‹ Révolution française. Histoire de huit ans 1840-1848 (volume 2)Chapitre 53 sur 182 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

« mera ponetaelleineot à tous les eDgagements pris par S. If. Charles X, « relativement à Taffaire d'Alger. Mais je vous prie d'appeler Tatten- « tioo du cabinet britannique sur l'état actuel des esprits en France, « de lui faire observer que Tévacuation d'Alger serait le signal des plus « violentes récriminations contre mon gouvernement, qu'elle pourrait c amener des résultats désastrem, et qu'il importe à la paix de TEurope « de ne point dépopnlariser un pouvoir naissant et qui travaille à se « constituer. Il faut donc que, rassurée sur mes intentions et convain- « eue de notre ferme volonté de remplir envers elle la promesse de la « Restauration, S. M. britannique nous laisse le choix du temps et des « moyens. »

DEUXIÈME LETtRE.

a 11 paraît que vous n'avez pas encore réussi à faire comprendre à « Vienne ni à Saint-Pétersbourg que, sans la non-intervention, l'Ëncr rope était ébranlée, que l'Autriche eût perdu l'Italie comme on a «( enlevé la Belgique à la Hollande. A-t-on pu ou dû oublier que lors c du gouvernement Czartoriski, la Pologne en masse, sous l'influence a révolutionnaire, eût été debout, et que, sans notre sage et salutaire ff influence, elle se fût unie à la France pour repousser, pour écraser, « qu'on n'en doute pas, la Russie, malgré ses forces colossales, parce « qu'il est immortellement vrai que lorsqu'un peuple vraiment peuple « est debout pour sa liberté, il n'y a aucun pouvoir absolu qui suffise « pour le dompter. J'avais mieux espéré des éclaircissements que vous « avez dû donner sur l'immensité do service que. nous avons rendu à « la Russie, à l'Autriche et à *ia Prusse, service qui ressort du fait, « puisque la Pologne a succombé et non pas sans quelque péril pour « nous. Qu'on y songe un peu plus, pour ne pas nous mettre dans la « nécessité d'en faire souvenir sans cesse. N'avez-vous pas les deux a lettres de Lafayette, contenant les reproches à notre ministre d'avoir (x paralysé par ses conseils et promesses les moyens de défense de la « Pologne? En faut-il plus pour les cabinets de Vienne et de Saintce Pétersbourg, et peut-on ignorer tout le danger qui existait pour la a Russie dans les plans et le système de défense adoptés par les Poloa nais sous le prince Adam, et voudrait-on oublier ce qu'on nous doit m h nous comme unique et puissant moteur des mesures qui on^ para- « lysé ces résolutions, neutralisé le système et réalisé les paroles pro- « phétiques de Sébastiani?

ff Mais brisons lÀ-dessas; la Pologne n*est plus; et c'est nous bien « plus qae le vainquear de Varsovie, que le cabinet de Saint-Péters- « bourg doit remercier d'avoir écrasé ce foyer d'incessante rébellion. « Faites qu'on s'en souvienne un peu plus à Vienne et snrtoat k Saint* « Pétersbonrg. »

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