‹ Révolution françaiseChapitre 15 sur 38 · I. On ooui « conununlqué U corrâspoadauce secrète de · texte numérisé non relu

I. On ooui « conununlqué U corrâspoadauce secrète de

Mais dans la partie bizarre que jouaient l'un contre l'autre ces dcus hommes, le duc de

MeDotli. Voici ce qu'il êcrlTi U. Uisley, sloraà Paris :

' Hou frâre t'sura appria n

t £9 décembre 1830, i

r de Florence. J'ai

disposé tout. A mon retour, je Buia allé chei le duc pi te tenir toujours dans la même position. Il a été conli de moi et moi de lui. J'espère être parvenu à lui faire Te quelques grâces pour la nouvelle année; mais je ne cr rien tant que je ne verrai. — Tout est tranquille ici, tuut se dispose pour le mieux. — U y aura un comité ci iO

LOUIS BLANC

Modène apportait une dissimulation abominable et profonde. Tandis que Menotti faisait auprès de ses amis les plus défiants, de courageux efforts pour défendre la sincérité du prince mise sans cesse en question, celui-ci ne songeait qu^à interroger les événements. Également prêt à se mettre à la tète des conspirateurs, s^ils étaient les plus forts, ou à devenir, dans le cas contraire, le plus cruel de leurs ennemis, il attendait que la France se prononçât.

Les principaux chefs de l'opposition en France ne faisaient pas mystère de leurs sympathies pour la cause de Tltalie, et le principe de non-intervention, proclamé par M. Laffitte, à la face du monde, devait paraître inviolable. Maïs derrière la politique ostensible de la France n'y avait-il pas une politique secrète, dont les vues étaient opposées aux déclarations les plus solennelles des ministres français? Des communications ténébreuses n'engageaient-elles pas le Cabinet du Palais-Royal envers la Cour de Vienne? Le duc de Modène Tapprit ou le crut, car ses dispositions changèrent tout-àcoup, et ce changement se prouva par les plus indignes manœuvres *.

tral à Bologne. — Sans un centre il était impossible de bien marcher^ et moi seul, cVailIeurs, je ne pouvais suffire à tout. — La Romagne est toujours dans la plus grande fermentation, mais elle ne bougera pas. — Les Piémontais sont-ils définitivement d'accord avec nous? Adieu. J'attends impatiemment de tes nouvelles. »

Autre lettre de Menotti, en dajte du 2 janvier 1831 :

« Le seul élément dont nous manquons, c'est de l'argent, et avec de l'argent-, croyez que nous pourrions effectuer le mouvement quand nous voudrions. — Les vieux libéraux, qui en ont, n'en veulent pas donner. N'importe. Cela ne nous découragera pas ni ne ralentira notre activité. — Le duc est toujours décidé à laisser faire Aussi nous vivons comme dans une république. On dit que Maxilien (fi*ère du duc) viendra ici; je ne le crois pas. — En Italie tout est tranquille. — La France interviendra-t-elle au cas oii les Autrichens passeraient le Pô? Voilà ce que nous voulons absolument savoir. Organisez -vous le mieux que vous pourrez. — Il nous faut le Piémont. — Faites décider à l'Union. Adieu. »

1. Le 7 janvier 1831, Menotti écrivait h. M. Misley : « J'arrive à l'instant de Bologne. Il faut te dire que le duc est un véritable coquin (hirbante). J'ai couru le danger d'être tué hier. Le duc a fait répandre par les sanfédistes (secte anti-libérale) le bruit que moi et toi sommes des agents stipendiés pour former des centres et les dénoncer. Cela avait été si bien cru à Bologne qu'on a manqué de m'assassiner. Le fait est qu'en huit jours toute la Ho-

Menotti et ses amis ne se découragèrent pas, cependant. A vrai dire, ils pouvaient bien compter jusqu'à un certain point sur Tadhésion instinctive du peuple, niais non sur sa coopération active. Car ils n'avaient guère étudié les besoins de ce peuple, qui était heureux matériellement, et ils n'avaient noué avec lui aucun de ces rapports qui servent do fondement à une grande influence. D'un autre côté, TAutriche seule était en état de comprimer leurs efforts, et pour eux, par conséquent, toute la question était de savoir si la France serait fidèle à ce principe de non-intervention qu'elle avait si bruyamment adopté.

Dans le discours du 1°' décembre, que nous avons déjà cité, M. Laffitte, on l'a vu, s'était écrié : « La France ne permettra pas « que le principe de non-intervention soit « violé. » Quelques jours après, M. Dupin, dont on connaissait les relations avec la Cour, s'était exprimé en ces termes à la tribune^ au milieu des applaudissements de l'assemblée. « La France, en se renfermant « dans son froid égoïsme, aurait dit qu'elle « ^'interviendrait pas, cela pouvait être une ' « lâcheté, mais dire qu'elle ne souffrira pas « qu'on intervienne, c'est la plus noble atti- « tude que puisse prendre un peuple fort et « généraux * . w

« La non-intervention, avait dit à son « tour du haut de la tribune de la Chambre « des pairs, le maréchal Soult, ministre de « la guerre, la non-intervention est dé- « sormais notre principe. Nous le respec- ' « terons religieusement sans doute, mais à <( la condition essentielle qu'il sera respecté « par les autres*. »

Des déclarations aussi claires parurent suffisantes pour des jeunes gens sans expérience et peu versés dans l'art funeste des mensonges politiques. Aussi bien, M. de Lafayette, trompé lui-même, affirmait à

magne avait changé de face, mais elle reviendra à moi

Maintenant que je sais que je suis tenu pour un agent du duc, je me réglerai avec tant de prudence que je parviendrai à mon but sans manquer à mes promesse^. ... Adieu, n

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