COMPLOTS CONTRE LA VIE DU UOI
Au reste^ des événements intérieurs d'une douloureuse gravité ne tardèrent pas à détourner de l'Espagne Fattention des ministres français. .
Depuis quelque temps^, le roi semblait ne plus marcher qu'environné d'embûches. Quelques fanatiques avaient ouvert leur âme à de noirs projets^ et diverses tentatives de complot, successivement découvertes, firent soupçonner que des poignards étaient aiguisés dans l'ombre. Mais, comme les preuves n'étaient jamais suffisantes, les accusés ne faisaient que passer devant la justice, et l'on voyait s'épaissir les ténèbres autour d'un trône qu'allait désormais assiéger l'épouvante.
Four ce qui est du roi, il déployait une grande sérénité. Ceux qui s'étudient à rapetisser toute chose ont prétendu que Louis-Philippe avait mis dans les calculs de sa politique l'affectation du courage. Mais nous croyons, nous, qu'il entrait réellement dans sa nature de défier le péril. Peut-être aussi n'était-il pas sans avoir deviné que les hommes chargés delà responsabilité de ses jours enflaient systématiquement ses dangers, pour mieux établir leur importance et faire valoir leurs services.
Toujours est-il que chaque jour apportait un nouveau sujet d'alarme. Et comment couper le mal à la racine ? Comment arrêter les coupables par la terreur du châtiment ? Il aurait fallu, -pour cela, ne pas étouffer les complots à leur origine, et les laisser se développer jusqu'au flagrant délit. Sur ces entrefaites, M. Thiers apprit que, le roi devant aller de Neuilly à Paris, des conspirateurs avaient formé le dessein de lancer dans la voiture royale un projectile enflammé. Il prend aussitôt son parti, se rend auprès du roi, et lui demande, pour les faire monter dans la voiture, bcs
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aides de camp. A cette proposition inattendue, le roi s'étant récrié : « C'est leur devoir de s'exposer, sire, pour votre « personne, répondit M. Thiers ; et pourront-ils se plaindre « quand ils verront le ministre de Tintérieur à côté d'eux ? » Bien que la police eût pris toutes les précautions convenables pour empêcher que la conspiration n'atteignit, en éclatant, son horrible but, l'offre de M. Thiers témoignait d'un incontestable dévoûment. Le roi mit beaucoup de noblesse à la repousser, et déclara qu'il entendait jouer lui-même cette partie. Sa résolution est en vain combattue par M. Thiers, et les préparatifs sont ordonnés. Mais, au moment du départ, la reine et les princesses se présentent tout à coup, éplorées, éperdues, soit qu'une habile indiscrétion les eût initiées au secret de ce qui venait de se passer, soit qu'elles n'eussent reçu d'autre avertissement que celui des instincts du cœur; la reine voulut être du voyage, et il fut impossible de la iiiire céder. M. Thiers, alors, eu égard aux circonstances, sollicita l'honneur de prendre place dans la voiture menacée, et l'on risqua le voyage. Il n'eut pas de suites, les conspirateurs, qui se sentaient surveillés, aytmt renoncé à leur dessein ; mais rien ne montre mieux à quelles angoisses la royauté en France se trouvait condamnée.
Cependant, des bruits étranges et sinistres commencent à se répandre, et en France et au dehors. L'anniversaire de la révolution de juillet approche; et, suivant les mystérieux discours qui circulent dans le public, cet anniversaire doit être marqué par un attentat. Une lettre écrite de Berlin, le 26 juillet (1835), porte: « Le bruit court généralement ici « qu'il y aura une catastrophe pendant l'anniversaire des « trois jours. » La même nouvelle a été donnée, le 25 juillet, [)ar un article inséré dans le Correspondant de Ham-
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boiirij. A Coblentz, à ïuriii;, à Aix, ù Chambéry, les mots de machine infernale ont été prononcés. Enfin, Ton raconte que, passant dans ifn village de la Suisse, dcnx voyageurs ont écrit sur un registre d'auberge, à la suite des noms de Louis-Philippe et de ses fils : quih reposent en paix !
La veille du "28, jour fixé pour la promenade solennelle de Louis-Philippe dans Paris, un jeune ouvrier nommé Boireau, employé dans les ateliers de M. Vernert, lampiste, l'cçut la visite de deux personnages richement vêtus. Et quelque temps après, un commis de la maison, auquel Boireau avait fait confidence de cette visite, disait à son père, en parlant de la revue du lendemain : « Vous n'irez pas, si « vous m'en croyez. )> Les soupçons qu'éveillaient de telles paroles parviennent, comme renseignement, au commissaire de police de la Chaussée-d'Antin, M. Dyonnet ; mais, outre que Tindication était très-vague, la fatalité ne permit pas qu'on mît la main sur l'homme qui seul pouvait donner le mot de cette redoutable énigme.
Le soleil du 28 se leva sur la ville, effrayée déjà par de sourdes rumeurs et comme oppressée. Vainement le tambour avait-il appelé, de grand matin, la garde nationale sous les armes. On remarquait partout une sorte d'apathie où entrait quelque défiance. Vers dix heures, les légions s'étendaient sur une ligne immense, le long des boulevards, faisant face à quarante mille soldats, fantassins ou cavaliers. Le boulevard du Temple ayant été désigné, dans les rumeurs étranges dont nous avons parlé, comme le théâtre du crime prévu, des agents de police avaient reçu ordre de longer les maisons et de surveiller les fenêtres. Il paraît même que, la veille, M. Thiers avait fait fouiller, de ce
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côté, un assez grand nombre de maisons; mais les réclamations des habitants du quartier s'étaient produites îivec tant de violence;, qu'il avait fallu abandonner les perquisitions commencées.
L'horloge du château marquait dix heures^, lorsque le roi sortit à cheval des Tuileries. Il était accompagné de ses fils: les ducs d'Orléans^, de Nemours et de Joinville, des maréchaux Mortier et Lobau, des ministres, et d'une foule nombreuse de généraux, d'officiers supérieurs, de fonctionnaires. Sur toute la ligne parcourue régnait un silence morne, qu'interrompaient seulement, d'intervalle en intervalle, les acclamations obligées des soldats. A midi et quelques minutes, le cortège royal arriva devant le front de la 8^ légion, stationnée sur le boulevart du Temple, à la hauteur du Jardin-Turc. Là, le roi se penchant pour recevoir une pétition des mains d'un garde national, on entend tout à coup comme un feu de peloton. En un instant, la terre est jonchée de mourants et de morts. Le maréchal Mortier et le général Lâchasse de Vérigny tombent baignés dans leur sang. Un jeune capitaine d'artillerie, M. de Villate, glisse du haut de son cheval, les bras étendus, ainsi qu'un Christ en croix : il a été atteint à la tête, il expire. Au nombre des victimes, on compte : le colonel de gendarmerie RafFé; M. Rieussec, lieutenant-colonel de la H*" légion ; les gardes nationaux Prudhomme, Benetter, Ricard, Léger; un vieillard plus que septuagénaire, M. Labrouste; une pauvre ouvrière en franges, nommée Langeray, et une jeune fille à peine âgée de quatorze ans, nommée Sophie Rémy. Le roi n'est pas blessé, mais, dans la confusion, son cheval s'est cabré;, et il a lui-même reçu au bras gauche un choc violent. Le duc d'Orléans a une léirère contusion à la cuisse. L^ne
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])alle a frappé la croupe du cheval du prince de Join ville. Ainsi;, Taffreuse tentative a manqué son but : la ianiille royale est sauvée! Quelle parole humaine pourrait exprimer rhorreur produite par cet épouvantable et lâche attentat? On envoya sur-le-champ rassurer la reine, et le roi continua sa marche au milieu des plus ardents témoignages de sympathie et d'enthousiasme. Réaction bien naturelle et qui, pour la centième fois, venait prouver que la théorie de l'assassinat n'est pas moins stupide qu'odieuse ! Car, même en admettant le succès, nous l'avons déjà dit dans ce livre et nous le répétons : quand le mal existe, c'est qu'il est dans les choses, et là seulement il le faudrait poursuivre; si un homme le représente, en faisant disparaître cet homme, on ne détruit pas la personnification, on la renouvelle : César assassiné renaquit plus terrible dans Octave.
Des personnages graves ont raconté, d'après le maréchal Maison, et pour donner une idée du sang-froid de Louis- Philippe, qu'ayant entrevu tout d'abord le parti qu'il était possible de tirer de la situation, il avait dit, au plus fort des préoccupations nées de l'attentat: « Maintenant nous « sommes sûrs d'obtenir nos apanages. « Mais on ne doit accueillir ce fait qu'avec la défiance que mérite tout ce qui est invraisemblable.
Cependant, au moment de la détonation, on avait vu des Ilots de fumée s'échapper d'une fenêtre du troisième étage de la maison n° 50. Un homme s'y élança, saisit une double corde qui s'y trouvait suspendue, et se laissa glisser jusqu'au niveau d'un petit toit. L'inconnu était à demi vêtu et avait le visage couvert de sang. Un pot de fleurs qu'entraîna le mouvement de la corde lorsqu'il l'abandonna fit, en se brisant sur le pavé, lever les yeux à un agent de police
posté dans la cour, xc Voilà l'assassin qui se sauve par le « toit, » s'écria l'agent, et un garde national somma le fugitif de se rendre, le menaçant de faire feu. Mais lui, écartant de sa main le voile de sang étendu sur ses yeux, poursuivit sa route, et s'élança, par une fenêtre ouverte, dans une maison voisine. Renverser une femme qui fuyait devant lui échevelée et gémissante, traverser la maison, descendre l'escalier, tout cela ne fut pour l'assassin que l'affaire d'une minute ; mais une traînée de sang indiquait son passage, comme si son propre crime l'eût poursuivi. Il arriva trop tard dans la cour, et fut arrêté.
Dans la chambre d'où il s'était enfui, on trouv^a les débris fumants de la machine qui avait servi au forfait. Elle était montée sur une espèce d'échafaudage que soutenaient quatre pilastres liés entre eux par de fortes traverses en bois de chêne. Vingt-cinq canons de fusil s'appuyaient par la culasse sur la traverse de derrière, plus élevée que celle de devant de huit pouces environ . l^es bouts des canons posaient sur des entailles. Les lumières étaient en haut, et rangées sur la même ligne, de manière à pouvoir s'enflammer d'un seul coup, au moyen d'une traînée de poudre. Telle était la disposition des fusils, que la mitraille qu'ils renfermaient devait prendre le cortège en écharpe et embrasser un vaste carré, en s'élevant des pieds des chevaux à la tête des cavaliers. La charge de chaque fusil était quadruple. Heureusement, les prévisions de l'assassin furent trompées. Deux fusils ne prirent pas feu, quatre crevèrent, et ce hasard fut sans doute ce qui sauva le roi.
La chambre contenait une alcôve, et dans cette alcôve un matelas, plié en deux, laissait lire sur un de ses coins le mot Girard, nom du locataire de l'appartement. Girard
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d'après les informations prises, habitait la maison depuis quelques mois. Il se donnait pour mécanicien. Jamais la concierge n'était entrée chez -lui : il n'y avait reçu qu'un homme, qu'il faisait passer pour son oncle, et trois femmes qu'il disait ses maîtresses. Le 28 juillet, on l'avait vu aller et venir, monter et descendre, dans un état manifeste d'agitation, et il était entré dans un café voisin, pour y boire, contre son habitude, un petit verre d'eau-de-vie. Au corps de garde où on l'avait conduit après son arrestation, un garde national lui ayant demandé : « Qui êtes- vous? « — Cela ne vous regarde pas, avait-il répondu avec assu- « rance: je le dirai quand je serai interrogé. » Il portait sur lui de la poudre : interrogé sur l'usage qu'il en voulait faire, il dit : Pour la gloire. Plus tard, à l'époque de son procès, nous lerons connaître ce misérable, dont le véritable nom était Fieschi, et nous dirons les manœuvres à jamais honteuses qui furent pratiquées pour lui arracher des aveux.
Tout Paris connaissait déjà les malheurs de la journée, et la consternation qu'ils y avaient répandue est plus facile à concevoir qu'à décrire. L'affliction était universelle, profonde, et, chez quelques-uns, mêlée d'effroi. Sur les places, dans les rues, on ne s'abordait que par des questions sinistres. Que signifiait cette rage aveugle ? Comment un aussi exécrable forfait avait- il été possible dans un pays qui était la France? Et l'on disait le nombre des victimes, combien elles différaient par l'âge, combien par le rang et la renommée, ce qui les avait séparées durant la vie, et l'affreuse nouveauté du crime qui les réunissait pour toujours. Aux calamités irréparables on ajoutait les calamités possibles. On parlait du prince de Joinville, menacé de si
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près; du duc d'Orléans, légèrement blessé; de M. de Broglie, atteint d'une balle qui ne l'avait épargné que parce qu'elle avait glissé sur la plaque de sa décoration de grand-croix. Quelques-uns frémissaient en songeant aux désordres que la mort inopinée du roi aurait peut-être déchaînés sur la France. Car^ telle est la misère des monarchies, tel est le vice de l'engrenage politique dont elles forment le principal ressort^ que la destinée d'un grand peuple y semble dépendre de l'existence d'un seul homme, c'est-à-dire d'un coup de poignard, d'une maladie aiguë^, d'une roue de voiture qui se brise, d'un cheval qui s'emporte! Aussi peut-on dire que le régime monarchique abaisse outre mesure le niveau de l'humanité !
Quant à la responsabilité de l'attentat, les partis se montrèrent un moment disposés à se la renvoyer l'un à l'autre, par une tactique trop commune et qui n'en est pas moins dégradante. Parce qu'on avait trouvé dans la chambre de l'assassin une lithographie représentant le duc de Bordeaux, les légitimistes furent accusés. Et à leur tour, certaines feuilles légitimistes s'abaissèrent, contre les républicains, à des allusions sans dignité et sans bonne foi. Hâtons-nous de le dire, à la gloire de notre nation, ces mutuelles récriminations furent passagères, et bientôt, grâce à un généreux sentiment de pudeur publique, le cri qui domina fut celui-ci : « C'est le crime d'un fanatique isolé. » ]\Iais ce qu'un pareil cri avait de noble et de vraiment français, les courtisans, race obstinément vile, les courtisans étaient hors d'état de l'apprécier. Ils ne comprirent pas qu'en essayant d'étendre la solidarité de l'attentat, ils calomniaient leur pays ; et, comme c'était le parti républicain qu'ils redoutaient le plus, ce fut à lui que s'adressa
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d'abord routrage de leurs soupçons. Un loyal militaire, le général Morand^ s'était rendu au château. Il y annonce que certains détails, à lui communiqués, tendent à assigner au complot une origine légitimiste, et qu'il est prêt à en faire part à la justice. Aussitôt on s'indigne, on l'interpelle avec aigreur. Pourquoi ne pas laisser sur un parti qu'on a un intérêt spécial à noircir l'odieux d'un semblable crime? « Ce sont les républicains, » murmurent les courtisans ; et une voix qu'on n'avait pas coutume de contredire s'écrie : « Nous savons d'où le coup est parti ; les légitimistes n'y « sont pour rien. )j « Ce sont les républicains, » s'était aussi écrié Bonaparte, après l'attentat de nivôse.
Quant aux ministres, ils avaient hâte de mettre à profit Févénement. Sans autre guide que le soupçon, sans autre règle que la haine, ils ordonnent visites domiciliaires, arrestations préventives, poursuites. Qui le croirait? M. ïhiers étant ministre, Armand Carrel se vit enveloppé dans une persécution ayant pour but ou pour prétexte la recherche des complices d'un assassin ! M. Thiers, pourtant, avait connu Armand Carrel dans l'intimité, et il le savait loyal jusqu'au scrupule. S'il le fit arrêter par calcul ou par vengeance, c'est ce qu'il importe peu d'examiner : dans l'un et l'autre cas, le fait n'admet pas d'excuse, et il restera comme une tache sur la mémoire de M. Thiers.
Les ministres ne s'en tinrent pas là. Il y a dans la vie d'un peuple des moments de stupeur si étranges, qu'il n'est rien qui, alors, ne se puisse obtenir de son imbécillité. Les ministres virent bien que la France était dans un de ces moments de surprise épaisse, et ils en profitèrent pour lui ravir ses libertés. « Mon gouvernement connaît ses devoirs, « et il saura les remplir, » avait dit une proclamation
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royale. Et les journaux ministériels de commenter la nienaee : il était temps enfin de pourvoir au salut du chef de l'Etat par des mesures énergiques ; il fallait rendre la justice plus prompte dans son action et plus terrible dans ses vengeances; il fallait rendre Tinstitution du jury plus dure aux accusés; il fallait museler la presse et placer définitivement au-dessus de toute discussion^ non-seulement la personne du roi, mais encore la monarchie constitutionnelle. Que tardait-on ? L'attentat du 28 juillet ne venait-il pas de révéler la source empestée du mal? Voilà ce que les feuilles du gouvernement soutenaient à Tenvi. Comme s'il existait le moindre rapport entre le droit de discussion et les inspirations de la perfidie ! Comme si l'acte d'un fou sanguinaire suffisait pour faire mettre en interdit la raison humaine!
Elle n'était pas nouvelle, au surplus, cette exploitation de l'étourdissement d'un peuple, et les ministres de Louis- Philippe n'étaient ici que les plagiaires de la Kestauration. Après l'assassinat du duc de Berri par Louvel, les royalistes n'avaient-ils pas dit : « C'est de la presse de l'Opposition « que le coup est parti. Le prince vient d'être poignardé « par une idée libérale. » Or, ceux à qui s'adressait la calomnie, à cette époque, c'étaient, entre autres libéraux, ]MM. de Broglie, ïhiers, Guizot, aujourd'hui ministres ! Le dernier fut même frappé alors du coup qui atteignit M. Decazes, son patron, proclamé par M. Clausel de Coussergues le complice de Louvel. Et maintenant, M. Guizot ne rougissait pas de se faire l'artisan d'une iniquité dont il avait jadis soufifert lui-môme ! 8i cela s'appelle la politique, je ne saurais exprimer jusqu a quel point la politique me fait pitié.
Il avait été décide qu'on ferait aux victimes de l'attentat du 28 des funérailles magnifiques, de vraies funérailles na-