CHAPITRE Xin. 35S
« mîers rapports de ces îles avec les nations européennes, leur soavea raineté a été considérée comme indépendante par TAngleterre ; lears a habitants ont été arrachés à la barbarie ; élevés comme des enfants, «( ils sont entrés dans le giron de l'Église chrétienne protestante, et la « reine Pomaré a reça la promesse de la protection ofTicieuse de Il p« M* B*
« C'est avec regret que je me vols de nonveatl obligé de voas rendre ce responsable, aai yeux de la Grande-Bretagne, du tort que votre con* a duite pourrait faire aux intérêts de S. M. B. la reine Victoria. « le suis, etc.
« TUCKER, capitaine. »
Le consul Pritchard, furieux de voir toutes ses intrigues déjouées par la fermeté du commandant français, voulut tenter un dernier effort qui pût mettre l'amiral entre une sorte de désaveu ou la crainte d'une collision. Il persuada à la reine de faire une visite à bord de la frégate, le Dublin lui promettant d'y faire hisser à son arrivée le pavillon outragé par les Français, et de le faire saluer par vingt et un coups de canon.
L'amiral français en étant informé, écrivit aussitôt au ca« pitaine Tucker :
a Monsieur le commandant,
a J'ai rhonneur de vous accuser réception de votre lettre de proteste tation en date de ce jour.
« Je saisis celte occasion pour vous représenter que je suis informé a que vous devez, ce soir, recevoir Tex-reine Pomaré à bord de la frète gâte de S. M. B. le Dublin, et la saluer sous les couleurs qu'elle avait « adoptées contrairement au droit des gens...
a Je proteste contre une teUe manifestation, si eUe doit avoir lieu, « et je la regarderais comme une démonstration hostile envers la M France. »
« Agréez, etc.
« Dupetit-Thouars. »
35ft HISTOIRE DB HUIT ANS.
Le commandant anglais se défendit hautement d'avoir jamais eu Tintention dont on l'accusait. II est probable que le consul Pritcbard s'était flatté d'une complicité que le capitaine Tucker ne se souciait pas d'accepter.
La reine Pomaré put enfin se convaincre que, malgré les promesses de H. Pritcbard, les officiers de la marine anglaise ne tenteraient pas de protéger sa souveraineté. Elle eut recours alors à de tardives supplications, faisant appel à la bienveillance et à la générosité de l'amiral Dupetit- Thouars. Celui-ci répondit par les lignes suivantes :