‹ Révolutions de Pologne (volume 3)Chapitre 27 sur 184 · XXIX. Diétine de Prusse rompue · texte numérisé non relu

XXIX. Diétine de Prusse rompue

Les troupes des deux partis, d'après la convention pré* cédemment faite à Varsovie, étaient éloignées de la ville de Graudentz au-delà du marais qui l'environne à plus d'une lieue de distance et n'y laisse d'accès que par une chaussée étroite. Le frère de Poniatowski, ce général accouru de Vienne à son secours, fit subitement rentrer les Russes dans la ville, et jura que personne n'y entrerait et n'en sortirait qu'on n'eût acquiescé aux propositions qu'il présentait, et qui l'eussent rendu le maître de la diète. Les Polonais, séparés de leurs troupes et enfermés , résolurent de ne point tenir la diétine ; persuadés que sans les députés d'une grande province on ne pourrait tenir la diète générale; que toutes les opérations de la république allaient se trouver suspendues ; que leurs adversaires, arrêtés dès les premiers pas , perdraient ainsi le fruit de cette violence ; et que ce retard même donnerait le temps de recevoir les secours promis par les puissances amies de la Pologne. Ce fut le sens d'un manifeste qu'ils publièrent, pour se plaindre de cette oppression, pour conjurer la république d'avoir égard à leurs droits en refusant de tenir sans eux la diète générale , et

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pour réclamer les promesses autl^entiqucs qui venaient d'être faites à la Pologne.

Chacun des deux partis crut ainsi avoir l'avantage ; l'un se félicitait de s'être débarrassé des nombreux députés de cette province , l'autre espérait que la diète ne serait pas tenue sans eux.

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