‹ Révolutions de Constantinople en 1807 et 1808, précédées d'observations générales sur l'état actuel de l'Empire OttomanChapitre 7 sur 9 · DU SECOND VOLUME · texte numérisé non relu

DU SECOND VOLUME

Page 47 ) ligne 3. — M. liallnskj y inten^ogé par la Porte sur les motifs de cette injuste agression j répondit par la lettre suivante :

Lettre de M. Itatinsky , envoyé de Russie près (a Porte ottoinane 3 à M. Hangeriij dragoman de ia Porte.

RioWSIEVR,

Les nouvelles que vous venez de me transmettre me causent autant de surprise qu'à Son Excellence le Reis- Efendi ; je continue à être dans l'ignorance des faits et des motils qui les amènent. Je devais me flatter de recevoir incessamment un courrier qui m'en informerait, et j'aurais, dès-lors, pu donner à cet égard des assurances positives à Son Excellence; mon attente a élé

malheureusement vaine jusqu'aujourd'hui. Mon courrier ordinaire n'est pas encore arrivé. Ma cour ne m'a point écrit depuis le 26 août, parce qu'elle me supposait parti de cette capitale ; ce n'est que depuis le commencement de novembre qu'elle est informée du contraire. Telle est la pure vérité. Je prie Son Excellence le Reis- Efendi d'en être persuadé , et de croire qu'il n'y a dans ma conduite ni feinte ni cachoterie. Je ne sam-ais néanmoins penser qu'il ne m'arrrivex'a pas de courrier; car il est de toute impossibilité que ma cour ne me mette pas à même de m'expliquer avec la Sublime Porte sur ce qui se passe, quelle qu'on puisse être la cause ; aussi je i.e considère son silence du moment que comme un retard résultant de quelques circonslance;.- que je ne peuic déterminer. Je ne saurais non plus regarder tomme une hostilité l'entrée de nos troupes à Chotzim, d'après la manière dentelle a eu lieu. D'ailleurs, des hoslililés annonceraient un état de guerre , et très-certainement si ma cour était dans rinlenlion de la faire à la Sublime Porte, elle aurait commencé par la lui déclarer.

Je m'empresserai d'expédier, dans la journée même, un courrier extraordinaire au connnandanl des troupes, pour l'informer des communications que la Sublime Porte vient de me faire, et les accompagner de toutes les observations sérieuses ([ue requiert le sujet.

KT JUSTIFICATIVES. ;> n)

Je profite, Monsieur, de celle occasion pour renouveler l'assurance, etc.

Péra, le ~ décembre 1806, à 4 heures après minuit.

Signé A. D'ITALINSKY.

Page 48, ligne 1. — 31. Arbuthnot était mécontent du iiiouvenient des Russes.

Cet aoibassadeur écrivit à cette époque à la Porte la lettre suivante :

Lcilre de M. Arbuthnot , ambassadeur d' Angietcm près la S ubli 1116 Porte- , àM. Hangerli, dragoman de la Porte.

Fera , i3 décciubr* rSoC.

MOKSIECK,

Par le peu de mots que j'ai eu l'honneur de vous écrira ce matin, vous aurez dû apercevoir l'effet qu'à produit sur moi la nouvelle fâcheuse de ce qui vient de se passer entre les troupes de la Sublime Porte et celles de la Russie. Depuis que je vous ai écrit, j'en ai parlé à M. le chevalier d'Italinsky.

Il regrette cet événement malheurevix autant que moi,

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et déjà il vous l'a témoigné dans la lettre qu'il vient de vous adresser.

Mais dans les circonstances où nous sommes tous deux, étant dans l'ignorance la plus complète , même quant aux motifs de l'entrée des troupes russes, nous ne pouvons, pour le moment, que déplorer tout ce qui serait de nature à troubler la bonne harmonie entre la Sublime Porte et ses alliés. Nous connaissons trop bien les sentiments de nos deux cours, pour ne pas être sûr» que ni l'Angleterre ni la Piussie ne peuvent être naucs par aucune vue hostile contre la Turquie; par une con- Béquence nécessaire, la marche des Russes ne devrait être considérée que comme une mesure de précaution , a3'ant pour objet la sûreté de la Sublime Porte.

On peut, d'un jour à l'autre, s'attendre à des explitalions satisfaisantes; et puisque la Sublime Porte m'a fait l'honneur de s'adresser à moi , je m'empresserai de déclarer que tous les motifs de sagesse exigent une continuation de celle conduite loyale et modérée qui, dans les derniers temps, a fait tant dhmuieur au miwisière ottoman.

Je n'ai aucune difficulté d'avouer que , si les faits sont tels qu'on les a représentés, il est tout naturel que la Sublime Porte eu soit extrêmement choquée; mais elle connaît trop bien la loyauté de l'empereur de Russie ,

ET JUSTIFICATIVES. û,n

pour ne pas être coinaincr.c que S. 31. 1. sera la première à désavouer toute démarche hostile de la part de ses officiers envers la Turquie. Elle a trop de lumières pour ne pas sentir que toute apparence de mécontentement à l'égard de la Russie ne pourrait avoir d'autre effet, vu les circonstances actuelles, que d'entraîner cet empire dans des dangers que depuis long-temps la France, dans ses vues sinistres, a mis tant de soins à lui préparer.

L'honneur que la Siiblime Porte m'a fait de demander mon intervention , nra extrêmement flatté. J'y vois ur.e preuve frappante de la justice que ce gouvernement me rend, et ce serait lui motif de plus pour me porter à faire tout ce qui pourrait lui être agréable.

Mais dans cette occasion , toute démarche semblable à CL'lic ([ue la Sublime Porte m'a proposée eût été inutile et même déplacée; car je n'ai entendu, de la bouche de l'envoyé de Russie, que les mêmes sentiments dont je suis animé moi-même.

Il faut donc me réserver à d'autres occasions, pour léir.oigncr à la Sublime Porte l'amitié qu'en qualité ds représentant de son fidèle allié je dois ressentir à son égard; et j'ose dire que rien ne peut arriver qui ne soit de nature à rendre de plus en plus évident que le Roi n'.i d'autres vues que d'être essentiellement utile à Sa Haulesse le Sultan, et que les engagements pris réciprO'

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quement entre S. M. et l'empereur de Russie, n'ont

d'autre but que le maintien, le salut et la gloire de cet

empire.

J'ai l'honneur, etc.

Signé Charles ARBUTHNOT.

Manifeste de la Porte ottomane contre ia Russie, en 1807.

Depuis les temps les plus anciens, c'est à la religieuse observation des traités et des conventions entre les puissances, que les sociétés humaines doivent la tranquillité et la sécurité dont elles jouissent; et ceux ([ui osent déroger à celte sainte observation, mettent le trouble et le désordre dans l'harmonie de l'univers. Tout souverain équitable, lors même qu'il se voit obligé de rompre avec une autre puissance, ne s'y décide qu'après avoir considéré avec l'attention la plus scrupuleuse une démarclie aushi grave. Les entreprises formées par la cour de Russie avec une persévérance sans exemple pour dominer et opprimer les puissances voisines; ses infractions continuelles des traités et des lois des nations, sa perfidie et son ambition démesurée; enfin, ses intentions hostiles envers les États ottomans sont notoires et manifeste». Cette cour a toujours méconnu la condescendance amicale que la Sublime Porte lui a montrée eu toute occa-

sion , el elle n'y a répondu que par des démonstrationiî pleines d'aigreur et de maliee. — Entre autres exemples, la cour de Russie, qui, d'après les traités, n'avait aucun droit sur la Crimée, employa tous les artiCces imaginables pour empiéter sur la liberté de ce pays et y mettre le désordre; et à la fin elle y fit marcher un nombreux corps d'armée ( en pleine paix ) et s'empara de force do celte province considérable.

La Géorgie a été de tout temps , ainsi que les nation» le savent , sous la souveraineté de l'Empire ottoman ; la cour de Russie s'introduisant successivement par mille détours dans les affaires politiques et civiles de ce pays, a fini par s'en emparer sans aucun droit.

Les consuls qu'elle plaçait dans les villes turques , détournant de leurs devoirs les employés de la Porte dans les endroits de leur résidence, séduisaient les sujets de l'empire, et, abusant de la liberté de la navigation, qui ne leur était accordée que pour le commerce, ils embarquaient ses sujets sur des vaisseaux et les envoyaient dan» les États russes. En outre ils délivraient des patentes aux sujets ottomans et des pavillons aux vaisseaux des îles de l'Archipel, dans les Etats mêmes de l'empire ottoman.

La Sublime Porte avait espéré qu'en resserrant par un iraité d'alliance les liens de l'amitié avec la Russie , celle-

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ci se désisterait de ses prélentions et suivrait d'autres procédés. Tout au contraire, elle se fit de ce nouveau lien nn moyen plus puissant d'artifices et de mauvaises intentions, et, dans le vain dessein de susciter un bouleversement général, elle séduisit les sujets de la Servie, et leur fovunissant de l'argent et deayinunitions , elle devint leur appui et leur défenseur. Elle demanda la permission de faire passer une seule fois des munitions de bouche pour ses troupes de Téflis; la Sublime Porte , par égard pour son alliance, n'hésila pas à lui délivrer le firman nécessaire. La Russie eut à peine reçu cet ordre qu'elle fit débarquer au Phaze des troupes nombreuses avec de l'artilkric au moyen desquelles elle força et fortifia le château d'Anacara. La Porte ayant demandé par des olïïces réitérés, remis au ministre russe à Constanliïioplc , qu'on se désistât de cet indigne procédé, celui-ci npondit toujours d'une manière évasive sans jamai» donner aucune satisfaction convenable.

Les deux puissances étant convenues que la Russie n'aurait d'autre prééminence sur la république Sepliiisulaire, qui connaissait la suzeraineté de la Sublime Porte, que celle de la garantie, si le cas exigeait d'y mettre des troupes, les deux alliés devaient le faire conjointement, et la constitution de ladite république devait cire reconnue 9-1 nùse en t'\ccution du consentement

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des deux parties. La cour de Russie , malgré cette convention, mit dans les dites îles autant de troupes qu'il lui plut , y fit adopter une constitution rédigée à Pétersbourg, et la mit en exécution par ses agents comme dans un pays qui lui aurait appartenu en toute souveraineté. Elle fit en outre de ces îles un asile pour tous les brigands qui s'y rendaient; et il n'y eut ensuite point d'intrigues qu'elle ne mit en œuvre contre les agents de la Portedans ces contrées, eten particulier contre S.E. Ali- Pacha , gouverneur de Yanina.

La Sublime Porte s'était proposé, dans la guerre actuelle de PEurope , de garder la plus scrupuleuse neutralité envers les puissances belligérantes. La cour de Piussie , au contraire, ne respectant aucvme loi, abusa du passage ([ui lui avait été accordé pour quelques vaisseaux de guerre seulement, fit transporter aux Sept Iles beaucoup de troupes, enrôla secrètement des Albanais, et à l'insu de la Porte les envoya en Italie. Elle osa également violer le droit des gens en fomentant une insurrection à Monténégro par le canal de ses mandataires. Pareillement elle distribua des patentes dans les provinces de Valachie et de Moldavie, s'y appropria des svijetssans nombre prisa dilTérenls titres, et traita ces provinces à peu près comme SCS propres possessions. Elle poursuivait par des plaintes coHlinutjlles etpar toutes sortes d« vexations les Vaivode.»

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( princes ) nommés par la Porte, qui ne suivaient pas ses volontés. Au contraire elle protégeait ouvertement ceux qui montraient de l'affection et du penchant pour elle, de façon que la nomination du Vaivotle dans ces deux provinces de la part de la Porte devenait un objet de dérision.

Quoique chacun de ces griefs pût être un juste motif de déclaration de guerre, cependant la Sublime Porte montra une patience inaltérable, non parce qu'elle se croyait trop faible et impuissante, mais parce qu'elle préférait les voies amicales, uniquement pour éviter l'effusion du sang. En voici une preuve frappante : la Sublime Porte déposa dernièrement les Vaivodes de Valachie et de Moldavie, d'après l'exigeance du cas. Le gouvernement russe , mécontent de ce qu'on ne l'avait pas prévenu, voulut s'y opposer. Une plus longue tolérance envers le traître Vaivode de Valachte, dont la perfidie a été suffisamment prouvée dans plusieurs occasions, devenait nuisible à la Sublime Porte ; si elle eût prévenu la Russie de cette mesure, la nouvelle en serait parvenue à la connaissance du Vaivode, ce qui aurait causé beaucoup d'embarras. C'est pour cette raison que la Russie n'en a été avertie qu'après la déposition.

Quelque temps après le ministre de Russie à Constantinople demanda, au nom de son souverain , que ledit

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Vaivode fût réintégré sans iltlai, déclarant qu'en cas de refus, il avait ordre de partir avec toute sa légation, comme il le notifia à tous ses négociants cl autres. En outre il ajouta que son gouvernement ne cherchait pas par là à réaliser les intentions hostiles qu'on pouvait lui imputer; mais que le rétablissement des Yaivodes élaijson unique but; que si la Porte voulait y consentir, tout diflérent serait applani entre les deux puissances. La Sublime Porto conçut par cette déclaration oiBcielle, que la cour de Russie cherchait un prétexte pour lui déclarer décidément la gvierre, et qu'en formant une prétention aussi injuste et si peu importante, elle faisait voir que son but était d'imputer à la Sublime Porte les intentions hostiles qu'elle nourrissait dans son cœur. La Sublime Porte consentit avec répugnance au rétablissement des deux Yaivodes, pour ne laisser au gouvernement russe aucune excuse devant les puissances de l'Europe.

La Porte crut enfin que la cour de Russie rougirait de sa conduite devant les autres puissances, et renoncerait à son projet de faire la guerre à l'empire ottoman : point du tout ; deux mois et demi après cette époque, sans qu'il y eût aucun nouveau prétexte de mésintelligence, et foulant aux pieds le droit des gens au moment même où tout annonçait paix et amitié , des troupes

russes s'avancèrent inopinément sur le territoire turc, tandis que les habitants des environs, ainsi que les gouverneurs de Bender et de Cholzim , se croyaient en toute sûreté sous la garantie des traités. Les généraux russes, abusant de cet état de confiance et de paix et employant toutes sortes de ruses , s'emparèrent de ces deux "forteresses contre le droit des gens , généralement respecté par toutes les puissances.

La Sublime Porte n'en fut prévenue qu'après Pévénement; elle demanda des explications au ministre de Russie. Celui-ci protesta ilérativement qu'il avail écrit l'issue de l'affaire du rétablissement des Vaivodes, à sa cour, ainsi qu'aux employés russes sur le Dniester, en vertu de la commission qui lui avait été déléguée pour cet objet, et que la marche actuelle des troupes russes n'était pas une suite de la même affaire; que quant à lui, il ne connaissait aucun motif de rupture , et que sa cour ne lui avait donné aucun avis à ce sujet. La Sublime Porte , apprenait d'une manière aussi inallendue la nouvelle des hoslilités commises par les Russes, l'occupation de ses forteresses et l'envahissement de ses États, aurait dû éloigner, sans délai , de la capitale, le ministre de Russie. Quoiqu'il fût juste de rendre violence pour violence, la Sublime Porte, toujours guidée par l'amour de l'humanité , désirait cependant écarter les malheur»

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de la guerre ; elle demanda de nouvelles explications au ministre russe ; elle lui fixa un terme pour l'éclaircissemcnt entier de cette affaire, dans l'espoir que la cour de Russie procéderait en temps de paix comme en temps de guerre d'une manière convenable à une puissance, et qu'au uîoins, pour n'avoir pas à rougir devant les autres cours , elle respecterait les droits politiques et civils.

Près d'un mois s'était écoulé depuis les premières hostilités des Russes , que le minisire de Russie ne donnait à la Porte aucune réponse , si ce n'est qu'il protestait n'avoir reçu aucun éclaircissement sur cette affaii'e. La patience de la Porte étant poussée à bout , un plus long délai lui devenait inutile et dangereux.

D'un autre côté le général Michelson, chef des troupes russes , adressait des proclamations séditieuses aux juges et aux gouverneurs de la Romélie , dans le dessein de séduire même les musulmans, et de semer la dissention dans les États de l'empire ottoman : enfin les indignes violences que la cour de Russie s'est permis d'exercer contre la Sublime Porte sont sans exemple , et il n'est plus permis de les tolérer.

Les hostilités de la Russie étant notoires et évidentes, chaque musulman est obligé , par in. religion et la loi civile , de tirer v( ngeance do ce perfide ennemi. En lui iléclaraut la guerre, la Sublime Porte met toute sa con-

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fiance dans Dieu , puissant et vengeur ; et pour réprimer l'audace de l'ennemi , elle est obligée d'armer par ferre et par mer, de faire avancer toutes ses forces et de les faire agir avec énergie. Ainsi la Sublime Porte n'a déclaré la guerre que parce que son extrême modération n'a servi qu'à augmenter l'audace et la violence de la Russie - La Sublime Porte, a3^ant pour elle toutes les raisons possibles , la cour de Russie reste responsable du sang qui sera répandu , et des malbeurs qui doivent accabler l'humanité ; et jusqu'à ce que celle cour respecte les traités et les alliances, l'impossibilité d'avoir aucune confiance en elle doit être une vérité reconnue de toutes les puissances qui sont dirigées par des senfimcnls de justice et de modération.

Quoique les motifs ci-dessus exprimés soient des faits notoires et connus du monde entier, et (pi'il ne soit du tout besoin d'en faire la publication ; cependant , pour suivre l'usage otTicicl , copie de la présente déclaration a été remise à MM. les ministres étrangers résidant dans la capitale, pour être communiquée à leurs cours respectives.

Donné à Conslantinople , le aS" de la lune de sclicval, ïan de l'hégire laai (5 janvier 1807 ).

Page 81 , ligne 22. — Le nombre des bouches à feu destinées à coniballre l' ennemi s'éleva dans les jours suivants après de douze cents de toutes espèces et de tous calibres.

Voici l'état d'armement des batteries qui ont été construites en moins de cinq jours, pendant la présence de l'escadre anglaise devant Constantinople.

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