‹ Révolutions de Pologne (volume 2)Chapitre 142 sur 154 · LIVRE V. 2Û · texte numérisé non relu

LIVRE V. 2Û

l'efTroi des affaires présentes. Plein de dépit contre les Polonais^ il répondit : « Je suis ministre de Saxe, et ne me mêle point de ce qui regarde la Pologne ».

La noblesse de ces provinces, réduite au désespoir, proposa aux ministres et aux grands seigneurs de se confédérer. ttè primat et le grand général, après avoir écrit à tous les gentilshommes des pays voisins, de se tenir prêts à mon-* ter à cheval , envoyèrent ensemble un député au roi de Prusse, avec des lettres flatteuses et touchantes. Soit que ce prince, parvenu au faîte de la gloire^ ne voulût pas pousser plus loin cette tyrannie, quand il aurait fallu en avouer hautement Tatrocité , soit qu'il jugeât ces provinces épuisées, et le Brandebourg aussi rétabli dejs maux de la guerre qu'il pouvait rétrc par ce pillag.e; soit plutôt qu'apprenant la pro* chaîne invasion des troupes russes, il voulût laisser aux Polonais toute la sûreté dont ils avaient besoin de son côté,, pour s'opposer à Ui Russie sur d'autres frontières, il donna des ordres sévères pour faire cesser ces brigandages. Il cassa la commission de Driesen, fit arrêter le bourguemestre si longtemps érigé en juge^ condamna au cachot quelques ofBciers^ et reprit pour lui-même^ par des confiscations, tout ce qu'ils avaient acquis par ce pillage.

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