‹ Révolution française. Histoire de huit ans 1840-1848 (volume 2)Chapitre 179 sur 182 · PIECES · texte numérisé non relu

PIECES

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Extrait des iaatmetîona de M. Ouùot à dîllérenta maahmMmméeun françaisi pour réeUmer l'aeeession des poîsMuiees seeondaîret AU traité dû droit de visite.

Au ministre du roi en Portugal,

« Veuillez bien, monsieur le comte, presser le cabinet portugais de terminer avec' vous la négociation relative à la répression de la traite. Les retards qu'il y apporte ne peuvent se concilier avec les sentiments qui ont dicté les dernières propositions qu'il a faites aux chambres pour interdire cet odieux trafic dans les colonies.

Au ministre du roi près les villes anséatiques.

«( Cette note concertée entre le gouvernement du roi et le gouvernement de S. M. Britannique, a pour objet de réclamer l'accession des villes libres aux conventions qui existent entre la France et T Angleterre, pour la répression de la traite, etc. »

A M. Vambassadeur de France à Madrid,

« Le traité d'accession proposé à la Saède vient d'être signé, et les ratifications sont sur le point d*ètre échangées : le cabinet portugais a pris rengagement de signer la convention qai Ini a été soumise , en même temps qu'il signerait les nouveaux articles, relatifs à la traite, qui lui ont été proposés par TAngleterre, et cette double signature aura lien trèsprochainement ; enfin, le gouvernement brésilien doit avoir en ce moment accepté le traité que le ministre da roi a été chargé de lui soumettre ; il ne nous re$te donc plus à désirer que la prompte conclusion du traité que le cabinet de Madrid s'est montré disposé à signer avec vous. Je vous prie, en conséquence, monsieur le comte, de vouloir bien ramener l'attention du ministre espagnol sur cette question, et le presser de consacrer son accord avec nous relativement à la répression de la traite, par la signature d'un traité formel. »

A M» le ministre de France à Florence.

<K Nous espérons qne la cour grand-ducale ne refusera pas de suivre l'exemple qu'a tout récemment donné la cour de Turin, en consentant à une accession qui l'associera aux efforts des grandes puissances pour amener l'entière abolition de l'odieux trafic des noirs. Elle se eonvaincra que les concessions qui lui sont demandées penvent se concilier avec les vrais principes du droit maritime, dont la France se glorifie d'avoir en tout temps pris la défense. »

A M- Vambassadeur de France en Angleterre.

<K Monsienr le comte, la traite des noirs se continue sous les pavillons brésilien, portugais et espagnol, avec des circonstances qui font honte à l'humanité ; les rapports qui nous sont parvenus à cet égard s'accordent avec les renseignements qui ont été naguère révélés au sein du parlement anglais.

« Un tel état de choses ne saurait durer, et, en attendant que les gouvernements européens se concertent sur un mode de répression plus absolu, il faut au moins que celui qui a été adopté de concert entre la France et la Grande-Bretagne, devienne aussi efficace qa*i) peut et doit l'être.

U comte de Saint" Aulake à M* GuixQt

Londres, 10 février 1845.

« Monsieur le ministre,

c Lord Aberdeen m*a fait prier hier de passer an Foreign-Office^ et, dans nn assez long entretien, il in*a fait connaître les résolutions prises par le cabinet, relativement aux réserves et modifications que je lui avais annoncées au traité dn 20 décembre.

a Après avoir protesté que le conseil était unanime dans son désir de n^appyrter aucnn obstacle à la marche dn gouvernement du roi; qu'il mettait au contraire un fort grand prix à la faciliter par tous les moyens en son pouvoir, lord Aberdeen a ajouté qu'il avait été malhen-» reusement jugé impossible d'entrer dans le système proposé par nous, moins encore à cause de la valeur de ^os réserves, qui cependant sont de nature à soulever des difficultés considérables, que parce que Tesprit de ces réserves a été expliqué par l'expression de la plus injuste mé^ fiance; et aucun ministre anglais ne peut accepter devant le parlement et devant son pays des propositions faites sons de tels auspices. »

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