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extérieure et les dimensions qu'elles araient avant la prise de Gonstântinople par les /Turcs.
Les bésestlns ou marchés publics, sont d'immenses corridors , assez étroits et mal éclairés , dont les murailles bâties en pierres et surmontées de voûtes, servent à garantir contre les ravages de l'incendie les marchandises qu'on y laisse sans crainte et sans inquiétude, sous la garde des hommes préposés à leur conservation. — Les
marchands de toutes classes y sont séparés par nation et par profession. Les Turcs et les Américains y surfont rarement , mais l'acheteur doit se tenir en garde contre l'astucieux marchand Grec, s'il ne veut pas en être dupe ; il doit réduire au moins de moitié le prix demandé par les Juifs.
Quelques places, la plupart irrégulières , forment dep vides au milieu de ce labyrinthe de maisons ; mais les deux plus remarquables sont celles de l'Hyppodrôme, si célèbre du temps des Romains, et l'Ëtmeidan , ou place des boucheries , dans laquelle les janissaires ont coutume de porter leurs marmites et de faire leurs assemblées, lorsqu'ils veulent renverser les ministres ou déposer
le sultan. — L'Hyppodrôme , qui sert encore à présent ^
comme du temps des Grecs , pour les courses aux che-
. vaux, a quatre cents pas de long sur cent de large; ses
dimensions n'ont pas changé > puisqu'une aiguille de
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granit égyptien ^ une pyramide en pierre de taiUe et ^ne colonne torse en bronze, sont encore ac^oellemefit placées dans la ligne centrale de cette place, et à des dis^ tancei» égales de ses deux extrén^ités*
Les Turcs, profitant des aqueducs coAitruiis paries eittp!e?eu];s r<i>iiiaîns, ont établi dans Gonstaatînople ua ^and nombre de fontanies, dont la forme variée se rapproche plus de rajrohitecture chinoise .#u in^^nite que de œUede rjEurope. — ^ta nécessité .dovfou^mr. abof»- 4animent.dans tous les ^qu^tiers de qette capUfde to eaux inéoessaires aux baio0 et aux lotions fréquente» de» musulmans, a rendu l<ss.fontaiatei?& tufosrinduAtrâeax* Us ne sont guère infériea(s aux. nôtr^ pour la conduite des eaux. Leurs aqueducs et leurs pyramides hydrauliques sont dirigés avec autant de soin que dlntelligence. Maïs ne s^occupant que du présent, et dédaignant de jeter un regard attentif sur Tavenir qui les
menace , les Turcs ont négligé les nombreuses citernes que les empereurs grecs avaient fait construire pour Tapprovisionnement de Gonstantinople , en cas de siège, et ont permis que la Basilica, dont M. le général Andréossi vient de publier une description exacte , savante et .détaillée , fût transformée en ateliers de cordages et de filature.
Le nombre des habitants de Gonstantinople est incer-
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tain. On' ne peut- déterminer (fat par des calcult approximatifs la pojpulation d'une ville où Ton ne tient aucutn cofmpte des ohorls et des naissaneés et où les voyageur» de totites nations sont admis sén^ passeports. Qdelqnes âûfears donnent à Gonstdntinople et à ses dépendances une population de Soo^ooo âmes; d^autr^ jftéttùAen^ (ftte le'notnhfe cfes habitants de cette ville et de ses fattixiurgs s^élève à plus de 1,100,000. --Là GbnsomttialMn jownal^re du blé peut seule nous fournir le moyen de dét^miner approximativement ce nombre.
Quinze mille kilots de farine (correspondant à 840,000 livres ) sortent tous les jours des magasins pul>tics, où est déposé, pour le compte du Gouvernement^ tout le blé destiné à la subsistance des habitants de Constatiti*' nople, et sont livrés aux cent principaux boulangers de cette capitale. En supposant que la consonunation jour-* nalîëré de èhaque individu ( hommes, femilxes et enfants compris) Soit d'une livre de farine, ce qui e9t beaucoup, attendu que le9 Turcs font un grand usage de fruits et dé
légumes, on auta 840,000 âmes; s! on ajoute à éette quantité plus de ti^nté mille personnes, qui reçoivent leur subsistance du sérail, et un nombre d'habitants prc^ortionné à îa consommation journalière du blé qui éftt introduit pat la finaude, où aurauîn résultat d'enviroa I. 17
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neuf cent mille âmes pour Teffectif réel de la population de Constantinople.
D'autres calculs fondés sur le cours ordinaire de la mortalité, lorsque cette ville n'est pas afSigée parla peste ou par d'autres maladies contagieuses^ donnent à peu près les mèmesrésultats.
Cette population générale se divise en cent -vingt mille Grecs f en quatre-vingt-dix mille Arméniens > en cinquante mille Juifs, en deux mille Francs et. en six cent trente mille mahométans.
Chacune de ces nations habite des quartiers séparés et a un costume distinctif et des mœurs différentes. La forme du cahouk ou chapeau et la couleur des bottes, qui sont, jaunes pour, les, musulmans, rouges pour les Arméniens, noires pour les Grecs et bleues pour les Juifs, ^servent à les distinguer entre eux au premier coup d'œil.
L'Osmanli et l'Arménien, qui sont d'origine asiatique, ont à peu près les mêmes mœurs et suivent les mêmes usages. Leurs femmes vivent dans la retî>aite et portent un voile sur la figure, lorsqu'elles sortent dans les rues. Les sombres tableaux que quelques écrivains^ zélés admirateurs des mœurs européennes, ise sont plus à tracer de la jalousie orientale, sont exa« f érés« Le» Turcs et les A];méniens aiment en général
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leurs femmes avec tendresse et savent rarement leur refuser ce qu'elles désirent. Tendres épouses, excellentes mères 5 les maliométanes et les Arméniennes n'ont en général d'autre but que de plaire à leurs maris et d'élever soigneusement leurs enfants. Cesypialités, qui les distinguent presque toutes, rendent le beau sexe tellement respectable aux yeux des Turcs et des Arméniens, que le mari qui frappe sa femme est regardé par eux; comme lé plus lâche et le plus ihéprisable des hommes. Les femmes grecques , plus libres , n'ont peut-être pas toujours des mœurs aussi pures Les enfants, moins soignés, négligent quelquefois leurs parents. Quelques querelles de ménage scandalisent de temps en temps 1& public. On voit très - souvent des maris grecs frapper leurs femmes sans exciter l'indignation de leurs com« patriotes.
Les Juifs ^ venus d'Espagne, ont conservé les mœurs de leur ancienne patrie, mais aveb le relâchement et quel* quefois avec la dépravation que donne toujours l'amour du gain , lorsqu'il est supérieur à toutes considérations humaines.
Les Francs vivent à Gonstantinople comme dans leur pays natal. N'ayant rien à craindre, ni des lois, ni de raction des autorités locales , par suite des capitulations qui les mettent sous la dépendance unique de leurs am
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bassadeurS) ils se gênent fort peu et portent avec orgueil le costume européen, depuis que les Russes ont appris aux Turcs, par leurs nombreuses victoires, à respecter les peuples chrétiens de l'Europe. Le faubourg de Péra j où habitent les ministres étrangers, présente la réunion de tous les peuples; on y voit tous les costumes; on j entend tous les langages. On s'y tôlue, on s'accoste/ on se donne la main, on s'embrasse comme dans nos Tilles. Les boutiques et les magasins des marchands sont décorés comme à Londres ou à Paris. Les Français , les Russes j les Anglais, les Autrichieps, etc. , tous distingués sous le nom général de Francs , évitent d'y mon* trer leurs haines et leurs préjugés nationaux , se visitent fréquemment et vivent quelquefois en frères. — C'est en voyant dans ce petit espace cet accord fraternel entre lejs sujets des plus grands souverains de l'Europe , qu'on peut dire que Péra est comme l'tlede la civilisation euro« péenne au milieu de la barbarie asiatique.
Le port de Constantinople , dont la direction est de Test-sud-est, à l'ouest-nord-ouest, offre, sur une longueur de quatre mille toises et sur une largeur mfoyenne de trois cents , un mouillage tranquille et sûr. La profondeur de ses eaux et la bonne tenue du fond qui est argilo-vafieux , permettent aux plus grands vaisseaux de ligne d'approcher des deux rives an point de toucher les mai-
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soos avec leons veipies. — Quoique ce port «oit le récep« tande des immot^dlce^ et des égoûts des faubourgs de Eyoub^ HasseLeuiy Hassan-Pacha » Galata et Tophané^ aii^i que d'une partie de ceux de Gonstantinople) on n'y voit aucun encombrement ou atterrissemenf. Ses eaux gardent toujours la même profondeur. Ltê travaux immenses 5 dispendieux et quelquefois insuffî-* sants pour le déblaiement et le curage des ports , qui 6nt lieu dans la plupart des villes maritimes de l'Europe , sont ici trës-ioutiles, puisque la nature se charge elle-même de cette opération. Les eaux des deux ruisseaux , le Gydaris et les (arbyces, connus aujourd'hui à leur confluent Qous le nom de rivière -des eaux douces ^ joignant leur action impulsive à celle du courant de Bosphore > rendent au port de Gonstantinople le service important d'entraîner vers la mer de Marmara les terres et les immondices qui pourraient exhausser son lit ou y former des atterr rissements ou des bas-fonds.
C'est sur la rive septentrionale du port, entre les faubourgs de .Galata et de Hassakeui, qu'exîsie le grand arsenal de la marine. Une petite anse, dite mirefoii le Port des galères, est entourée par la maison <ki ter<sané-emîni , ou intendant général de la marine, par une place spacieuse contiguê à une colline sur laquelle «st bÀti le vaste palais, qui sert de demeure aucapitan-
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pacha ) par la grande et magnifique caserne pôtir les ^^ Uondgis ou matelots , construite d'après les ordres dii célèbre grand amiral Hassan -Pacha, et enfin par les chantiers de construction et le bassin de radoub que la Porte doit à M. Rodé, ingénieur suédois. C'est à Fouest de la maison du tersané«-emini que se trouvent tous les magasins de la marine, et le quai près duquel sont amarés une trentaine de vaisseaux de ligne, frégates , corvettes et bricks qui forment la force navale de la Turquie.
En arrière des magasins de la marine, dans un reooîti' bas et humide , situé auprès de la colline sur laquelle est bâti le palais du capitan-paoha, existe le triste bagne, oii rhomme est réduit à ^'extrême degré de misère et d'abaissement, où le prisonnier de guerre est réuni au malfaiteur, et où' les menaces et les coups de bâton des gardes et des geôliers se mêlant aux jurements et aux cris plaintifs des détenus, rappellent Timage de Tenfer.
Le sultan Sélim, qui prenait un plus vif intérêt aux besoins et à la gloire de son empire qu'à ses plaisirs et à ses jouissances personnelles, avait cédé à la marine son sérail de Aïnali-C a vak, château des miroirs , palais favori du sultan Ahmet III, où oc prince se plaisait à se mirer avec ses esclaves dans de grandes glaces que le sénat de Yenise lui avait envoyées après le traité de Passarowits.
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t>e grands travaux avaient été . déjà commencés dans ce vaste local, contigu à Tarsenal de la marine. Mais la déposition du sultan Sélim a fait abandonner ces projets, et le Grand-Seigneur est rentré en possession de ce palais ruineux , qu'il n'habitera probablement jamais , parce que les dépenses de réparation monteraient à des sommes considérables.
C'est près de Textrémité occidentale du faubourg de Hasse-Keni, qui est lui-même placé à Touest du sérail de Aîoili-Cavak, que se trouve Técole du génie militaire 9 dont nous avons parlé dans la première partie de cet ouvrage. Le local de cette école étant devenu trop petit ik cause du nombre des élèves et de la nouvelle division des classes 5 le sultan Sélim avait cédé au génie militaire le palais .d'une sultane, sœur de son père, qui n'était plus occupé depuis plusieurs années. — Mais après la chute de ce prince , les élèves du génie ont dû sortir de ce sérail qui tombe «n ruine, et rentrer dans leur ancienne et étroite demeure.
La magnifique caserne des bombardiers est située en avant de l'école du génie militaire et près de la mer. Elle forme par sa grandeur, sa magnificence et la hauteur des niînarets de sa mosquée, un des ornements de l'extrémité du poL^t. On voit près de cette caserne les fourneaux pour
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là iontt des oiot tiers i bombe , et les atdie» pour la
eonsfmctioii de leurs affûts. \
Le fauboui^ de Topfaané, placé à Test de Galata, en face du sérail y contient les vastes casernes des caisonDieis et tous les grands établissements pour le matériel de rartiilerie»
Le sultan Sélim avait fait construire des casernes magnifiques pour les nîzam-gedittes, à Scutari, à Levend- Tchîflick et auprès de Péra. — Les deux premiers édifices ont été détruits par les janissaires après la mort de Moustapha-Baîractar. Le, troisième a été épargné, parce qu'il n'était pas entièrement achevé à Fépoque de cette dernière révolution.
Les palais des ambassadeurs européens, auxquels o!l donne le nom de sérails, ne seraient en Europe que des maisons bourgeoises. Celui de France qui se trouve sur le versant oriental et rapide de la colline de Péra, jouit d'une très -belle vue et contient un assez grand jardin. Bâti par le baron de Brèves, sous le règne d'Henri IV , il a été réparé sous la direction du baron de Tott, dans le temps de l'ambassade de M. le comte de Saint-Priest. •— Le palais de Venise (occupé actuellement par Tinternonce autrichien) , présente une assez belle façade. — La position des palais de France et de Venise, sur le versant
^ptentrioaal de la colliuede Péra, piH>uve qu'à l'époque
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OÙ ib ont ^té coDstruiti le plateau* supérieur n'était pas encore habité*
Les palais d'Angleterre 9 de Russie et de Suède , n'offrent rien d'élégant ni de régulier dans leur architecture.
Celui de Russie est petit et peu digne d'une telle am-
• bassade. L'hôtel de Tambassadeur d'Angleterre, nouvellement construit sur le commencement du versant méridional de Péra, présente à la vue un grand carré, dont les façades de peu de goût ne sont aperçues qu'obliquement de la porte d'entrée, et dont la distribution intérieure ne procure aucune des commodités qu'annoncerait un si grand local. Le terrain sur lequel ce palais est situé, a été donné en présent par la Sublime Porte à l'Angleterre, comme un témoignage de sa reconnaissance pour la délivrance de l'Egypte.
Le canal de Constantînople ou du Bosphore sert d'é* coulement aux eaux de la mer Noire, lesquelles se dirigent avec rapidité vers la mer de Marmara, ou Propontide , et de là vers la mer de l'Archipel, ou Egée, par le canal des,' Dardanelles ou de l'Hellespont Ce canal, qui sépare l'Europe de l'Asie, coule entre deux cbatnes . de collines parallèles. Sa profondeur varie entre quiose et^ vingt brasses dans le milieu de son cours. Aucun bas« fond ne rend sa navigation dangereuse* Un seid écueâ
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bien connu, vis-à-vis de Thérapia, offrirait quelque danger s'il n'était tout près de la côte. Ce canal est un excellent port dans toute sa longueur, d'environ sept lieues marines. Son fond est d'une bonne tenue. Ses sinuosités et ses collines qui bordent ses rivages le mettent à l'abri de tous les vents. Le golfe de Buyukdarré , où ce canal s'élai^it en se prolongeant vers la vallée de ce nom, sert de mouillage et de station aux bâtiments qui doivent entrer dans la mer Noire, ou en sortir. r
Les deux c^tes, qui depuis ce dernier mouillage s'é-. tendent jusqu'à la mer Noire , sont plus escarpées que celles du reste du canal. Quelques voyageurs ont pensé que toute celte partie des rives du Bosphore a été un terrain volcanique, et ont prétendu que l'éruption d'ua volcan a produit cette brèche , par laquelle les eaux de la mer Noire se sont précipitées vers la Méditerranée. Le général Andréossi, qui a étudié pendant trois années ce terrain , avec l'attention d'un savant géologue, n'a reconnu aucune trace de volcan dans cette partie du Bosphore , et pense que ce détroit existe , parce que les chaînes de montagnes de l'Asie -Mineure et des Balkans d'Europe, qui se dirigent en s*abaissant l'une vers Tautre, se trouvent dans cet endroit au point de leur plus grand abaissement, et qu'elles ont pu fournir naturellement , et.
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sans avoir recours à aucun déchirement, une issue aux eaux de la mer Noire.
Le canal du Bosphore est défendu , près de son ouver-* ture dans la mer Noire , par les deux châteaux de Fanar, ou fanaux d'Europe et d'Asie. Ces deuxforts , dont la distance l'un de l'autre est d'environ quinze cents toises ^ remplissent nîal le but auquel ils sont destinés.
Mais les nouveaux châteaux de Poyras et de Caribche , construits par le baron de Tott > à l'endroit où le canal , commence à s'étrécir , ne sont séparés que par une distance de 5op toises; ils peuvent combattre avec avantage les vaisseaux ennemis , tant à cause de leur r^^ppro" chement que de leur position dominante et de leurs batteries casemâtées. Les forts de Roumily-Cavac^ et d'Anatoli-Cavac, qui ont été réparés et perfectionnés par MM. Monnier et Fontaine , n'ont que des batteries à ileur d'eau et découvertes. Situées au pied d'une colline ^ dont la pepte est coupée par un grapd mur de soutènement 9 ces batteries seraient dominées par le feu des batteries hautes des v£|isseaux de ligne et deviendraient le réceptacle de tous les boulets , qui frapperaient la muraille qui se trouve en arrière.
Dans le nouveau système de défense du Bosphore , on a entremêlé ^ à distances presque égales , !es anciens
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châteaux du canal avec d'autres batteries, tantôt rasantes et tantôt élevées de sept à huit toises aa-4ess«is 4u niveau de la mer. On avait, en outre , proposé de couvrir les batteries basses par un fort blindage, afin de garantir les cannoniers du feu des vaisseaux de ligne et des boulets repercutés soit par la muraille en arrière ou
bien et par les rochers voisins. Mais ce projet n'& jamais été exécuté.
Plusieurs batteries ont été construites sur les rivages de la rade de Buyuckderré, afin d^empècher une escadre ennemie de s'établir dans ce mouillage, après avoir passé la partie supérieure du canal malgré le feu des ouvrages défensiis.
Les châteaux de Romily-Hissar et d'AnadoIy-Hisaar, construits dans le quinzième siècle , à deux lieues nordest de Gonstaniinople, peu de temps avant la prise de cette capitale , dans un endroit où le canal n'a que trois centi toises de largeur, sont restés dans leur état primitif. — Formidables aux bâtiments qui naviguaient alors, ils se* raient peu dangereux actuellement à des vaisseaux de haut-bord, à cause de la petitesse de leurs batteries, et du peu de largeur de leurs terre-pleins qui empêchent d'y placer des canons de gros calibre. — On n'a cessé de représenter à la Porte que ce point fsst de la plus haute importance pour la défense du Bosphore : les Turcs sont