XVI. Les Btisses protecteurs de la rtligion grecque
Le patriarche de Goostantinople,. réduit à vivre d'aumônes depuis qu'il était tombé sous le joug des Turks, consentit à vendre son droit pour quelque argent. 11 vint en Russie, dans Tannée 1588, sacrer un patriarche. Il considéra, dit un voyageur (1), « que la nation moskovite,qui venait d'arracher trois royaumes d'entre les mains des Tatars ( les royaumes de Kasan» d'Astrakan et de Sibérie), s'était acquis beaucoup de gloire , et qu'à l'avenir elle deviendrait dans l'Orient la proctectrice et peut-être la libératrice de la croyance des Grecs. » Grand dessein , si ce prêtre l'eut en effet , et si la fortune, en présentant depuis aux souverains de Russie un
(I) Le baron de Mayerberg.
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si beau moyen d'ambition, n*a pas été en cela plus loin que la puissance humaine. Toutefois, ce qui devient aujourd'hui si avantageux au trône des tzars , parce que ces deux autorités ont été réunies , devint alors par leur séparation infiniment dangereux. Jusqu'à ce temps le clergé avait été trop avili pour prétendre à aucun pouvoir. Le chef de la religion s'en arrogea un formidable ; les grandes maisons entrèrent dans le clergé : c'était une révolution dans l'État, et le despotisme des tzars commençait à sentir un contre-poids. "