XLI. Réflexions sur celte affaire
Quelques philosophes louèrent beaucoup cet ouvrage, sans songer que le clergé grec^ partout dépendant du souve-
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rain, et soumis à la puissance temporel^, n'avait jait^ais été dans aucun État élevé à de pareilles prérogatives; qu'à l'égard des nninist)^es des deux confessions évangéliques, cette cotnknunrcatron d'indépendance et de pouvoir était préciséiTient contraire aux principes de ces reformations. Si Timpétatrice avait voulu en effet faire l'ouvrage dont ces philo* sophes la louaient, au lieu de multiplier les abus du pouvoii^ ecclésiastique, elle aurait retranché tous ces anciens abus dont les Polonais eux-mêmes s'étaient plaints quand la nation conservait encore ses diètes^ elle aurait diminué tous ces droits usurpés auxquels de vieilles superstitions avaient élevé le clergé romain : voilà ce ^ue les philosophes, en sui"" vaut leurs maximes, auraient eu raison de louer. Mais établiif à main armée sa propre religion dans un pays voisin, sous le prétexte de la tolérance ; donner part à ses prêtres etàisa noblesse dans une souveraineté étrangère, contre l'esprit même de toutes les religions qu'elle protégeait ; les rendre aussi onéreuses à l'État que le clergé romain; en un mot, multiplier les abus de la religion : les panégyristes de cette femme pouvaient dans cette entreprise louer, slls le voulaient, l'audace, le génie entreprenant, l'habileté à jeter le trouble chez les nations voisines , et ramasser les matériaux de quelques incendies , mais il ne fallait pas louer l'amour de l'humanité, ni la philosophie, ni la politique.
XLII. Conduite de Repnin^ et belle réponse de Marian Potoçkl.
Cette grande affaire ainsi terminée, à ce qu'on croyait, les soixante-huit commissaires se séparèrent en plusieurs comités, pour l'examen des différents projets sur l'admi' nistration intérieure, et pour la rédaction des nouvelles lois. Repnin déclara qu'il ne se mêlerait en rien de cette légiS'