‹ Révolutions de Pologne (volume 2)Chapitre 85 sur 154 · LIVRE HT · texte numérisé non relu

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dignités ne voyaient en lui que leur créature, regardèrent celte proposition comme celle d'un homme qui se mécon- Daissait: et ce refus lui parut un outrage. D'autres racontent autrement cette anecdote ; mais tous conviennent qu'un mariage proposé et refusé laissa dans le cœur de Brulh un implacable ressentiment. Toutefois, ce faible ministre, secrètement indigné contre eux, leur>zmandonnait encore tout le soin des affaires. 11 attendait, avant de leur en ôter la conduite et de leur marquer son ressentiment , les occasions de les perdre dans l'esprit du roi. Il sentait la nécessilté d'employer des soins, du temps et de Padresse à détruire peu à peu tout ce qu'il lui avait inspiré de favorable pour eux. Un d«s plus sûrs appuis de leur élévation était ainsi tout près de s*écrouler, qu'elle paraissait encore s'affermir et s'accroître. Le public n'avait point pénétré cette dissension intérieure. Ces haines demeuraient cachées. Les princes Czartoryski, toujours unis en apparence aux intérêts de la cour, étaient parvenus, par l'étendue de leurs alliances et par le choix qu'ils y avaient apporté, à réunir à leurs propres intérêts plusieurs maisons riches et puissantes ; la mort de leurs anciens rivaux avait fait passer les deux importantes dignités de primat et de grand-général entre des mains dont ils se croyaient assurés ; et la faction qui leur avait toujours été opposée n'ayant plus aucun chef accrédité, on ne distinguait plus en Pologne qu'un seul parti, qui, sous la direction de ces deux princes, semblait être celui de la cour.

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