DEPECHE DE MAISON. PAROLES DE METTERNICH
« Jusqu'ici, m'a dit M. de Metternich,îio«5 avons laissé » la France mettre en avant le principe de la von-inier» » vention; mais il est temps qu'elle sache que nous nen- » tendons pas le reconnaître en ce qui concerne l'Italie. M Nous porterons nos armes paiiout où s'étendra Vinsur- M rection. Si cette intervention doit amener la guerre, eh w bien! vienne la guerre! Nous aimons mieux en courir « les chances que d'être exposés à périr au milieu des w émeutes.
» Vous savez , ajoute notre ambassadeur , que , jusqu'à i) présent , personne ne s'est prononcé pour la paix plus » ouvertement que moi ; mais je suis convaincu aujourj) d'hui que, pour détourner les dangers qui menacent V la France , il faut prendre sans retard, et avant que les î) levées de l'Autriche soient organisées, l'initiative de la » guerre, et jeter une armée dans le Piémont. »
Vainement cette dépêche , si importante pour le salut de l'Italie et peut-être de la France, arrive à Paris le samedi 4 mars : Sébastiani la cache au président du conseil , qui n'en a connaissance que le mercredi suivant et par hasard.
« Connaissez-vous la dépêche? demande-t-il au roi. » — Oui... — Et on me Ta cachée! C'est une trahison!
» — Oh ! vous allez bien loin La nécessité du secret. . .
)) — Pour moi ! — Non , mais »
Le secret! M. de Prasiin, gendre de Sébastiani, a pris copie de la dépêche ; . . . . un ami vient en parler le mercredi matin à Laffîtte ; . . . . le National du même jour en parle;.... et c'est au conseil, c'est au président qu'on la cache !
« Connaissez-vous la dépêche? dit Laffitte à Soult.
»> — Quelle dépêche? -— De Maison.... — Non....
» Sébastiani est un traître ! »
« Pourquoi , demande-t-il à Sébastiani , nous l'avez- » vous cachée? — Elle est peu importante; je n'ai
as eu le temps.... Je Tai apportée plusieurs fois, mais
e conseil était occupé »
On promet que la chose ne se renouvellera plus.
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