PREMIÈRE LETTRE
(( La voilà cette fameuse épttre, vous qui n'ignorez rien des nécessités « qui Font inspirée, vous seul ne vous tromperez pas sur le véritable « sens qu'elle doit avoir pour nous, et, quoique je vous la copie moi- « même, je me garderai de vous dire : Tenez-voas-en rigonseusement a et consciencieusement à la lettre.
« £n thèse générale, ma résolution la plus sincère et la plus ferme « est de maintenir inviolables tous les traités qui ont été conclns depuis « quinze ans entre les puissances de l'Europe et la France. Quant à ce « qui concerne l'occupation d'Alger, j'ai des motifs plus particuliers et « plus puissants encore pour remplir fidèlement les engagements que « ma famille a pris envers la Grande-Bretagne. Ces motifs sont le vif c désir que j'éprouve d'être agréable à Sa Majesté britannique, et ma « conviction profonde, qu'une alliance intime entre les deux pays est « nécessaire, non-senlement à leurs intérêts réciproques, mais encore à « l'intérêt et à la civilisation de TEurope. Vous pouvez donc. Monsieur «( l'ambassadeur, affirmer à votre gouvernement que le mien se confor-