XXXIII. Autre séance de la diète
Plus on avait eu le temps d'examiner les projets, plus Peffroi était augmenté. La séance qui eut lieu après cet intervalle de six jours, fixé par le roi, ne laissa plus aucune espérance qu'on pût jamais amejier la diète à y donner son consentement; on en dévoila toutes les obscurités captieuses, toutes les infractions au droit naturel, aux anciens traités, toutes les fautes contre la raison même ; combien il serait absurde et dangereux de demander une garantie sur des lois qu'on ne connaissait pas encore, à une puissance qui usurpait le pouvoir de les dicter.. On rejeta avec indignation le nom de troupes- auxiliaires, que la Russie voulait faire dpnne^aux troupes qu'elle avait en Pologne, et qu'elle voulait forcer la nation à lui demander d'y laisser à perpétuité pour le maintien de la garantie. Enfin on dévoila toutes les illussions sous lesquelles la tyrannie cherchaità s'envelopper. On lui ôta tous les prétextes dont elle se couvrait ; et on démontra qu'un Polonais se rendrait coupable de tous les malheurs de son pays, en donnant son consentement à de pareils projets. « Prenez garde, disait Tévéque de Krakovie, que ce ne soit ici la dernière fois qu'il vous sera permis d'user de vos prérogatives. Si vous acceptez ce fatal projet, le pouvoir que vous accorderez par votre autorité, vous vous