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Elle était déposée au greffe de la cour royale

ficative qu'elle fût. En soutenant la théorie des attaques personnelles, M. Armand Marrast avait attribué à la presse un droit d'investigation qui devait effrayer, à une époque de décadence. Il fut condamné à trois mille francs d'amende et à six mois d'emprisonnement. Mais l'opinion publique, sans accuser les juges de partialité, parut peu disposée à confirmer le jugement, et les mois fusils-Gisr/uet demeurèrent dans l'inexorable grammaire Je la polémique comme une expression flétrissante.

Dans ce procès, des questions importantes venaient d'être posées, et résolues en sens divers. Il en était une, cependant, sur laquelle nulle opposition ne s'était manifestée. La loi qui, dans les attaques dirigées contre un citoyen non fonctionnaire, interdit la preuve judiciaire des faits'allégués, cette loi avait été citée et n'avait pas été combattue. L'esprit du siècle était là tout entier. Sans doute, ce seraient des mœurs odieuses que colles qui, offrant une prime au scandale, jetteraient la vie privée des citoyens en pâture aux délateurs, comme cela se pratiquait à Rome. Il faut donc que des peines soient portées contre la calomnie, et que ces peines soient terribles. Mais défendre aux citoyens la dénonciation des actes dont ils ont la preuve, et ne pas leur permettre, quand ils ont démasqué le vice, d'appeler à leur aide la vérité, c'est insulter à la raison ; c'est accorder au relâchement des mœurs, à l'abaissement des caractères, le bénéfice d'un patronage public et anticipé; c'est encourager légalement la mauvaise foi, l'esprit d'intrigue, les fraudes habiles, et enlever à la sécurité de la société tout entière ce qu'on donne à celle de l'individu. D'ailleurs, l'homme et le fonctionnaire ne sauraient former deux êtres distincts. Le juge qui joue à la Bourse se fera tôt ou tard acheter ses jugements. Le député qui a de grands besoins, nés de grands vices, se fera tôt ou tard acheter son vote. Je plains un pays dont les lois et les mœurs sont telles que la popularité d'un Mirabeau n'y soit pas impossible.

LOUIS BLANC

DisposidODs des diverses puissances à Tégard de la Pologne : vues secrètes de rAutriche. — M. Walewski à Londres et M. Zalushi à Bruxelles. — Contraste entre la politique du Cabinet de Saint-James et la politique du Palais-Royal. — Guerre de Pologne. — Paskéwitch ; nouveau plan de campagne. — Mouvements de Tarmée russe ; funeste indécision de Skrzynecki; causes de cette indécision; dépêches de M. Sébastiani; lettres de M. Flahaut. — Scènes anarchiques dans Varsovie. — Triomphe de Dembenski; on le nomme généralissime. — Nuit du 15 août. — Krukowiecki, dictateur. — Nouveau généralissime ; conseil de guerre; Ramorino est envoyé sur la rive droite. — Bataille de Varsovie. — Négociations; assaut; capitulation de Praga. — Chute de la Pologne. — Paris se soulève. — Orages parlementaires. — Effet produit en Europe par la prise de Varsovie. — Traité des 24 articles dirigé contre la France. — Situation générale de l'Europe à la fin d'octobre 1831.

Pendant que la France se laissait distraire par ces tristes débats, la Pologne se préparait à étonner et à passionner encore une fois les hommes par le spectacle de son agonie. Mais avant de dire combien cette agonie fut douloureuse et solennelle, il importe de faire connaître quelles étaient, à regard de ce peuple infortuné, les dispositions des diverses Puissances de TEurope.

En apprenant Tinsurrection de Varsovie, r Au triche avait été d'abord saisie d'un grand effroi. Gouvernée par la politique des traités de Vienne, et mal tresse de la Gallicie, elle se sentait doublement menacée. Cependant la résistance des Polonais étant devenue opiniâtre et formidable, TAutriche dut se demander si la reconstitution d'une Pologne indépendante ne vaudrait pas mieux pour le peuple autrichien que la continuation d'une lutte, dont la Gallicie devait si profondément s'émouvoir et dont les suites étaient incalculables.

Il est certain que la reconstitution de la Pologne comme Etat indépendant était dans les véritables intérêts de l'Autriche, alors même qu'elle eût perdu la Gallicie. Car, depuis le fameux acte de partage, les choses avaient complètement changé d'aspect.

La Russie, penchant vers le sud-ouest, n'avait cessé d'entraîner par son poids tout ce qui s'était trouvé sur son passage. Sa marche le long de la mer Noire et ses pro-

grès en Turquie étaient de nature à éveiller toute la sollicitude de l'Autriche qui se voyait sur le point d'être tournée et enveloppée. Dans cette situation, que pouvait-elle désirer de plus avantageux pour elle que la formation d'un royaume qui, du sud-ost au nordouesty aurait couvert et garanti seç frontières.

Soit qu'elle eût été touchée de ces considérations, soit qu'elle cédât à des motifs moins élevés, la Cour de Vienne ne tarda pas à séparer, dans cette question, sa politique de celle des autres Cabine ts^ Toutefois, fidèle à ses habitudes de circonspection, elle eut soin de donner à ses agents des instructions telles qu'il lui fût possible, au besoin, de les désavouer Le consul d'Autriche n'avait point quitté Varsovie. Il fit entendre au gouvernement polonais que l'Autriche n'était pas éloignée de donner les -mains au rétablissement de la nationalité polonaise, et même d'y contribuer par l'abandon de la Gallicie, mais à ces deux conditions : la première, que k Pologne accepterait pour roi un prince autrichien ; la seconde, que la proposition en serait faite conjointement par la France et l'Angleterre.

Par suite de ces communications, M. Wa-

1. Les faits que nous consignons ici n'ont été ni racontés, ni même indiqués par aucun des historiens de la révolution de Pologne. Mais nous n'avançons rien que nous ne l'ayons puisé à bonne source.

HISTOIRE DE DIX ANS

Les Héroïnes de U Révolution Polonaise de 1830-1831.

1 La princesse Ogioska, née Plater. — 2 Emilie Scianiecke. — 3 Emilie Plater. — i Claudine Fotocka.

5 Anloinatte Tomatuwaka — 6 Clémentine Hofman, née Tanika. — 7 Uarie tUaianonici.

LOUIS BLANC

lewski fut chargé d'aller sonder les dispositions du Cabinet des Tuileries et du Cabinet de Saint-James. Il arrivait à Paris dans les premiers jours du mois de mars, c'est-à-dire au moment où le ministère de M. Laffitle faisait place à celui de M. Casimir Périer. Le Palais-Royal ne repoussa pas les ouvertures de l'Autriche, seulement il déclara qu'il no pouvait qu'unir son adhésion à celle de l'Angleterre, si le projet se trouvait du goût des Anglais. M. Walewski se rendit donc à Londres. Mais la réponse du Cabinet britannique fut bien différente decelle du cabiniet français. Lord Palmerston avoua sans détour que la France était l'unique objet des défiances et des craintes de l'Angleterre ; que sa majesté britannique entretenait avec Saint-Pétersbourg des relations amicales qu'elle n'avait nulle envie de rompre ; et qu'elle ne consentirait jamais à unir ses efforts à ceux du roi des Français dans un but hostile ou désagréable à la Russie.

On peut juger par là de la niaiserie du rôle que jouaient dans le monde diplomatique, et les directeurs de la politique française, et M. de Talleyrand,leur représentant à Londres, Mais l'aveuglement de nos hommes d'Ltat, au sujet de l'alliance anglaise, devait aller jusqu'à la folie.

La cause de la Pologne, sous le rapport diplomatique, semblait perdue sans retour, lorsque fut mis sur le tapis ce fameux traité des 18 articles dont nous avons déjà raconté l'origine. Quoique favorable à la Belgique, ce traité, comme on l'a vu, avait été fort mal accueilli à Bruxelles. Que le congrès belge .l'eût repoussé, l'élection de Léopold de Saxe-Cobourg était compromise^ et la prévision de ce résultat jetait le Cabinet de Saint-James dans la plus grande perplexité.

Sur CCS entrefaites, M. de Mérode ayant vu à Londres M. Walewski, et lui ayant fait part de la sympathie qu'inspiraient aux catholiques belges la cause des' Polonais et leur courage, M. Walewski conçut l'espoir de servir utilement son pays. M. de Mérode

ne paraissait pas douter que le parti catholique ne votât, dans le congrès^ pour l'acceptation des 18 articles, si, à cette condition, l'Angleterre promettait d'intervenir, conjointement avec la France, en faveur de la Pologne. Lord Palmerston, interrogé à cet égard, refusa de s'engager d'une manière formelle, mais il insinua que l'acceptation des 18 articles serait, peut-être, un éminent service rendu à la Pologne. Quant à M. de Talleyrand, il adopta chaudement le projet, et promit de présenter en ce sens une note au gouvernement britannique. Sur cette assurance, un envoyé polonais, M. Zaluski, partit de Londres pour Bruxelles, et ses démarches contribuèrent beaucoup, en effet, à l'acceptation des 18 articles^

Mais l'Angleterre avait obtenu ce qu'elle désirait, et ne s'était pas engagée. Aussi, lorsque M. de Talleyrand lui présenta la note convenue, elle répondit par un refus dont la forme polie ne couvrait qu'imparfaitement l'insolence*. Ici encore, M. de-Talleyrand venait d'être joué.

. i. Nous avons sous les yeux deux lettres écrites à M. Walewski par M. Zaluski. Voici ce que nous y lisons:

<i Bruxelles, 8 juillet 1831 .

« Mon cher Walewski,

« Les discussions au congrès ne sont pas encore terminées, mais Tacceptation des propositions de la Conférence

n*est plus douteuse Il faut que je vous fasse remarquer

que la considération de la question polonaise a surtout puissamment contribué à ramener beaucoup de membres du congrès de Topinion contraire à l'acceptation des propositions. Les adversaires de cette mesure avaient un côté généreux à exploiter, qui était l'abandon de Venloo ; on leur a opposé aussi un côté généreux, en leur représentant les vrais intérêts de la Pologne, etc »

« Bruxelles, le 10 juillet 1831.

u Mon cher Walewski,

<i Je vous ai annoncé hier Facceptation, par le congrès, des 18 articles. Aujourd'hui, je crois devoir vous prévenir que la considération de la question polonaise a grandement contribué à amener ce résultat, de Taveu de quantité de membres du congrès. Je t&che maintenant de tirer parti de cette circonstance pour obtenir une reconnaissance de notre gouvernement national par le nouveau roi. M. Lebeau, qui se charge de celte lettre, veut nous aider de tous ses moyens, etc »

2. Voici la note de lord Palmerston, dont nous avons eu communication :

a Le soussigné, etc., etc., en réponse à la note que lui a présentée lambassadeur de France à Feflet d*engager le gouvernement britannique à intervenir, de concert avec la

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Et il s'attendait si peu à ce résultat, qu'avec une étourderie impardonnable chez un vieillard, il s'était hâté d'écrire au Palais- Royal que des négociations s'entamaient en faveur delà Pologne. M. Sébastiani crut cela : il s'empressa d'en prévenir la légation polonaise à Paris, et un courrier fut aussitôt expédié à Varsovie, avec une mission conforme au caractère pacifique de cette nouvelle. Plus tard, l'Opposition s'appuya sur ce fait et sur les conséquences désastreuses qui en découlèrent, pour accuser le ministère de perfidie. L'accusation était injuste: le ministère, cette fois, n'était coupable que d'incapacité.

Ainsi, les Polonais avaient contre eux toutes les puissances : la Russie s'épuisait, pour les exterminer, en efTorts gigantesques ; l'Autriche les abandonnait par timidité; la Prusse aidait à les accabler; l'Angleterre

France, dans les affaires de Pologne par une médiation qui aurait pour but d'arrêter Teffusion du sang et de procurer à la Pologne une existence politique et nationale.

« A rhonneur d'informer S. Ë. le prince de Talieyrand que, malgré tous les désirs que pourrait avoir le roi de lu Grande-Bretagne de concourir avec le roi des Français à toute démardhe qui pourrait consolider la paix en Europe, surtout à celle qui aurait pour effet de faire cesser la guerre d'extermination dont la Pologne est aujourd'hui le théâtre, S. M. se voit* forcée de déclarer :

« Qu'une médiation tout officieuse, vu l'état actuel des événements, ne pourrait pas manquer d'être refusée par la Russie, d'autant plus que le Cabinet de Saint-Pétersbourg vient de rejeter les offres de ce genre qui lui ont été faites par la France; que par conséquent l'intervention des deux Cours, pour être effective, devrait avoir lieu de manière à être appuyée en cas de refus.

« Le roi d'Angleterre ne croit devoir adopter aucunement cette dernière alternative ; l'influence que peut avoir la guerre sur la tranquillité des autres États, n'est pas telle qu'elle doive nécessiter ces démarches, et les relations franches et amicales qui existent entre la Cour de Saint- Pétersbourg et S. M. ne lui permettent pas de les entreprendre. S. M. B. se voit donc forcée de décliner {to declin) la proposition que vient de lui transmettre S. Ë. le prince de Talieyrand par aa note du 20 juin, jugeant que le temps n*est pas encore venu de pouvoir l'entreprendre avec succès contre le gré d'un souverain dont les droits sont inooatestables.

u Pourtant, S. M. charge le soussigné de témoigner à S. E. l'ambassadeur de France combien son cœur souffre de voir tous les ravages qui ont lieu en Pologne, et de lui assurer qu'elle fera tout ce que ses relations amicales avec la Russie lui permettront, pour y mettre fin, et que déjà des insti*uctions ont été données à l'ambassadeur de S. M. à Saint-Pétersbourg pour déclarer qu'elle tiendra à ce que rexistence politique de la Pologne établie en 1815 ainsi que ses institutions nationales lui soient conservées.

« Signé : Paumeuston. »

I voulait les voir périr, pour qu'il fût prouvé à l'Europe combien peu valait l'amitié de la France; la France enfin, gouvernée par une politique sans élévation et sans intelligence, était devenue un instrument dont se servait contre eux une diplomatie implacable dans son égoïsme.

Cependant, du fond de la Russie accouraient incessamment des masses nouvelles.

L'armée russe, forte de soixante-dix mille hommes et de trois cents pièces de canon, avait passé sous le commandement du feldmaréchal Paskéwitch d'Érivan, vainqueur des Perses. Renonçant à attaquer par la rive droite Varsovie, que défendaient de ce côté le faubourg de Praga et le fleuve, cet homme hardi forma le projet de transporter sa ligne d'opération de l'autre côté de la Yistule. Son plan était de marcher vers la frontière prussienne, où l'attendaient des secours de tout genre ; de traverser la Vistule à Oziek, et de revenir sur Varsovie pour l'attaquer par la rive gauche.

Après avoir coulé à Varsovie, la Vistule continue son cours vers le nord, pendanit cinq lieues, c'est-à-dire jusqu'à Modlin, place fortifiée que les Polonais occupaient. A Modlin, le fleuve fait un coude et se détourne brusquement vers l'ouest. En cet endroit le Bug et la Narew réunis viennent se jeter par une seule embouchure dans la Vistule. Modlin était donc une forteresse du haut de laquelle les Polonais allaient dominer le nouveau théâtre de la guerre. Maû» la résolution du feld-maréchal était bien arrêtée, et le 4 juillet l'armée russe s'ébranla* Divisée en quatre colonnes, elle devait exécuter une marche de flanc en tournant autour de Modlin comme autour d'un pivot, et la colonne la plus rapprochée de Modlin avait ordre de s'avancer avec lenteur, pour que celle qui se trouvait à l'extrémité du rayon eût le temps d'accomplir son mouvemenL Cette marche était au plus haut point dangereuse et téméraire. Les soldats avaient à parcourir un terrain défoncé par les pluies, coupé de rivières et de torrents. Fatiguée» par des chemins difficiles, embarrassées de

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leurs équipages, de leurs nombreuses pièces de caaoD, et de l'immense attirail que suppose un approvisionnement pour vingt jours, poursuivies en outre parle choléra, qui jonchait la roule de malades et de mourants, les divisions se traînaient péniblement, haletantes, rompues, dispersées. Qu'une armée de quarante mille hommes, débouchant de Modlin, se fût abattue sur ces masses en désordre, c'en étailfaitpeutétro dePaskéwilch, et la Pologne était sauvée. Un corps de Polonais, envoyé en reconnaissance, prouva combien ce résultat était probable, par la conf u s i o n qu'il jeta dans l'armée russe, en culbuttant les cosaques d'Alaman.

Mais, tranquille sur la rive gauche, Skrzynecki s'occupait à faire dire des

messes dans son camp. La balaillc! la bataille ! criaicDt les soldats avec transport, toutes tes fois que le généralissime passait devant le front des troupes; lui, opîni&lre, inflexible, il souriait ou haussait les épaules. Quel mystère cachait cette conduite? Le héros de Dobre, de Grochow, de Waver et de Dembewilkie voulait-il attirer les Russes sur la rive gauche, dans l'espoir d'écraser sous les murs de Varsovie le feld-maréchal, coupé alors de toutes communications avec la

Russie et perdu dans les désastres d'une retraite impossible? Hais saisir la victoire qui s'offrait valait toujours mieux que l'attendre ; la vouloir complète, c'était la rendre incerfaine. Ainsi pensaient les généraux, les soldats; et il s'élevait de ce camp forcé au repos une clameur immense et sinistre. Car Paskéwitch pendant ce temps passait le fleuve sur des ponts dont la Prusse avait préparé à Thorntous les matériaux, et son armée s'avançait, compacte, pourengloutir Varsovie,

Le déchaînement bientôt devint universel. Skrzynecki n'avait pas compris qu'il y avait une révolution dans cette guerre; qu'il fallait au plus vitepousserla Pologne sur l'ennemi , ne fût-ce que

l-Mkéwitch. (1,82-1856.1 p^y^ 1^ g^y.

ver d'elieméme ; que le général ici devait être u» homme d'Etat, et que tout retard portait lanarchie. Un homme et le système de l'audace, voil& ce qui a manqué évidemment & cette malheureuse Pologne. Il eût sufQ, pour sa délivrance, que la France lui envoy&t un chef qui, étranger à toutes les préventions, à toutes les jalousies locales, eflt su faire prévaloir k Varsovie l'autorité du nom français, réduire à l'impuissance les aristocrates négociateurs, et assurer la prépondérance

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