‹ Révolutions de Pologne (volume 3)Chapitre 108 sur 184 · LIVRE Vlîl · texte numérisé non relu

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dérés. Les prétendus actes de cette confédération y étaient envoyés tout dressés par l'ambassadeur russe, et si mai traduits dans la langue du pays, que cette assemblée ne pouvait les signer sans s'exposer à la risée publique. Mais il ne permettait pas d'en arranger les phrase» suivant la tournure polonaise, soit que tous ces écrits ayant eu Taveu du cabinet de Pétersbourg, les moindres mots lui en fussent devenus sacrés, soit qu'il se plût à exercer dans ks moindres choses un si absurde despotisme. Un des premiers soms de la confédération générale devait être d'envoyer des députés au rrâ de Pologne, pour lui demander la convocation d'une diète, et aux principaux souverains de l'Europe, pour implorer les anciennes garanties et par là contrebalancer du moins celle que la Russie voulait s'arroger. Mais à cette proposition, le colonel russe redoubla ses violences, et ne permit même pas quils nommassent uneMéputation pour le rot de Prusse. Ils apprirent, avec une extrême consternation^ par le ministre de ce prince, que lui-même refusait cette nomination ; qu'il laissait leur destinée uniquement dépendante des volontés de la Russie ; et que, tranquille désormais, après avoir replongé leur république dans l'anarchie, il attendait avec impatience l'événement de ces nouveaux troubles. Les confédérés n'obtinrent même la permission d'envoyer des députés à Moskou, qu'en laissant l'ambassadeur russe en dicter arbitrairement les instructions. Ces députés reçurent, il est vrai , pour instruction secrète, d'y porter des plaintes de la conduite inexplicable de cet ambassadeur^ de dévoiler ses liaisons contradictoires, d'examiner qu'elles pouvaient être les véritables intentions de la Russie, qui, après avoir excité publiquement les Polonais à se plaindre de leur asservissement, paraissait désapprouver les mesures qu'ils prenaient pour en sortir. Ils devaient, s'ils y trouvaient jour, mettre sous les yeux de la tzarine toutes les irrégularités de

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Télection, M peindre Poniatowski tel qu'il était, ses artifl<ces, ses doubles manœuvres, sa conduite sur le trône, les ruses qu'il avait employées pour y accroître son autorité. On espérait que des plaintes si graves, portées respectueusement au nom d'une nation entière^ frapperaient vivement une princesse qui, dans toutes les déclarations émanant de son Irône, étalait avec toute la pompe et la magnificence des paroles, réloge de ses propres vertus. Mais leurs instructions apparentes, rédigées sous les yeux et en grande partie sous la dicté&de Repnin^ contenaient la promesse de rendre justice aux dissidents, et l'ordre de demander à Timpératrice sa garantie sur le gouvernement qu'on se proposait d'établir. D'ailleurs, elles ne contenaient de plaintes que contre les deux princes Czartoryski. On avait vu cet ambassadeur se livrer dans cette rédaction à la plus basse animosité personnellev rejetant sur ces deux priooes les torts qu'avait eus la Russie elle-même, devenant l'accusateur de ses complices, et sous leur nom dévouant à la haine publique et à la vengeance de sa souveraine quelques-unes de ses propres actions. Toutefois^ inquiet des murmures qui s'élevaient de toutes parts, dans la perpétuelle appréhension que, pour paciGer tous les troubles, sa cour ne prît enûn le parti de le disgracier, cet homme qui passait sa vie à menacer en tremblant, fit insérer dans cette instruction : « Qu'attendu le zèle et la prudence avec lesquels il avait exécuté jusque-là les intentions de sa souveraine , la nation polonaise la suppliait de le laisser en fonction jusqu'à l'entière conciliation des divisions qui existaient dans le royaume ». Singulière commission, où les ambassadeurs devaient se plaindre, tandis que l'ambassade paraissait louer ; où ils devaient déférer au nom de la nation à toutes les volontés de la Russie, afîn de parvenir à les démêler et à les connaître. Toute leur dextérité devait être employée à

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