‹ Révolutions de Pologne (volume 3)Chapitre 153 sur 184 · XVIII. Déclaration de la tziirine contre les confédérés · texte numérisé non relu

XVIII. Déclaration de la tziirine contre les confédérés

On attendait encore dans toute la Pologne quelles seraient les résolutions de Timpératrice. On les apprit par la nouvelle des combats livrés aux confédérés, et elle remplit toutes les provinces de désespoir. Eu vain le sénat avait reconnu la confédération, en lui envoyant un député pour traiter avec elle. C'était maintenant le despotisme russe qui gouvernait tout ; et cette coutume antique qui , dans tous les âges de la république, avait été la dernière ressource

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de la liberté opprimée, se trouvait maintenant violée avec la plus atroce perQdie. On publia aussitôt une déclaration de la tzarine qui donnait aux confédérés les noms de séditieux, de rebelles , de brigands ; à leur entreprise , les noms d'attentat et de crime. Des hommes à qui la défense la plus légitime avait mis les armes à la main; si légitime, qu'ils étaient flétris d'une ignominie ineffaçable, s'ils n'avaient pas pris les armes, furent traités de révoltés et de scélérats.» Le sénat, disait cette déclaration, a reconnu la nécessesité d'éteindre une entreprise aussi criminelle , et a eu recours à sa majesté impériale comme garante des lois et des libertés de la république ; mais les seules obligations de cette garantie que sa majesté a reçue sur elle, suffisent pour l'engager à déraciner cette rébellion : toujours portée comme elle Test à remplir les engagements de sa couronne et à veiller au repos et au bonheur de l'humanité... »

Mais cette déclaration ne servit qu'à soulever tous les esprits. Ces ordres de sang et les récompenses envoyées à Repnin ne laissèrent plus d'espérance à la nation que dans ses propres efforts , et devinrent dans toutes les provinces un sigual de soulèvement.

XIX. Les troupes du roi sous le commandement de Braneç/ii, se joignent aux Russes. — Dispositions des cours étrangères.

Le roi, qui ne pouvait se dissimuler celte disposition générale, et qui détestait ce joug imposé non moins à lui-même qu'à sa nation, hésitait encore à se joindre ouvertement aux Russes. Braneçki, le premier conOdent de la tzarine et du roi , cet homme , d'une bravoure sauvage, d'un caractère audacieux, abandonné effrontément à tous ses vices, désirant avec passion de jouer quelque rôle dans ces troubles, l'en-

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