‹ Révolutions de Pologne (volume 2)Chapitre 146 sur 154 · XXV. Négociations · texte numérisé non relu

XXV. Négociations

Telles furent les dispositions mutuelles que Mokranowski et Keyserling portèrent dans un entretien que tous deux désiraient également. Keyserling, après avoir protesté que les troupes russes n'avaient aucun autre objet que de passer â*uîie province russe dans une autre, entreprit de justiGer tes mouvements des Czartoryski; il exalta leurs projets de réforme : il représenta le besoin que la Pologne avait de grands changements dans ses constitutions. Il ajouta que tout bon citoyen devait profiter de la protection que l'impératrice accordait aux projets de cette maison, pour le rétablissement de la république ; et, affectant alors de se répandre en éloges sur les qualités extraordinaires de cette princesse, il saisit le prétexte d'en faire voir à Mokranowski le portrait sur une médaille, pour essayer adroitement de lui faire accepter un présent considérable. Mokranowski rejeta le présent avec dédain. Il dit à l'ambassadeur : « Qu'avant la retraite des troupes russes, toute négociation était offensante pour les Polonais; que la Pologne, quelque besoin qu'elle eût de réforme et de protection, ne consentirait jamais à recevoir ses lois d'une puissance étrangère ; que d'y employer la force, ce serait commencer une guerre dont les événements seraient exposés à d'autant plus de hasards , que la Pologne intéresserait plus d'une puissance dans sa querelle. » Keyserling, cherchant à gagner du temps, promit d'envoyer aux troupes russes l'ordre de s'arrêter où elles étaient, et aux Czartoryski une invitation de se rendre à Varsovie pour entrer en négociation. De son côté, Mokranowski ayant pé-

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nétré la crainte qu'avait cet ambassadeur de voir augmenter les troubles, écrivit au grand-général de se rendre à Varsovie, pour exiger de Keyserling, au nom de la république, la retraite entière des troupes russes.

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