‹ Révolutions de Pologne (volume 3)Chapitre 42 sur 184 · LIVRE VI · texte numérisé non relu

LIVRE VI

venir à toutes les charges» comme dans tes anctens temps. Us signaient vos ^fidèles sujets et frères. Pour intéresser directement la Russie à leurs demandes, ils affectaient de faire cause commune avec tous ceux qui en Pologne professaient la religion grecque. Mais depuis que la noblesse grecque s'était réunie a la religion romaine , étant admise à toutes les dignités, elle ne pouvait avoir aucune sorte de part à cette requête ; et les simples paysans qui professaient encore cette religion, ayant leurs églises, leurs évêques et leurs pasteurs , vivaient tranquilles , ne formaient ni plaintes , ni demandes, et ignoraient entièrement cette affaire. Toutefois le nom de tolérance donné à tout ce que les dissidents demandaient, rendit la plus grande partie de l'Europe favorable à leur requête. On ne songeait pas que non-seulement ils étaient tolérés ^ mais qu'ils étaient admis au partage des plus riches starosties, à tous les droits civils de la noblesse, à tous les emplois militaires, et qu'ils demandaient non pas la tolérance, mais le partage de la souveraineté. Le grand- chancelier de Lithuanie, uniquement occupé de rétablir Tordre dans la république, d'y restreindre les privilèges de tous les états, de toutes les charges, ceux même des provinces, était bien loin d'accorder de nouveaux privilèges à des sectes que ta protection des puissances étrangères rendait si dangereuses ; et leurs prétentions étaient absolument contraires à tout le système des constitutions nouvelles. 11 se conduisit avec une profonde dissimulation, et en paraissant favoriser leurs demandes, il abandonna cette affaire au fanatisme de la multitude. En effet, le zèle pour la religion catholique éclata dans la diète avec plus de hardiesse que l'amour de la liberté n'avait osé faire. Le vieil ambassadeur Keyserling savait combien il est difficile de gouverner les mouvements populaires, et que les plus habiles sont obligés de céder quelquefois à

états devenait illusoire , et i>" ^^ q^e sa cour accorlà, ropposition des pu»*^ , ;;^ g^nd objet actuel était

la pluralité, au hV ;^>Kait écarter avec soia tout

ciens désordre ^.•'^^

•* '^''i^' ^^ ^"'^ fallait tout assoupir. »

contraire pr' , '.'ii'^^rui jusqu'à faire déchirer le projet inonarchir >''^/^. ^t ies privilèges dont jouissaient les

Dans ., <:>'i^L

'P'ii^/^./^re restreints. On leur ôta le droit de

■**' <*^r^ ei 0" '^^ réduisit à la plus étroite tolérance.

^'"^/i^^ties, comme ils eaavaieut obtenu sous le

f a province de Prusse dépouillée de ses privilèges,

. gp^ dans les derniers jours de la diète, on profita de

, bseoce de tous les députés de la province de Prusse, pour

lApoaiilcr cette province des prérogatives qu'elle s'était ré-

geryées en s'unissant à la Pologne. On exerça contre elle le

pouvoir législatif qu'elle avait droit d'exercer elle-même.

On limita le nombre de ses députés aux diètes. On ordonna

que tous ses autres privilèges, et ceux de ses grandes villes,

seraient soumis à un nouvel examen ; et on les rendit en

quelque sorte dépendants de la volonté du roi qu'on allait

élire.

XLVIJl. Résumé de la conduite du grand- chancelier.

C'est ainsi que le grand-chancelier de Lithuanie parvint à changer le gouvernement de son pays en une véritable monarchie , sous le voile de rétablir simplement un meilleur ordre dans quelques parties de l'administration, et sans que les puissances qui protégeaient cette faction , intéressées à tenir les Polonais dans l'abaissement , s'aperçussent qu'on

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