‹ Révolutions de Pologne (volume 2)Chapitre 144 sur 154 · XXIII. EfJtU des déclarations de Vimpératrïce sur les · texte numérisé non relu

XXIII. EfJtU des déclarations de Vimpératrïce sur les

Polonais.

INIais les déclarations de la tzarine avaient excité plus d'indignation que d'effroi. Ces menaces, qui en avaient si aisément imposé à la cour de Varsovie, étaient loin de produire le même effet sur une nation asse^ égarée, il est vrai, pour estimer son anarchie , mais qu'^aucuki dèshontiéuir n'avait encore avertie de sa dégénération et de sa faiblesse; qui s*enorgueillissait avec justice de son ancienne gloire, et avec laquelle, suivant une expression du vieux Reyserling, il autait été plus sûr d'agir en maître que d'en prendre le ton. Lés uns étaient choqués de ce qu'une puissance étrangère voulait entrer dans les affaires des tribuhaux, dont le roi même, disaient*ils, n'a pas droit de se mêler. Les partisans de la cour se récriaient contre l'ingratitude des princes Czartoryski, que la seule bonté du roi avait élevés à cette puissance devenue dangereuse pour lui-même, et dont la criminelle avidité s'efforçait d'exciter des troubles, afln que leur autorité devînt nécessaire pour les apaiser. Ceux qui étendaient plus loin leurs vues regardaient comme un outrage ce droit de protection , de garantie et de tutelle que l'impératrice voulait s'arroger sur la république : « Quand il s'agirait, disait-on, d'abolir toutes nos lois, de changer notre constitution, et de former un nouveau gouvernement, la Pologne n'aurait en cela de règle que sa propre volonté, d'arbitre que Dieu seul ». Tel était le cri général, et toutes les opinions se réunissaient également contre cette faction russe. Aucun mouvement ne se fit dans les provinces en

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favear des princes Cs^rtoryski. Cette maison ambitieuse se trouva réduite à ses propres forces et à celles d*UD petit nombre d'amis dévoués à ses intérêts.

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