‹ Révolutions de Pologne (volume 3)Chapitre 112 sur 184 · XIX. Le rot craint pour ses prérogatives t et cède en toutes · texte numérisé non relu

XIX. Le rot craint pour ses prérogatives t et cède en toutes

choses à Repnin.

Le roi commença à trembler pour les prérogatives de sa couronne, et dans cette crainte il prit alors le parti de se soumettre entièrement aux volontés de la Russie ; il résolut même de concourir ouvertement au succès de tout es qu'elle voudrait entreprendre. Quelques personnes lui représentèrent que cette conduite pouvait achever de le perdre. Il répondit que puisque tonte la Pologne se jetait entre les bras de la Russie^ il ne voulait pas s'exposer à rester seul en butte aux ressentiments des deux nations. Il céd^ au prince Repnin, sans aucune résistance,, le droit de donner toutes les grâces, et se réserva à peine le droiit de recommander. Pour conserver toute l'autorité qu'il avait acquise parles nouvelles lois, il s'en dessaisit véritablement entre les mains de cet étranger ; il devint en quelque sorte un des délateucs de Repnin^ un de ses plus dangereux émissaires. Il lui servait à sonder, dans de secrets entretiens, les intentions les plus cachées de tous les courtisans. Dès ce moment, ses ministres, pour n'être pas compromis, s'abstinrent de lui donner aucun conseil. La Russie avait cherché à les mettre aussi dans ses intérêts, en leur offrant des avantages proportionnés à leur grande fortune. Avertis par ces offres mêmes de ses desseins cachés , ils ne voyaient plus

dans la confusion actuelle aucun moyen de sauver'la patrre. Il ne subsistait plus entre eux et le roi auc une intelligenee. Parmi les citoyens vertueux, le plus grand nombre désespérant de la république, ne songeait plus qu'à se eouserver personnellement à Tabrî de tout reproche.

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