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consentent à n'entrer qu'avec leur état-major, et font espérer que leur père donnera Tordre d'éloig^ner les troupes.
Mais la dèpiitation est de retour; et Guillaume, qui a déjà convoqué les chambres pour le i5 septembre, et qui dit avoir horreur du sang, invoque ses prérogatives, ne veut faire aucune concession qui paraisse forcée , et exige préalablement , soit la soumission de Bruxelles , soit l'entrée de ses fils à la tête des troupes.
L'irritation populaire est à son comble : on veut combattre 5 on veut expulser la troupe restée dans la ville.
Louvain et Liège, qui se sont insurgées , envoient des députations et des armes.
Les députés belges accourent et décident qu'ils ne se rendront pas aux états-généraux.
La séparation de la Belgique d'avec la Hollande , sous la même dynastie^ mais avec une constitution particulière, est prononcée.
he prince d' Orange paraît consentir, promet de demander à sou père la séparation, donne de l'espérance, fait sortir la troupe , et part pour La Haye.
Guillaume paraît vouloir céder alors , et révoque Van Maanen; mais il n'est plus temps.
Vainement prend-il enfin le ton d'un maître irrité , menaçant les agitateurs et les anarchistes , invoquant , dans sa proclamation , la Providence et la légalité, et déclarant sa résolution de maintenir tous ses droits et de dompter la révolte.
Cette proclamation ne fait qu'augmenter l'indignation générale.
Le 8 , on nomme une commission de gotivernement chargée d'assurer le maintien de la dynastie et la séparOr tion.
Cependant les chefs de la bourgeoisie hésitent , craignent , et regrettent presque d'être sortis de la légalité .
Les députés enx-raêmes changent de résolution, décident qu'ils se rendront aux états-généraux , et partent en effet.
Deux commissaires sont ensuite envoyés , porteurs d'une, adresse aux états -généraux , pour obtenir la séparation.