‹ Révolutions de Pologne (volume 3)Chapitre 26 sur 184 · XXVII. Les Czartoryski demanden t àla tsarine un secours de · texte numérisé non relu

XXVII. Les Czartoryski demanden t àla tsarine un secours de

troupes^

A cette nouvelle^ les Czartoryski, déjà intimidés par le peu de succès qu'ils avaient eu dans les autres diétines , tremblèrent pour Tévénement d'une assemblée aussi décisive, et prirent la fatale résolution d'appeler une armée russe à leur secours Ils fermèrent les yeux sur deux lois effrayantes, dont l'une prononce la nullité absolue de toute élection tant qu'il y aura des troupes étrangères dans le pays, et dont l'autre permet à tout citoyen de tuer quiconque, dans un interrègne, appellera des troupes étrangères. Le malheur de cette dernière loi est que la tête des coupables est mise à prix, et qu'au lieu d'honorer ce meurtre, elle Ta ainsi dégradé par un lâche intérêt. Ils demandèrent à l'impératrice un secours de dix mille Russes; ils lui représentèrent la résistance de la nation comme l'effet des menées du grand -général et de la crainte que Radzivill inspirait. Tout était prêt en Russie pour satisfaire à cette demande. Des détachements russes s'avancèrent donc à la hâte dans la Prusse polonaise pour en imposer à la diète de cette province ; un corps d'armée entra en Lithuanie pour y soutenir les ennemis du prince Radzivill, et d'autres détachements prirent d'avance la route de Varsovie, afin d'y soutenir, quand la diète générale s'assemblerait, les doubles

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éjections que les Czârtoryski avaieat osé faire dans ta plupart desdiétines précédentes.

XXyiII. Déclarations de la France et de VAulrMe.

La destinée, qui amenait ainsi les malheurs de cette république, voulut que dans le même moment les Polonais pussent espérer les plus puissants secours. La France et TAutriche se refusant à toute espèce de mesure pour soutenir la résistance de ces républicains , imaginaient cependant qu'il fallait encourager cette résistance, soit dansTespérance qu'elle sufGrait seule pour en imposer à la Russie, soit dans Fattente d'une révolution dans cet empire, ou de quelqu'autre accident de la nature ou de la fortune. Elles avaient, depuis la mort de Félecteur de Saxe, prescrit à leurs ambassadeurs de tenir toujours le même langage , et d'animer leurs partisans par des promesses. Leurs déclarations arrivèrent dans ces conjonctures critiques, et furent remises au primat dans deux audiences solennelles. Ces deux cours déclaraient à la république : « Qu'elles ne recommandaient aucun des concurrents au trône; qu'elles reconnaîtraient pour roi quiconque serait élu par le choix libre de la nation ; et que si elle était troublée dans l'exercice de ce droit légitime, si quelque ennemi entreprenait de lui faire violence, elle pouvait compter sur leurs secours et les requérir avec assurance. »

C'est ainsi que nous avons vu de nos jours quatre déclarations publiées solennellement au nom de quatre souverains puissants , ne contenir que de vaines promesses, violées avec perGdie, ou lâchement oubliées !

Ces déclarations de l'Autriche et de la France, répandues dans tout le royaume, donnèrent aux bons citoyens la fausse

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certitude d'être secourus; et d'abord, cette foute de noble? réunis dans la Prusse se crut assurée d'un appui. On ne pouvait plus douter que la diétine de cette province n'assurât tout l'avantage au parti des républicains. La seule ressource qui restât au parti opposé était ou d*user de surprise , ou d'employer les dernières violences , ou enfin d'empêcher la tenue de cette diétine; démarches également odieuses^ et qui n'étaient pas sans péril.

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