XLIX. La nouvelle de la confédération de Bar se répand
Cependant un bruit sourd d'une nouvelle confédération , formée dans les provinces naéridionales, se répandait dans Varsovie. On nommait Bar, on désignait les auteurs; le courage que les Podoliens avaient marqué, donnait quelque vraisemblance à ces bruits. On parlait de l'évêquede Kamienieç, de l'appui des Turks. Plusieurs lettres, arrivées par la vote ordinaire de la poste , confirmaient ces rumeurs. Les uns disaient qu'il s'agissait seulement de quelques mouvemenfes dans les compagnies polonaises, mécontentes de ce qu'on voulait lesassujetir à une meilleui^ discipline ; d'autres
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soupçonnaient le roi de répandre ces faux bruits, pour retenir en Pologne une armée russe nécessaire à sa sûreté. Tout le monde se disait en gémissant qu'il n'y avait point de tranquillité à espérer, tant que ce prince serait sur le trône. Les dissidents paraissaient consternés, sentant que si cette confédération existait , ils en seraient les premières victimes. Tous les esprits étaient dans une attente continuelle ; et la Pologne attentive ne savait si elle avait enfia trouVé des libérateurs.