‹ Révolutions de l'Amérique espagnole, ou Récit de l'origine, des progrès et de l'état actuel de la guerre entre l'Espagne et l'Amérique MéridionaleChapitre 16 sur 21 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Révolution du Chili. — Assemblée du congrès.

Établissement de cecongrès. — Dissolution du coir* grès parla junte. — Invasion par les troupes royales de Lima. — Détails des événemens. — Derniers succès des royalistes. — Les patriotes, appuyés par l’armée de Buenos-Âyres, sous le général San- Martin , obtiennent des succès.

La capitainerie générale du Chili , située entre les Andes et l’Océan Pacifique.»

bornée au nord par les provinces de Rio de la Plata , au sud par Arauco , dont elle est séparée par la rivière Biobio , contient une population de huit cent mille âmes qui habitent les deux intendances de dant-Iago et delà Conception (A ) . La population de Saut -- lago , qui en est la capitale, excède quarante mille âmes.

Le i S juillet i S i o, les habitans de Santiago forcèrent le capitaine général Gar-

i, i ; Les puncipaîes provinces de ces in tendances sont Gopiapo, Goquimbo, Guasco, Quillola , Aconcagua ,Sant- Jag°, Mehpiîîa, Valparaiso, Raucagua , Talca , ChiJIan Laxan et Conception de Penco.

rasco à quitter son commandement , et le comte de la Conquista fut nommé pour lui succéder. Sous l’administration du comte , un plan de révolution se développa; les grands propriétaires, les personnes les plus considérables, appelées par le capitaine général, s’assemblèrent dans la salle de la Consulado , le 18 septembre 1 8 1 o ; et , prenant en considération la situation présente de la Péninsule, nommèrent ceux que , après de mûres délibérations , ils jugèrent les plus propres à former un nouveau gouvernement convenable aux circonstances , et choisirent pour président de ce nouveau gouvernement le comte de la Conquista.

La junte du Chili demanda la formation d’un congrès , et, à cet effet, publia un acte qui prescrivait la méthode à suivre par les municipalités pour l'élection des représentans. Le peuple de Sant-Iago s'assembla le i er . avril 181 1 pour élire les représentans de cette capitale ; un détachement de troupes fut placé dans la cour de la Consulado pour maintenir l’ordre. Ce détachement appartenait au bataillon dm-

fanteriede la Conception, entièrement dévoué à don J. Figueroa , Espagnol cpii la commandait. Figueroa, quoique employé par la junte, et passant généralement pour être attaché à la révolution , avait réellement formé un parti contre elle. Il profita de la circonstance des élections pour se déclarer contre la junte. Il s’ensuivit une escarmouche entre les partisans de Figueroa et les troupes fidèles à la junte. 11 y eut cinquante-six hommes tués dans cet engagement, mais la junte triompha. Les principaux conspirateurs furent bannis, Figueroa exécuté, l’audiencia dissoute, et une cour, appelée d ’apelacion, établie à la place de l’audiencia.

Des remontrances furent faites contre le trop grand nombre des députés du congi es , et 1 illégalité des élections de plusieurs d’entre eux, faites , en effet, par le peuple, d’après l’acte de la junte, qui fixait le nombre des représentans à nommer par chaque municipalité. Le résultat de ces élections fut qu il n’exista pas de proportion entre la population de quelques villes et le nombre de représentans fixés par la

junte. Trois frères, nommés Carrera, fils d’un riche propriétaire de Sant-Iago, se mirent à la tête des mécontens ; et , soutenus par les militaires de la garnison , ils demandèrent à grands cris une réforme.

Cet événement se passa au mois de septembre 181 1, La nécessité d’une réforme fut reconnue et la tranquillité rétablie , parce que le congrès promit que la députation de Sant-Iago serait réduite à moitié , et que les députés de la Conception seraient réélus. Cette promesse accomplie et la réforme exécutée , le congrès ouvrit la session par un décret portant que les Espagnols mécontens du nouveau gouvernement quitteraient le pays dans six mois , et que, durant ce temps, ils pourraient disposer de leurs propriétés. Ce décret contenait une récapitulation des motifs qui déterminaient le Chili à former un gouvernement séparé, et des différentes conspirations que les Espagnols avaient tramées contre le nouveau gouvernement.

Le congrès établit aussi que les curés ne recevraient plus d émolumens de leurs paroissiens pour remplir leurs saints devoirs.

mais que le trésor public pourvoirait à leur traitement. Tous les enfans des esclaves devenaient libres : le même avantage était assuré, après six mois , aux esclaves qui viendraient s'établir au Chili.

La liberté du commerce fut également décrétée, avec quelques exceptions que l’on crut nécessaires pour la protection de deux manufactures, l’une de flanelle et 1 autre d’étofles de chanvre. Plusieurs membres de la municipalité occupaient des places établies par les lois des Indes, moyennant une finance payée au gouvernement espagnol : le congrès annula les anciennes lois a ce sujet, et décréta que désormais les membres de la municipalité seraient renouvelés chaque année. II supprima plusieurs places qui parurent inutiles dans l’administration, réduisit les appointemens des places conservées , créa une manufacture d’armes à feu, une école de mathématiques, une école militaire désignée sous le nom d’artilleria practica, et investit la junte d’un pouvoir à peu près pareil à celui du capitaine général du Chili avant la révolution. Le congrès cependant

se réserva le droit de donner les commissions aux officiers supérieurs de l’armée.

1/effigie de Ferdinand continua d’être empreinte sur la monnaie ; et , malgré lmclination du congrès à rompre la draine qui liait le Chili à la mère-patrie , il entretint des relations amicales avec Abascal , vice-roi de Lima.

M. Fleming, brigadier au service d’Espagne , aborda au Chili en se rendant a Lima , le juillet x8ïi, et, durant son séjour à Yalparaiso , adressa plusieurs lettres au congrès , dans lesquelles il 1 invitait , au nom. du gouvernement d’Espagne, à envoyer des députés aux cortès.

Arrivé à Lima , il écrivit une lettre au congrès, datée du 3 octobre 1811, dans laquelle il conseillait au congrès de renoncer à ses projets, parce que le cabinet britannique, disait-iî, désapprouvait hautement la révolution. Cette assertion fut cependant officiellement contredite par lord Strangford , ambassadeur d’Angleterre à Rio- Janeiro , dans une lettre adressée au gouvernement de Buenos -Àyres le i3 septembre i8i3, par ordre et au

nom du gouvernement britannique.

Les frères Carrera , encouragés par V heureux résultat de leur entreprise du 4 septembre, formèrent le projet de se placer eux-mêmes à la tête du gouvernement. L’un deux était major des grenadiers , un autre capitaine d’artillerie. Ayant réussi à prendre de l’ascendant sur les différens corps qu’ils commandaient, ils se mirent a la tete des troupes le i5 novembre 18 1 t , et forcèrent le congrès à déposer les membres de la junte, et à nommer à leur place trois nouveaux membres dont îun fut don J. M. Carrera. Aussitôt la junte décréta qu’un nouveau régiment de cavalerie appelé gran guarclia national serait formé sur-le-champ ; et J. M. Carrera s’en fit donner le commandement comme un nouveau et sûr moyen de garder le pouvoir usurpé. Ainsi fortifiée , la

junte procéda à dissoudre le congrès', le 2 décembre xBii.

La nom elle junte , entièrement dominée par les Carrera, auxquels la jeunesse militaire était dévouée, fit, sans opposition de nouveaux règlemens - et , quoique

le précédent gouvernement eût reconnu le roi Ferdinand , elle substitua au pavillon d’Espagne le pavillon tricolore. Les Carrera ne jouirent pas paisiblement de leur pouvoir usurpé ; ils furent menaces par quatre conspirations qu’ils parvinrent cependant à étouffer. Quelques differens élevés entre les trois frères déterminèrent J. M. Carrera àse retirer du gouvernement; mais ils se reconcilièrent bientôt , et J. M. Carrera reprit sa première place le 2 n octobre 1812.

Le vice-roi de Lima , voulant profiter du désordre qui régnait au Chili, ordonna au brigadier Pare] a d’attaquer le pays avec un corps de troupes. Pareja débarqua au commencement de l’année i8i3, sur le rivage de San-Vicente,peu éloigné du port de Talcahuano qu’il attaqua , et dont il prit possession sans beaucoup de résistance. Il s'avança alors jusqu’à la cité de la Conception , dont la garnison se joignit à son armée. Les troupes de Pareja, montant presque a quati e mille hommes, continuèrent leur marche veis le Maille , rivière qui sert de bornes à Imten-

dance de Sant-Iago et de la Conception.

Lorsque J. M. Carrera apprit l’invasion de Pare : a , il laissa le gouvernement à son frère don Juan-Josè, et se mit en campagne à la tête de six mille hommes. Carrera s’approcha des royalistes , et , dans la nuit du 12 avril, il envoya un détachement pour surprendre un camp à Yerbas- Buenas. Cette entreprise réussit, et les royalistes perdirent beaucoup de monde dans les premiers momens; mais , revenus de leur surprise, ils se défendirent avec vigueur et finirent par écraser le petit détachement des patriotes. Pareja néanmoins ne jugea pas convenable de continuer la campagne, et se retira à Chillan où il se fortifia. Les garnisons qu’il avait lai ssées à Talcahuano et à la Conception étaient insuffisantes ; leurs chefs se sauvèrent au Pérou à l’approche des patriotes qui , en conséquence, rentrèrent dans ces places.

La junte envoya Juan J. Carrera à l’armée, et fut ainsi délivrée de l’influence des deux frères. La junte, alors composée de don J. A. Ferez, don A. Eyzaguirre, don

BL Infante , résolut de tenir ses sessions près du théâtre de la guerre, dans la ville de Talca , située sur le Maule , d’ou iis pourraient mieux veiller à la sûreté dm pays.

J. M. Carrera continua de commander Farinée , et de faire des reglemens sans consulter personne , dans tous les lieux occupés par ses troupes ; mais tout le peuple de Finten dance de la Conception , chaque jour plus fatigué de son despotisme et des dévastations de son armée , se déclara ouvertement pour les royalistes. Carrera prouva aussi qu’il n’était pas un tort habile général ; le gouvernement le destitua, et nomma le colonel O’Higgins commandant en chef de 1 armée, et le colonel M. Kenna, commandant en second, le 2 4 novembre 1:8:1; 3 . Carrera refusa de rendre le commandement ; mais l’armée, se déclarant pour O’Higgins, F obligea de ceder.

En retournant à Sant-ïago, lui et son frère Louis furent laits prisonniers pai les royalistes , et conduits à Chillan.

Les forces royales demeurèrent à Chillan près d’un an ; et durant cet intervalle, il n’y eut aucun engagement important-

Le brigadier Gainza amena des renforts de Lima , et prit le commandement de Farinée après la mort de Pareja. Les troupes indépendantes du Chili étaient divisées en deux brigades , 1 une commandée par OHiggins, était à la Conception, l’autre , sous les ordres de M’&enna, était campée à el Membrillal , à quatre lieues de Chillan. Le brigadier Gainza attaqua M" Kenna le 19 mars i 8 i 4 « Repoussé avec perte , il eut un autre engagement le jour suivant avec O’Higgins, qui venait au secours de M’Kenna, et fut encore battu; mais, en dépit de ce dernier échec , Gainza marcha contre Sant-Iago , qui se trouvait presque sans défense. Ses espérances de succès se fortifièrent par Fafsurance que les troupes d’O’Higgins manquaient de cavalerie , et ne pouvaient par conséquent faire leur mouvement aussi rapidement que lui. Les troupes royales prirent la route de Sa nt— la go , et a\ aient déjà traversé le Maule à soixante lieues de la capitale. Aussitôt O iiiggins vint établir son campement sur I autre rive, le quitta pendant la nuit mais sans le détruire, et traversa le Maule.

Au point du jour, Gainza , extrêmement surpris de voir un campement devant lui, et une armée menaçant son arrière-garde , abandonna son projet; changea de position et se retira à Talca , ville qu’il avait prise quelques jours auparavant. O’Higgins alors ouvrit une communication avec Santiago , et intercepta celle de l’ennemi avec Chillan.

La prise de Talca par les royalistes fut attribuée au défaut d’énergie de la junte , qui était retournée , quelques jours avant, à Sant-Iago , en retirant une partie de la garnison de Talca pour l’escorter dans son voyage. Cette conduite opéra une révolution à Sant-Iago. La junte suprême fut dissoute , et le gouvernement confié à don F. de la Lastra, alors gouverneur de Valparaiso , avec le titre de directeur suprême.

Le capitaine Hilîyar, commandant la fregate anglaise la P habé, arriva en même temps de Lima avec des instructions du vice-roi , pour proposer un accommodement avec le gouverneur du Chili. Lastra assembla les principaux habitans de Saut

lago , pour annoncer la mission du capitaine Hillyar, et il fut convenu que le directeur suprême proposerait une capitulation au general espagnol Gainza. Par cette capitulation , conclue le 5 mai i8i 4> d fut stipulé que Gainza se rembarquerait pour Lima avec ses troupes sous deux mois ; qu’il laisserait les places actuellement en son pouvoir dans le même état de défense militaire qu’il les avait trouvées; que le vice-roi de Lima reconnaîtrait le gouvernement du Chili et toutes les innovations qu’il avait laites ; qu enfin le Chili enverrait un certain nombre de députés en Espagne pour siéger parmi les cortès. Deux colonels furent livrés de chaqtle côté comme otages , et la paix se rétablit. Mais Gainza, sous différens prétextes , traîna en longueur l’exécution des articles du traité, jusqu’à

1 arrivée du général Osoiio avec des renforts de Lima.

J. M. Carrera et son frère Louis , échappés de Chillan, travaillèrent promptement à ranimer l’énergie de leur patrie. A la faveur de leurs partisans , les Carrera par- ' mrent a gagner la garnison de Sant-Iago,

et firent déposer Lastra le 23 août 1 8 1 4 ; à rétablir la jante , à la composer de don J.

M. Carrera , de don M. Munos Ursua et de don J. Urive. Quoique les habitans de Sant-Iago n’eussent pas un attachement particulier pour Lastra , ils desapprouvèrent hautement cette nouvelle révolution , qui avait encore placé les Carrera a la tete du gouvernement, et montrèrent un vif désir de voir revenir le général O’ïiiggins, alors à Talca avec son armée. O’Higgins marcha vers la capitale , et quelques escarmouches eurent bientôt lieu entre ses trounes et celle des Carrera. Elles étaient sur

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le point d’engager une bataille décisive , lorsqu’un député du général Osorio , successeur de Gainza dans le commandement de l’armée royale , arriva à Sant-Iago. Ce député annonça que le vice-roi Abascal refusait de ratifier la capitulation.

Le danger actuel du pays rapprocha les deux partis , et le général O’Higgins , pour mettre fin aux discordes , se soumit à l’autorité de la junte. Carrera fit de nouveaux règlemens dans l’armée ; et, pour déplacer ceux qu’il croyait lui être contraires, il ren-

y oy ci plusieurs des meilleurs officiels. ÏJn \ i oie nt mécontentement se manifesta, parmi les soldats, et causa une désertion considérable. Carrera se retira à Sant-Iago, laissant l’armée sous le commandement d’O’Higgins. Le général Osorio , à la tête de quatre mille hommes , parvenu jusqua Gachapual , forma bientôt le siège de Ran~ cagua , ville située à vingt-trois lieues de Sant iago , et défendue par O’Higgins.

Osorio livra un assaut qui dura trente-six heures. Pendant ce combat. Carrera, qui approchait avec des renforts , fit reculer Osorio, qui laissa deux cents hommes engagés avec les patriotes , pour couvrir sa retraite. Carrera, néanmoins, n : entra point dans la ville, et retourna à San t-Iago. Osorio revint aussitôt à làttaque. O’Higgins, ayant perdu les deux tiers de ses troupes , évacua la ville , et, se frayant une route les armes à la main au travers des lignes ennemies il se retirait vers la capitale avec deux cents dragons lorsque la conduite de Carrera l’obligea de changer de plan.

Les Carrera ne pensaient qu’à s’écbap- P er > quoiqu’ils eussent sous leurs ordres .

à Sant-ïago, quinze cents hommes de troupes. Plusieurs déprédations commises par les soldats , avant leur départ de la capitale, exaspérèrent les habitans , qui envoyèrent des députés à Osorio , chargés d’implorer son secours pour rétablir 1 ordre. Â cette nouvelle , plus de deux mille personnes émigrèrent du Chili à Mendoza, frontière de Buenos-Ayres , et parmi elles six cents soldats commandés par J. M. Carrera.

Osorio prit sans opposition Sant-ïago , Yalparaiso , et plusieurs autres villes importantes ; et c’est ainsi que la capitainerie du Chili tomba encore une fois au pouvoir des troupes du roi à la fin d’octobre i8i 4> Il s’ensuivit des persécutions , des arrestations , des punitions ; grand nombre de patriotes furent envoyés dans File déserte de Juan Fernandez , à cent vingt lieues de la côte.

Pour arrêter les succès des royalistes, le gouvernement de Buenos-Ayres envoya à Mendoza quelques troupes qui , jointes à celles sorties du Chili , furent mises sous les ordres du brigadier San- Martin. Ces troupes s’accrurent graduel-

le me rit jusqu au nombre de quatre mille hommes que San-Martin disciplina avec le plus grand soin. Ainsi préparé , comptant sur le mécontentement excité dans toutes les provinces du Chili par la conduite oppressive des gouverneurs espagnols, il entra en campagne vers le milieu de janvier 1817. L’armée fut divisée en deux corps , l’un sous le brigadier don E. Soler , et l’autre sous le brigadier O’Higgins. Après avoir surmonté les obstacles multipliés qu’offrent le passage des Andes , et les principaux défilés où l’ennemi s’était fortifié , les patriotes occupèrent Aconcagua ? Santarosa, et les autres points de la haute route. Les royalismes prirent position à Chacabuco 9 montagne d’un difficile accès , qui domine la plaine Santarosa , et par laquelle passe le seul chemin pour aller à Sant-ïago, dont cette montagne est à treize lieues : San-Martin , sans attendre l’arrivée de son artillerie les attaqua, le 12 février, à la pointe du jour; et, malgi e leur nombreuse cavalerie et quinze cents bons soldats d’infanterie, les délogea de leur position , en leur tuant six cents

hommes, et faisant à peu près le même nombre de prisonniers. Le reste des troupes se dispersa ; et le capitaine general VI aie o qui les commandait , fut fait prisonnier près de Valparaiso. San-Martin s’avança vers Sant-Iago , où un congrès des principaux habitans le nomma directeur suprême du Chili. Mais il refusa, et le congrès nomma le brigadier O’Higgins, qui, à présent, gouverne le pays. Les glorieux succès de cette campagne, qui a remis toutes les provinces du Chili au pouvoir des patriotes, sont en grande paitie le résultat des sages mesures et de la rare activité du général San-Martin.

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