XXXIX. Commencement des conférences
Les conférences s'ouvrirent chez l'ambassadeur russe, et se tinrent ensuite alternativement chez cet ambassadeur et chez le primat. A leur droite étaient assis les soixante commissaires polonais ; à leur gauche , huit députés des dissi-
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dents, en y comprenant Tévéque de Mohilew, placé sur un siège plus élevé que les sept autres. £n face de Repnin et du primat étaient les ministres d* Angleterre, de Prusse, de Suède et de Danemarck, dont les cours protégeaient la demande des dissidents^ mais qui refusèrent de prendre part a tout autre objet que celui-là. Cette affaire fut traitée la première. Repnin, dans ces assemblées si augustes en apparence, insulta avec la plus méprisante ironie à ces commissaires législateurs. Si quelques-uns voulaient citer les déclarations de rimpératrice : « Tais-toi, répondait-il, ce n*est qu'à moi qu'il convient de savoir le vrai sens des déclarations de ma souveraine ; je neveux ni remontrances, ni raisonnements, je ne veux que de la soumission ». Tout le monde sortait de ces conférences, qui étaient tenues secrètes , abattu et consterné. Le primat assurait que tout irait bien; enfln cette grande affaire fut conclue le 19 novembre.