edw. in Sars (pl. 33-34), tantôt S. armata Edw. in Sars (pl. 35), ou encore &. Clausii Sars (pl. 29, 30 et 31).

Aplati sur les côtés, le céphalothorax se prolonge antérieurement en un rostre dont la forme triangulaire se rapproche plus du rostre de $. frontalis que du rostre de $. armata. Ce rostre, acuminé en avant, se renfle sur les côtés et dans les deux tiers postérieurs. Il est bien plus court que l’article basilaire de l’antennule, tandis que dans $. frontalis il est aussi long que les deux premiers articles du même appendice et plus long encore dans $. armata. D'autre part, l’angle formé par la réunion du rostre et des paroïs du céphalothorax ne forme pas une pointe effilée comme c’est le cas de $. frontalis, mais il est quelque peu arrondi, disposition qui se rapproche de celle que montre $. armata.

Examinée par la face dorsale, l’antennule offre une étroite ressemblance avec celle de S. armata, notamment la concavité très profonde décrite par le bord externe du premier article. La principale différence propre à notre espèce tient à la présence d’un piquant à l'extrémité du bord externe du second article pédonculaire, à l'aspect en fuseau que présentent les premiers articles du fouet externe et à la forme du troisième article pédonculaire observé par la face ventrale.

L'antenne externe, longue de 22", est identique à celle de $. /rontalis (in Sars, pl. 34, fig. 2).

La mandibule présente à l’extrémité cinq dents robustes, en arrière desquelles sont des crochets disposés en trois groupes.

La première mâchoire ne se distingue de celle de 8. Clausii (in Sars, pl. 30, fig. 5) que par la largeur plus grande de la lame interne et par le sommet arrondi de cette dernière.

Le fouet de la seconde mâchoire est moins large et moins distinct du corps de l’appendice que celui de $, Clausii (in Sars, pl. 30, fig. 6). L'article supérieur du palpe porte, en outre, un plus grand nombre desoies marginales. De plus, la forme des lames qui constituent l’endognathe est un peu particulière. Enfin la lame la plus interne est bien plus développée que dans &. Clausii.

La première patte-mâchoire s'éloigne de celle de S. frontalis et de S. armata pour se rapprocher de celle de $. Clausii (in Sars, pl. 30, fig. 7) Le fouet, plus élargi à la base que dans cette dernière espèce, s’effile davantage au sommet.

L'article basilaire du palpe, aussi long que les second et troisième articles de la tige mesurés ensemble, est par suite plus court que dans S. Clausii. I] diffère, en outre, de celui de celle-ci par le piquant qu'il forme à l'extrémité supérieure du bord externe. La forme des divers articles de la tige, la distribution particulière et le nombre supérieur des poils, ainsi que la longueur du piquant inséré au sommet du sixième article, constituent autant de caractères propres à notre espèce et la distinguant de $. Clausii.

A l'exception du piquant placé à l'extrémité supéro-externe de l’article basilaire du palpe, la seconde patte-mâchoire rappelle en tous points celle de $. Clausii.

L.e mode de distribution des poils sur les deux articles terminaux de la tige est, en outre, bien différent.

La lèvre externe non concentrée et les divers membres thoraciques reproduisent toutes les particularités propres à S. armala. Seule, l'extrémité supéroexterne de l’article basilaire du palpe est plus effilée que dans cette dernière.

Aplati latéralement, l'abdomen porte six paires de membres. La première patte comprend un volumineux article basilaire fortement déprimé au sommet, sur lequel s’insère une rame externe pluriarticulée et pourvue de soies marginales, ainsi qu’un appendice branchial très peu différent de celui de $. armata (in Sars, pl. 35, fig. 7) et bifurqué. La lamelle externe est ici plus longue que l’interne ; elle est étroite et porte seulement deux soies.

L'appendice branchial de la seconde patte abdominale est plus étroit que dans $. armata et porte une seule soie. Ceux de la troisième et de la quatrième pattes sont identiques à ceux de cette dernière espèce. Enfin la branchie de la cinquième patte se différencie à peine de celle de $. armata.

Le telson présente des piquants terminaux et marginaux dont le nombre est bien différent de celui que l’on constate soit dans $. frontalis, soit dans $. armata. Le groupe de piquants placé à l'extrémité tout à fait terminale en comprend trois. Les groupes marginaux gauches en comprennent successivement d'arrière en avant 7, 13, 13, 13, 9, 6 et 12) et les groupes marginaux droits 7, 17, 13, 15, 8 et 16. Quant à la sixième patte abdominale, elle montre une légère différence avec celle de $. armata, notamment la distribution des piquants marginaux à l'extrémité de la lame interne.

La lame externe reproduit exactement la structure de celle de S. frontalis (in Sars, pl. 34, fig. 6).

Certains individus se rapportant à S. éy/ermedia s'en distinguent seulement par les détails relatifs au nombre des piquants qui bordent le telson. Les groupes gauches comprennent 5, 10, 10, 11, 18 et 9 piquants; les groupes droits en coniprennent $, 10, 10, 141,13 €t12; enfin l’extrémité postérieure possède seulement quatre épines.

LEPTOMYSIS MARIONI nov. spec.

PI. XVIII, fig. 8-14.

Dans ses études sur les Schizopodes de la Méditerranée, G.-O. Sars (Nye Bydrag til Kundskaben om Middelhavets invertebratfauna) décrit trois espèces du genre Leptomysis S. : L. mediterranea, apiops et sardica. Les deux premières n’ont jamais été signalées dans le golfe de Marseille. Quant à la troisième, si elle n’existe pas non plus, elle paraît du moins y être représentée par une forme très voisine et que je crois nouvelle. Elle a été recueillie dans la calanque de Ratonneau»

au milieu des bandes épaisses de Siriella Clausii qui nagent à la surface, entre les rochers de la côte.

La longueur totale du corps, depuis l’extrémité du rostre jusqu’au telson, mesure 9"®,5. Entièrement hyalin, le corps est parsemé de taches pigmentaires arborescentes.

Le céphalothorax et le rostre, la lèvre externe non concentrée, les membres thoraciques et abdominaux, les antennes et les pièces péribuccales reproduisent tous les détails propres à ZL. sardica. Les différences qu’il est possible de relever

entre celle-ci et les individus marseillais sont les suivantes.

L’antennule (pl. XVIII, fig. 12) ne se différencie de celle de Z. sardica que par la longueur du premier article du fouet externe et par le mode de distribution des poils olfactifs qui garnissent presque complètement le bord interne des trois premiers articles de ce fouet; tandis qu’ils bordent en dedans les huit premiers articles de l'espèce décrite par Sars, où ces poils sont, en outre, plus espacés.

En comparant la mandibule à celle de L. mediterranea (Sars n’a pas figuré la mandibule de Z. sardica), on constate une structure bien différente. Abstraction faite du palpe triarticulé, la mandibule (pl. XVIII, fig. 8) elle-même forme une eouronne dentelée antérieure. Celle-ci montre un bord interrompu et garni de cinq dents robustes et inégales; le bord opposé, incomplet, porte des dents bien plus nombreuses et bien plus petites (il y en a neuf). En arrière de ce bord, s’insèrent vers la ligne médiane de forts poils barbelés. Les divers détails sont suffisamment indiqués par la figure 8 pour qu'il soit utile d’insister.

La première mâchoire (pl. XVIII, fig. 10) montre une lame interne plus volumineuse et plus renflée que dans Z. sardica. 1] en est de même de la lame externe.

Des différences encore plus accentuées sont offertes par la seconde mâchoire (pl. XVIIL, fig. 13). Le fouet consiste en une lame conique, presque absolument glabre, tandis qu'il se constitue par une lame ovale, pourvue de soies marginales dans L. mediterranea. La forme des autres parties constitutives de cet appendice ainsi que la distribution et le nombre des poils se distinguent de ce que présente la la seconde mâchoire dans cette dernière espèce.

La première patte-mâchoire ne diffère de celle de L. mediterranea que par la gibbosité bien plus accentuée du bord interne du premier article du palpe et par l'allongement bien moindre de l'extrémité supéro-interne du premier article de la tige.

La seconde patte-mâchoire se différencie seulement par la convexité plus accentuée du bord interne du premier article du palpe et par l’apophyse plus développée et plus arrondie de l'extrémité supéro-externe du même article.

Le telson et la sixième patte abdominale (pl. XVIII, fig. 9 et 14) montrent

des détails propres aux individus marseillais. De forme semblable à celle qu'il affecte dans L. sardica (loc. cit., pl. 36, fig. 6), le telson s’en distingue par le nombre des piquants. Le groupe de piquants occupant l'extrémité postérieure se compose de huit piquants; il est limité de chaque côté par une volumineuse épine. Le côté gauche montre d’arrière en avant quatre groupes composés successivement de 8,3, 12et 3 piquants; les groupes droits comprennent 8, ç, 12 et 4 piquants. Dans Z. sardica, le groupe postéro-terminal, limité latéralement par une forte épine, comprend seulement trois petits piquants, le côté gauche est constitué par trois groupes formés de 5, 12 et 3 piquants, tandis que le côté droit porte trois groupes composés de 5, 15 et 3 piquants. Le bord interne de la lame interne de la sixième patte abdominale est hérissé de denticulations bien plus nombreuses que dans Z. sardica. Quant à la lame externe, elle ne se distingue de celle de cette dernière espèce que par la largeur de l'extrémité postérieure.

Certains individus, ayant la même provenance, se différencient par l'extrémité postérieure du telson. L’extrémité de cette lame porte seulement six piquants. En outre, le premier groupe de piquants qui bordent le côté droit comprend neuf piquants, au lieu de huit; le second groupe en comprend quatre, au lieu de cinq.

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