‹ Révolutions de Pologne (volume 3)Chapitre 133 sur 184 · LIVRE Ylll · texte numérisé non relu

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les paroles qu'il avait données à Podoskt furent entièrement oubliées. Un jour même, à la suite d'une violente querefle entre eux, Repnin, parmi plusieurs mémoires de Podoski, en choisit un dont Fobjet était dé rendre la Pologne plus indépendante du pape ; il le déchira, et en présenta les morceaux à un évéque, en lui disant : « Monseigneur, voilà de quoi faire votre cour à M. le nonce. » Podoski voulut plus d'une fois se retirer et tout abandonner. Mais Repnin avait pris d'avance le parti le faire garder à vue.

Les projets trop peu importants pour être soumis directement à la tzarine, après avoir été examinés et résolus dans un conseil composé du roi, de ses frères et de quelques fa^ voris, étaient remis aux commissaires avec ordre de les rédiger en forme de loi. Mais dans les projets les plus importants, tout demeurait suspendu, jusqu'à ce qu'on eût reçu les ordres de Moskou. L'incroyable rapidité avec laquelle on peut voyager dans ces climats pendant la rigueur de l'hiver, cette vitesse avec laquelle les traîneaux volent sur la glace, facilitait la communication ; mais la nonchalance du ministre Panin et l'extrême dissipation dans laquelle vivait l'impératrice retardaient souvent les décisions, et forçaient Repnin d'employer les menaces qui lui étaient familières, pour rendre toutes les assemblées inutiles pendant plusieurs semaines.

XLIV. Repnin veut inutilement faire faire le procès au grandchancelier de Lithuanie.

La Russie voulant abaisser Tune par l'autre les principales familles dont la considération eût balancé son influence, avait résolu d'abandonner la maison Gzartoryski à la haine publique. Ces princes, accoutumés depuis longtemps à do-

miDer et à ne trouver qa'une faible résistance à toutes leurs entreprises, soutinrent dans l'oppression le caractère de constance et d'opiniâtreté qui leur était propre, lis se refu* sèrent à tous les accommodements qui leur furent proposés. On fit de vaines tentatives pour déterminer le grandchancelier de Lithuanie à se démettre volontairement de sa charge. 11 répondit à la députation qui lui fut faite : « Que depuis longtemps il pensait à se démettre de ses fonctions; qu'à son âge et dans les circonstances actuelles , ce fardeau devenait trop accablant; mais qu'il ne pouvait plus donner sa démission avec honneur dès qu'on l'exigeait: » Il voulait disait-il, être jugé; il voulait que toute l'Europe connût s'il avait été prévaricateur envers sa patrie et envers son roi. Repnin promettait, après le jugement, de le faire reléguer en Sibérie. Mais malgré cette foule d'ennemis que le grand-chancelier s'était faits par la dureté de son caractère, par la méchancheté de son esprit, et par la révolution qu'il avait dirigée, dès qu'il fut question de le sacrifier aux Russes, il ne se trouva personne qui voulût seconder l'ingratitude du roi et la haine de Repnin. Les amis et les ennemis de ce ministre qui, pendant quarante-; cinq années, avait joui d'un si grand crédit et d'une si haute réputation, tinrent le même langage. On offrit des sommes pour trouver des juges, ou seulement quelque billet signé de sa main, sur lequel on pût asseoir une condamnation. On ne trouva ni juges, ni preuves, ni témoins. Radzivill déclara qu'il perdrait plutôt la vie que de signer un pareil arrêt ; qu'il respectait dans ce ministre quarantecinq années de travaux, son âge, le lustre de sa maison; qu'il oubliait volontiers les torts personnels qu'il en avait reçus, et ne prétendait de lui que ce que la plus exacte juS" tice le mettait dans le cas d'en attendre. Pendant cet intervalle, Repnin se laissa fléchir par les sollicitations do deux

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jeunes nièces de ee vieux muiistre. Le grand^chanf^eliec de Lithuanie, après avoir donné des lois à la Pologne, et y avoic exercé la puissance souveraine, n'y dut véritablement soa salut qu'à la séduction de ces deux femmes.

XLY. La fin de la commission légistafwe.

Les diil'érents comités avaient depuis plusieurs semaines, suspendu tous leurs travaux, lorsque tout à coup un officier russe, dépéché de Moskou, apporta de cette ville avec la plus extrême diligence Tordre de hâter toutes les opérations, de signer le traité, et de tout finir. Voici quelle était la cause d'une précipitation si imprévue et si nouvelle. £nfin^ les Turks avaient pris un système de conduite relativement aux affaires de Pologne. Il faut savoir qu'il y avait alors dans toutes ces contrées un singulier jeu d'intrigues et de manœuvres opposées. La France s'était assurée de presque toutes les sources d'où partaient les nouvelles pour Constantinople. Les secrétaires des princes de Moldavie et de Yalaquie étaient de ces Français industrieux, que la passion de faire fortune, l'inquiétude et la confiance naturelles à cette nation, promènent dans toutes les parties du monde. Les Tatars employés par le kan de Krimée dans les villes de Pologne, étaient tous intimement liés avec le consul de {""rance en Tatarie, et suivaient la direction qu'il leur donnait. Mais de son côté la Russie s'était assurée de presque tous les canaux qui faisaient parvenir ces avis au divan. T^es deux princes de Moldavie et de Yalaquie, et tous les interprètes de la Porte, étaient des Grecs vendus aux intérêts de cette puissance, et les Russes espéraient du moins gagner le temps de tout fiuir^ avant que les Turks intervinssent dans cette affaire. Repnin, pour y parvenir plus sûrement, avait été

jusqu'à faire enlever les courriers dépéchés en Turquie 'par Tagent de Moldavie ; c*était un de ces Français qui conservait toujours de la prédilection pour sa patrie et de la déférence pour ses ministres. Cet enlèvement avait même occasionné une explication vive, où cet agent dit à Repnin avec fermeté, que cette seule action suffisait pour faire éclater la guerre entre les deux empires.

Ainsi les Russes avaient jusqu'alors paré tous les coups qu'on avait cherché à leur porter. Dans le même temps, les Turks, avertis par l'évéque de Kamienieç, s'étaient mis sur la voie des émissaires russes envoyés chez les Monténégrins ; et quelques-uns avaient été saisis et punis du dernier supplice. Mais une intrigue d'un genre à peine croyable avait rois la tzarine à couvert des ressentiments du grand-seigneur. Un faux Pierre III se produisit chez les Monténégrins ; tous les pays voisins furent bientôt instruits qu'un médecin grec nommé Stéphano, s'était chargé de ce rôle. Mais enfin il devint presquMmpossible de soupçonner que la tzarine eût la moindre part aux soulèvements que cet aventurier suscitait contre les Turks. Personne dans l'univers ne parut plus directement intéressé que cette princesse à ce qui se passait dans les vallées du Monténégro ; et les plus simples égards que les hommes se doivent entre eux suffisaient pour lui laisser une correspondance libre avec les peuples de ces vallées.

Cependant le duc de Choiseul, qui dirigeait alors contre la Russie les principaux efforts de son ministère, rédigea un mémoire sur tous les violences que la Russie exerçait dans la diète de Pologne , sur les projets dont elle y consommait Texécution, sur cette incorporation réelle et actuelle de cette république à Tempire russe. Il reprochait dans ce mémoire aux ministres ottomans de ne mettre aucune différence entre deux cours, dont Tune, alliée ancienne et fidèle, se

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faisait une occupation suivie de transmettre au divan des vérités importantes, et Fautre, au contraire, rivale secrète et irréconciliable, ne s'attachait qu'à le tromper par les plus grossières supercheries. Il ajoutait que le moment était décisif; et il disait au sultan, sur le discrédit dans lequel son empire devait nécessairement tomber, des vérités toutes nouvelles pour Foreille d'un prince accoutumé aux flatteries les plus outrées, et qui auraient pu coûter la tête à celui de ses ministres qui aurait osé les lui révéler ; enfin le duc de Choiseul prenait, au nom de la maison d'Autriche, l'engagement le plus positif qu'elle resterait neutre dans la guerre qu'il pressait la Turquie de déclarer ; et il offrait la garantie de la France pour cette neutralité.

Le sultan fut vivement affecté de ce mémoire, trop important et trop authentique pour que ses ministres, malgré leur amour pour la paix, osassent le soustraire à sa connaissance. I/envoyé de Russie fut mandé plusieurs fois ; les ministres turks, humiliés d'être toujours trompés par les Russes, ne 'sachant ni comment apaiser les fréquentes colères du divan, ni quel dénouement auraient enfin des affaires mêlées de tant d'embarras etdedangers, maudissaient également les Polonais et les Russes ; ils s'arrêtèrent enfin au projet de mettre aux prises ces deux nations , qu'ils regardaient comme également ennemies de leur empire ; ils crurent^ par une subtilité de barbares efféminés, accorder les volontés généreuses de leur maître, avec leur lâche amour pour la paix ; ^ils crurent qu'en se bornant à faire évacuer la Pologne par les troupes russes, ce serait favoriser le soulèvement qu'ils savaient devoir bientôt éclater. « Les Polonais menacés, disaient-ils^ de perdre leurs droits les plus sacrés, ne se manqueront pas à eux-mêmes; près de tomber sous le joug, ils feront les plus grands efforts pour 8'y soustraire; et nous, ajoutaient-ils , pour me servir de

leurs propres expressions, nous verrons jouer le jeu sans ^r prendre une part véritablement active ». Ce plaa arrêté, ils eurent plusieurs explications très-vives avec le résident de Russie; et ils en exigèrent un écrit le t5 décembre 1767^ portant expressément que, du moment ou les affaires actuellement pendantes en Pologne seraient finies, c'est-à-dire quinze jours après que Taffairedes dissidents aurait été termi^ née parla confirmation de la diète, sa cour retirerait jusqu'au dernier homme des troupes qu'elle avait en Pologne; que la liberté serait rendue aux sénateurs enlevés, et que la Russie n'exercerait plus à l'avenir de pareils actes de violences. Mais^ tant par ménagement pour l'honneur de l'impératrice , que pour ne pas s'engager trop publiquement eux-mêmes, ils suivirent encore la même politique qu'ils avaient eue au temps de rélection, où ils avaient tenu secrète l'exclusion qu'ils avaient donnée au comte Poniatowksi ; ils promirent de garder un profond secret sur cet engagement, facilitèrent au résident russe tous les moyens les plus prompts pour expédier par la Pologne un courrier à Pétersbourg ; et ce résident, à qui les Turks avaient montré plus de résolution et de colère qu'ils n'en avaient en effet, faisait à l'impératrice les instances les plus pressantes pour qu'elle tint cet engagement, ajoutant qu'il ne répondait plus des événements^ Repnin fit passer cette dépêche à M oskou par un des colonels russes avec le plus grand mystère ; celui^i en repartit dès le lendemain avec le même secret et la même diligence. Repnin pressa alors toutes les affaires , et annonça positv* vement que la retraite entière des troupes russes aurait lieu dans deux mois. Mais la nation ne s'en flattait pas; on s'attendait à ce que de nouvelles agitations succéderaient bientôt à celles qui étaient passées ; et le calme même n'eût pas été moins funeste que de nouveaux troubles , puisqu'un pareil calme n'aurait pu venir que d'une entière soumission, etque^

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's'il eût été possible que ia Pologne fût restée paisible, elle «tait dès lors tout entière une province russe.

On se pressa donc de meltre la dernière main à cet ouvrage , qu'en voulait rendre éternel et immuable. Le traité^ dans lequel devaient être insérées ces lois nouvelles, corntnençait pat un préambule absurde. On disait-, en prenant fiour base le traité de 1638 entre les deux États, que denouvelles circonstances exigeant de nouveaux engagements, les deux parties contractantes avaient reconnu nécessaire et Hïonforme à leurs intérêts mutuels d'établir en Pologne des iois nouvelles. Quel rapport un traité de paix entre deux États indépendants l'un de l'autre, peut-il avoir avec la légiskh tion d'un de ces doux États?

Les engagements de cet ancien traité étaient renouvelés dans toute leur étendue sans être énoncés , et tels qu'ils se trouvaient dans les archives de Russie. Il faut savoir, pour bien entendre cet article, qu'autrefois les Russes, dans leurs négociations , tâchaient toujours de faire signer par supercherie une copie falsifiée des traités qu'ils signaient , et ils jaraient sur cette fausse copie , croyant éluder ainsi la foi du serment. C'était de ce traité entièrement inconnu qu'on exigait la confirmation. On passait ensuite à la garantie mutuelle de toutes les possessions des deux États, pour agir en conformité du même système ; et enfin la république se privait à jamais du pouvoir législatif, et le déposait entre les mains de la Russie. La raison qu 'on en apportait était une des plus grandes absurdités qui aien t jamais été proférées: « Afin, disait-on, que des circonstances nouvelles ne puissent introduire dans cette forme de nouveaux changements, auxquels, dans un gouvernement républicain, la constitution de l'État ne doit jamais être sujette ». Ainsi était composé cet acte, où des absurdités étaient données avec faste comme des maximes d'État, où le despotisme se

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inoDtrait assez stupide pour croire parler le langage de ia politique.

Il fut statué, dans ce nouveau code, que désormais les trois premières semaines de chaque diète seraient employées à traiter, à la pluralité des suffrages, toutes les matières économiques; mais que les matières d'État^ traitées pendant les trois dernières semaines , ne pourraient être décidées que par Funanimité. La simple contradiction d'un nonce devait suffire, à cette époque, pour rompre la diète, sans qu'il fallût , suivant l'ancien usage, un manifeste^ ni aucun écrit pour justifier cette rupture, et pallier le blâme qu'on encourait autrefois par cette démarche. On ordonna de Moskou que le liberum veto acquit une licence absolue, n'eût plus aucun frein, aucune retenue, ni dans le droite ni même dans l'opinion ; que ses plus dangereux abus fussent érigés en lois ; que du moment où une proposition n'obtien-^ drait pas un consentement unanime> la diète deviendrait nulle ; que le gentilhomme qui l'aurait rompue ne pourrait être recherché ni inquiété pour cette rupture. Catherine II remplissait alors tout l'univers du bruit de ses nouvelles lois; mais tout cet ouvrage de faste et d'ambition se réduisait à conserver le despotisme en Russie et l'anarchie en Pologne. Au reste, la rupture de la diète ne devait point emporter la nullité des décisions précédentes sur les objets économiques ; et il en faut convenir, c'était avoir guéri quelques-uns des maux de l'État, mais cet avantage, quelque grand qu'il fût , était trop chèrement acheté : et c'était uniquement comme si la tzarine eût consenti à ce que l'ordre fût remis parmi ses esclaves.

L'élection des rois fut éternellement soumise à tous les abus du liberum veto. Il fut établi d'une manière irrévocable qu'un roi ne pourrait jamais être élu que par une pleine et absolue unanimité de tous les suffrages. II était

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Statué ancienDeinent qu'un geutilshomme ne pouvait avoir de voix ni d'activité dans un district sans y avoir de possessions ; il fut décidé qu'à l'avenir il suffirait d'être gentil* homme pour avoir activité dans toute l'étendue des terres de la république. On répondit à ceux qui tentèrent de s'opposer à cette innovation dangereuse , que l'impératrice de Russie le voulait, et qu'on devait éviter de lui déplaire. On eut bientôt l'explication de cette volonté, en voyant donner Tindigénat à une foule de Russes. L'impératrice créa enfin en Pologne, par un choix qu'elle fit entre ses sujets , cette noblesse grecque qui jusques-là n'existait point dans cette république. Karr et Igelstrom, qui servaient depuis si longtemps de satellites à Repnin, et qui avaient arrêté les séua*teurs; Buiakotf , secrétaire de l'ambassade russe; d'autres dévastateurs des terres de la noblesse polonaise , tous les exécuteurs de ses ordres odieux furent naturalisés en Pologne. Ce fut le comble de l'outrage pour les Polonais , qu'on les forçât de recevoir pour concitoyens les indignes satellites de cet ambassadeur, et leurs oppresseurs au nombre de leurs frères. Quelques-uns commencèrent à réaliser les fruits de leurs rapines , en usant du droit d'acquérir des terres. La plupart furent dispensés de faire preuve de noblesse; et leur religion leur tint lieu de titre et de mérite. Toutes ces lois étaient contenues dans la première partie de ce code , sous le nom de Lois cardinales, qui ne pouvaient être ni changées, ni abrogées, ni altérées d'un seul mot, même par un consentement unanime de tous les individus de la nation ; c'était le sceau de l'esclavage : et la république, par cela seul, était dégradée du rang d'État souverain.

La seconde partie de ce code comprenait toutes les matières qui devaient être toujours soumises à l'unanimité. Les impôts ne pouvaient être augmentés, leur nature changée , les taxations une fois établies ne pouvaient être alté-

rées sans cette unanimité de suffrages. L'augmentation des troupes, toutes les espèces de traités avec les puissances étrangères étaient soumis à la même nécessité.

La troisième partie, qui devait contenir toutes les matières économiques, était rempliede règlements sur les intérêts de quelques particuliers et sur des querelles de propriété, dont le jugement aurait dû appartenir aux cours de justice. Sous le nom de dédommagements pour des pertes particulières, on y avait répandu une quantité infinie de grâces pécuniaires sur des gens dont la plupart ne devaient leur existence qu'à Tasservissement de leur patrie, sur les frères et les favoris du roi , qui faisaient perpétuellement du trésor public Tobjet de leur avidité. On avait disposé pour de tels objets des revenus de la Pologne , avant même de savoir où les prendre. On avait songé ensuite à faire monter les impositions jusqu'à cette somme totale ; et la Russie s'acquitta de cette manière, aux dépens de la Pologne même, de toutes les dépenses qu'elle avait faites pour corrompre les Polonais.

Parmi ces lois nouvelles, quelques-unes cependant avaient de l'utilité. Il fut permis d'introduire dans les troupes une meilleure discipline ; on fit des règlements pour tous les tribunaux ; on diminua le servage des paysans , en statuant qne la noblesse n'aurait plus droit de vie et de mort sur eux , et en assignant des juridictions pour leurs procès avec leurs seigneurs. On abolit les anciennes compositions en argent pour tous les crimes, reste des lois barbares autrefois admises chez tous les peuples de l'Europe , et qui subsistaient encore en Pologne. ËnGn les quatre conseils souverains, cet ouvrage des Czartoryski, la cause de tant de murmures, furent entièrement conservés.

Les ministres étrangers ne s'étaient intéressés à aucun autre objet qu'au rétablissement des dissidents; et, invités

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par le prince Repuin à accéder à cette nouvelle légîslatioQ , et à reconnaître la garantie de la Russie , ils s'excusèrent unanimement sur le défaut d'ordres de leurs cours. Mais on proposa aux commissaires d'envoyer aussitôt après la diète des ministres caractérisés dans les principales cours de l'Europe , pour annoncer le nouveau gouvernement, en exalter la sagesse^ et vanter les avantages qui en reviendraient à la république. Cette proposition mît le comble à rindignation générale; triste et étonnante humiliation, la nation asservie devait encore faire l'éloge de ses tyrans 1

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