IV. Royaume d'Halte
Tel fut un prince d'Halicz et de Wlodimir, provinces aux*, quelles on a redonné de nos jours le titre de royaume, qu'elles avaient acquis sous le gouvernement de^ ce prince, nommé Roman. Il avait amassé un trésor eu dépouillant et en faisant périr presque toute la noblesse de ses États. 11 se plaisait à répéter un proverbe familier aux Russes : « Qu'il faut tueries abeilles pour, manger tranquillement leur miel. » Ce fut dans cette principauté que se réfugia, en 1204, undesem-^ pereurs qui se disputaient le trône de Constautinoplo, quaud
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cette ville fut prise par les Français. Roman, fier d*avoir obtenu de cet empereur détrôné le titre de roi , partit de ses États suivi d'un peuple esclave et superstitieux, qui ne doutait ni de la puissance de son despote, ni des miracles que Dieu allait opérer en sa faveur. Il s'avança en Pologne, pillant et massacrant les habitants de tout sexe et de tout âge , «• afin de venger y disait-il, la religion grecque opprimée- à Constantinople, et d'éteindre partout les sciences latines et la religion romaine, » Mais ce barbare fut tué dans uq combat contre les Polonais , et son armée détruite. Bientôt son royaume^, sous le nom de la Russie Rouge, et toutes les peuplades de Russes en de-cà du Borysthène, tombèrent sous la domination polonaise. Ceux qui habitaient au delà de ce ileuve demeurèrent seuls indépendants ; et c'est d'une de ces peuplades isolées, d'une bourgade longtemps obscure et inconnue, que s'est formé, depuis trois siècle, le nouvel em* pire qui domine aujourd'hui sur tout le Nord.