ministère. ij^J^^S
"««û*- fSéb^tiani.
V Gérard.
/'Bignon. \ «
^'^août. I Jourdan. | S
vTupinier.} ?
Dupont.
Casimir Périer.
Dupin.
Bignon.
Laffitte.
/Laffîtto , prési-^ ï? /Dupont.
* - ' *^ '"'jSé^st
j Soult.
VMontaUvet. J |-\d'Argout. ) ^^ "^
. . .; ;,,. /Dtiipont^oi^. — BàrtheentPi^
Ï^BÙnistère.-^STcfécèQib.il^^ reinplacé JMi;
\ Iiobau.
Casimir Périer , prési-\ . ^ /Montalivet.
dent. J cwiSébastfànî. ' .*
5? ministère.^ Louis. V B <Soult.
Rîgny. I 2 iBarthe.
.D'Argout. ; ' \
ce ministère, f Jl' ™^^• ^^^f .^^ l'Ainentre. (16 mai. C. Périer meurt.
Oui j la majorité de tous ces ministères , excepté peutêtre le troisième, est évidemment ennemie de la réyoluiîon.
' Ainsi Guizot, de Broglic, Mole, Louis, Sébastiani, sont de suite ministres d'une révolution qu'ils viennent de combattre !
D'Argout, négociateur pour Charles X , devient ministre de Louis-Philippe dès le -1 7 novembre ! Et Casimir Périer, nommé ministre par Charles X le 29 juillet, est ministre de Louis-Philippe dès le 44 août, et président de son conseil le 43 mars suivant !
Dès le août, la trahison incarnée, le père de la
restauration et des traités de 4845 , Talleyrand oui,
Tàlleyrand , est nommé ambassadeur de Louis-Philippe en Angleterre , c'est-à-dire son ministre des affaires étrangères.
On destitue d'abord quel<jues carlistes, et Ton appelle quelques patriotes aux fonctions publiques 5 mais la masse des employés légitimistes est conservée.
Bientôt les carlistes sont rappelés : Soult reprend tousr ceux qu'a renvoyés Gérard ; il voulait reprendre Larochejacquelin , et même ( on aura peine à le croire ) Ganuel et Donadieu. On ne voit, pour ainsi dire, que des carlistes il la tête de l'armée , dans la diplomatie , dans les bureaux des ministères et partout; ce sont eux qui commandent à la foule des' fonbtionnàires subalternes, et qui; par coo- ^uent , protègent leurs amis et font destituer les patriotes. ■ •' ■ J
B,eli$|ez l'adresçi^ rédigée par Talleyrand et présentée f^ Lsu^cbefouçj^ùït-LiaipicQurt-àLoui&^^yi, ep.4794 , au pom du départ<ymept'de Paris (Toyëz page 49)-;
cette adresse ne semble-t-elle pas rédigée pour Louis- Philippet
Et l'on ne Teu( pas la contre-révolution I Et que ferait-on donc si on la Toulaît?
§ 25. — Système de popularité , puis d'impopularité.
Gomme Louis XVI , le duc ne néglige rien pour 86 populariser (voyez pag. 425. ) Nous Favons vu recevoir des républicains, dire quil est républicain lui-même, et prodiguer les éloges aux vainqueurs; il donne la main à Fouvricr, boit dans son verre, et chante avec lui la Marseillaise ; il dit qu41 n'aura pas de cour et que quatre millons lui suflGront pour sa liste civile ; il passe son bras autour du cou de Laffîtte ; Lafayette est son cher général, les gardes nationaux sont ses camarades^ les officiera qui n'étaient jamais entrés aux Tuileries sont reçus au ralais-Royal ; Parisiens et provinciaux sont admis aux èonccrts , aux soirées , et dînent avec le prince et sa char> mante famille ; c'est la reine qui les sert : comment les tètes ne tourneraient-elles pas auprès d'une reine bour^ geoise et d'un roi-citoyen?
Mais quelques mois se sont à peine écoulés que Guizot proclame un système d'impopularité : suivant lui , pouc être utile, un gouvernement doit être impopulaire. Le peuple déteste le ministère , les chambres , le système , le budget , etc Tant mieux , tant mieux 1 dit Guizot.
Est-ce trahison ou démence ?
Quoi qu'il en soit , Louis-Philîppe ne tardera pas à demander une liste civile colossale ; il aura bientôt plus de palais que le fastueux Louis XIV , et plus d'aides-de-camp que le victorieux empereur. Après s'être fait garder au ralais-Royal par dés vainqueurs en chemises , il repous^ sera de son jardin des Tuilei^ies ( que le peuple lui procure, et qu'il transforme en une espèce de citadelle garnie de fossés ) le pauvre ouvrier portant veste ou cas- Îuette.; bientôt on assommera le peuple, la jeunesse» les ommcs de juillet, ceux qui chanteront la Marseillaise ou la Parisienne ; le garde national hizet , portant le fufiil sur son habit noir^ recevra l'affront d'être expuliii
des Tu3eries par un laquais; on imposera s^iis façon silence à la garde nationale de Metz ; on licenciera sans flaénagement les gardes nationales de Perpignan , Garcassonue, Lyon, Grenoble, etc., qui n'auront pas le bonheur de plaire; on souffrira que Lafayette et LafQtte soient insultés par des yalets ; on ne craindra pas de publier sa rupture avec eux en omettant de les appeler au mariage de Gompiègne ; bien qu'on invite les vice-présidens de la chambre, on oublie Dupont de TEure, qui cependant est ylce-président. Mais , en revanche, le roi bourgeois et ses enians ( même ceux au maillot , s'il y en a ) seront bientôt métamorphosés en très hauts i