‹ Révolutions de Pologne (volume 2)Chapitre 45 sur 154 · XV. Un pa(ri€N'che en Russie · texte numérisé non relu

XV. Un pa(ri€N'che en Russie

Dans cet intervalle il se passa chez eux deux événements mémorables. L'ancienne monarchie russe avait autrefois recomiu la suprématie du patriarche de Constantinople ; mais dans l'avilissement égal où ces deux nations étaient tombées, cette antique suprématie avait été mutuellement oubliée. Les

(I) Le père A. Possevin. La Russie lui doit la paix d« Kieverova^ Horça^ qui Ta sauvée des armes de la Pologne.

eSt RÉVOLUTIONS DB POLOGNB.

Mosiu>vites, lôugtemps pauvres et barbares , n'avaieût rien qui excitât ni Tavarice des prêtres grecs, ni rambition des prêtres romains. Aussitôt qu'ils eurent formé un empire, on vit accourir à Moskou un envoyé du pape et un envoyé du patriarche grec. D'un côté , le prêtre grec trouva qu'ils s'étaient beaucoup éloignés de l'ancienne croyance ; ils le mirent en prison et l'y laissèrent mourir. De l'autre côté, le pape offrait au tzar le titre de roi s'il réalisait enfin sa promesse de soumettre ses États au saint-siége. Mais la paix était obtenue, et les marchands anglais publiaient à Moskou queie pape était l'Antéchrist. Le tzar laissa tomber sa frauduleuse négociation et se fit roi lui-même. Il prit, en écrivant à chaque puissance, le titre qu'elle respectait le plus , mêlant dans cette conduite noble de basses supercheries pour obtenir les titres qu'il s'arrogeait ; et il résolut en même temps d'affranchir ses Éliats de toute dépendance ecclésiastique.

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