LIX. Harangue et mort de Keyserling
Il envoya porter à la diète une harangue^ où il disait, en félicitant la noblesse polonaise du choix qu'elle venait de faire : « Que ce n'est point une galerie pleine d^anciens portraits qui fait la noblesse; que personne ne peut avoir vécu avant nous pour notre gloire ; que c'est l'âme qui fait les grands ministres, les hommes illustres et les rois euxmêmes ». Et après avoir loué les talents du nouveau roi et la magnanimité de l'impératice de Russie, il finissait par une citation de Publius Syrus : « Benefkium digno tibi des, omnes obliges. Recevoir un bienfait dont ou en est digne, c'est obliger tout le monde ». Ce vieil ambassadeur expira le même jour, et Poniatowski avait déjà commencé son règne exécrable sous le nom àè Stanislas- Auguste.
nÉVOL. DE POLOGNE. — T. II. 10