‹ Révolutions de Pologne (volume 3)Chapitre 15 sur 184 · XVII. Caractère dû Repnin, ûl son €urrivé9 an Pologne · texte numérisé non relu

XVII. Caractère dû Repnin, ûl son €urrivé9 an Pologne

C'était un jeuÀe Russe, dont le caractère altier et féroce se trouva entièrement incompatible avec le caractère d*une nation faible par ses désordres, mais encore fière et présomptueuse. L'attachement aux lois était pour lui un mot sans idées, et il ne parvint pas même après quelques années

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de séjour parmi ces républicains , a entendre ce que c'est qu'un homme libre.

Le prince Repnin, c'était le nom de ce russe, était né dans le temps de la dernière élection, au milieu d'une armée qui ravageait la Pologne. Les Polonais dispersés , l'incendie de leurs châteaux, le pillage de leurs terres, furent les premiers objets qui frappèrent ses regards. Il comptait, parmi ses grandsmères, une tatare kalmouke ; et les traces de cette origine sauvage se reconnaissaient encore dans ses mœurs, aussi bien que dans ses traits, dont la bizarrerie n'était pas sans agrément. Sa physionomie était vive et altière, son esprit intrigant et brouillon, autant qu'on peut l'être dans une cour despotique. Parmi les jeunes Russes, aucun, à la honte de cette cour, n'annonçait de plus heureuses dispositions. Mais ses débauches avaient fait la seule occupation de sa jeunesse ; et son activité ne lui avait servi qu'à accumuler des dettes, et à le plonger dans tous les genres de désordres. 11 portait , dans la société familière, une sorte de gaîté assez vive et de plaisanterie assez spirituelle. Il s'abandonnait quelquefois à ces premiers mouvements de bonté qui échappent aux plus méchants naturels, et qui servent à excuser la bassesse de ceux que Fintérét rapproche de pareils hommes. Il n'était pas entièrement dépourvu de sagacité dans les affaires ; mais tout ce qu'il avait vu jusqu'alors avait plus gâté son esprit qu'ajouté a son expérience. Tout avait contribué à exagérer dans son imagination l'idée de la puissance russe. Pendant la dernière guerre, où, par une convention entre les cours alliées, les volontaires de chaque nation servaient dans chaque armée, il avait fait toutes les campagnes avec les Français, entièrement inconnu dans cette armée, empruntant pendant l'été aux ofGciers généraux, et revenant à Paris pendant l'hiver, vivre, à la faveur de son titre, aux dépens des filles de théâtre. Là , durant une guerre malheureuse , et dans la liberté

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