‹ Révolutions de Pologne (volume 3)Chapitre 116 sur 184 · XXVI. Histoire de Vevéque de Kamienief et ses projet · texte numérisé non relu

XXVI. Histoire de Vevéque de Kamienief et ses projet

La maison Krasinski se vante, ainsi que pkisieurs autres familles polonaises, d'avoir pour ancêtre un de ces; généreux Romains qui, renonçant à leur patrie quand elle eut reconnu un maître, allèrent chercher la liberté partout où la valeur des barbares l'avait défendue contre les armes romaines. Qu'une si belle origine soit une vérité ou une fable, cette maison la justiGait par ses sentiments. Cet évéque, l'auteur et le soutien des confédérations qui du moins mêleront quelque intérêt au récit des malheurs de cette république, homme plein de moyens et de ressources, faisait dès son enfance sa lecture favorite des livres de révolutions, de conjurations et d'intrigues. Krasinski , qu'on ne peut

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soupçonner d'aucun zèle fanatique , avait été forcé par se& parents d'embrasser l*état ecclésiastique. Il s'était attaché dans sa jeunesse à la fortune du roi Stanislas Leszczynski y au moment où elle venait d'être renversée, et où ce prince courait les plus grands périls. Il le joignit peu de temps après, qu'il se fut évadé de Dantzick, et apprit, dès ses premières années, à la suite de ce prince alors si malheureux, qu'il est des ruses permises à la vertu et au couraçe. Il était oncle de la jeune Polonaise que le prince Charles de Saxe avait secrètement épousée. Il prévit que sa nièce serait malheureuse ; il s'opposa à ce mariage , voulut s'employer à le faire casser; et le prince son neveu ayant eu des vues sur le trône, Krasinski s'affligeait de ce qu'eui travaillant à renverser le gouvernement actuel , on pourrait le soupçonner d'agir par un motif de dépit, et croire* que son amour pour sa patrie était mêlé de quelque ambition pour sa famille. Évéque depuis peu d'années, il Démontrait aucune sorte d'empressement à se mêler des affaires publiques ; ses opintons, toujours sages, ne laissaient: aucun doute sur la droiture de ses intentions. Il les soute-, nait avec fermeté, mais sans chaleur. Pendant tout l'inter-. règne, il ne prit aucun parti courageux. Dès qu'il s'agissait d'une résolution importante, H se retirait, ne se liait ni aux, ennemis de sa patrie, ni à ses défenseurs ; sa conduite annonçait des intentions droites, mais un caractère timide. Il] était connu pour un bon citoyen; mais on savait que. la vue du périll'effrayait, quelafàiblessede ses organes nete* nait pas contre un danger présent, qu^le bruit d'un coup de canon le faisait frémir, et qu'il s'évanouissait à la vue d'une épée^ nue. Avec le courage d'esprit le plus ferme,, il. avait en efifet cette faiblesse d'organes. Mais la terreur qu'il prenait aisément ne le détourna jamais de ses résolutions vertueuses, el le porta seulement à m.ulti()li/pr les précautions ; mnenû

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