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évidemment ni portée, ni avenir. Mais ce qu'il y eut de plus extraordinaire, c'est que M. de Talleyrand atteignit, du coup, aux dernières limites de sa renommée. Dans une œuvre qui était loin d'être la sienne, on ne manqua pas de voir le résultat de ses pro^ fondes méditations, le couronnement des travaux de sa vie diplomatique. Or, on lui avait fait dans la négociation une part si humble, si tardive, si conforme, en un mot, à sa médiocrité, que Louis-Philippe eut un moment le dessein d'en témoigner son humeur à M. de Hiraflores, quand il fut question de décerner aux signataires du traité les distinctions honorifiques d'usage !
Au reste, cette alliance anglaise dont on lui attribuait, avec une emphase aussi niaise que mensongère, le mérite d'avoir formé les nœuds, M. de Talleyrand ne la prenait pas tellement à cœur qu'il ne fût disposé à la sacrifier aux premiers mouve* ments de son orgueil offensé ; ^t nous le verrons, dans la suite, fouler lui-même aux pieds ses prétendus titres à l'immortalité, tout simplement pour tirer vengeance de lord Palmeiston qui s'était plu à le tain attendre une heure dans son antichambre !
XXXYIII
Elections du mois de juin 183i. — Secrètes di^idences dans le cabinet. — Lutte sourde entre le maréchal Soult et M. Ouizot. — Divisions dans le Conseil au sujet de M. Decazes et du duc de Bassano. — M. Thiers abandonne le maréchal Soult. — Le roi, M. Guizot et M. Thiers au château d'Eu; le roi consent à la retraite du maréchal Soult et à son remplacement par le maréchal Gérard. — M. de Sémonville sacrifié au duc de Decazes. — Débats dans le Conseil sur la question de l'amnistie. — Dissidence entre M. Thiers et le marécha Gérard. — Le Conseil se prononcé contre Tamnistie ; pourquoi. — Retraite du maréchal Gérard. — Crise ministérielle : intrigues diverses. — Combinaison proposée par M. Thiers. — Le roi la repousse, en haine de M. de Broglie. — Dissolution du Cabinet. — Scènes étranges qui en sont la suite.— Ministère des trois jours.— De quelle manière il tombe; jugement qu'en porle le roi. — Le ministère précédent revit sous la présidence du maréchal Mortier. — Interpellations à la Chambre. — Ordre du jour motivé.
La Chambre des députés avait été dissoute au moment où la session venait d'expirer,
et on avait dû procéder à des élections nouvelles. Or, le résultat n'en pouvait être dou-
l'armée française sous le règne de LOUIS-PHILIPPE
(D'après Ta Galerie militaire d'Aubry, <S35)