XXXI. Mort du roi
Mais le roi, danâ ce temps même touchait à soti Aetmet moment. Presque toujours enfermé, depuis son retour à Dresde, retombé dans Tinaction qu'il aimait, n'ayant pas même à se montrer à ses sujets pour l'exercice de sa religion qui n'était point la leur, il s'appesantissait de jour en jour, devenait silencieux, paraissait sans cesse endormi, et s'étonnait lui-même de cette espèce de léthargie. Enfln un violent accès de goutte qui lui remonta dans la poitrine , se joignit à ses incommodités , et après une suite d'étouffements et de faiblesses, il expira le 5 octobre 1763. Infortuné souverain, que des mœurs pures et des intentions droites auraient dû rendre plus recommandable, et dont un ministre habile ou vertueux eût aisément fait compter le nom parmi ceux des bons rois. Mais son indolence lui faisait abandonner tes soins du gouvernement, son orgueil réduisant au dernier avilissement ceux qui s'efforçaient de gagner sa confiance, le plus servile des flatteurs le perdit par ces deux faiblessea.