XV. LeUre du nouveau roi à Catherine, au sujet des dissi
dents s
Catherine n'avait encore aucun projet arrêté sur ce royaume. Son orgueil était blessé, il est vrai, des refus quelle venait d'éprouver. Mais le nouveau roi lui avait écrit en ces termes : « La protection que vous accordez aux dissidents est digne de votre humanité et de votre philosophie. La tolérance établie dans mon royaume sera un très-bel événement de votre règne ! La Pologne même ne peut qu'y gagner infiniment, par l'affluence des étrangers et par l'établissement des manufactures qui suivra cette afHuence. Je veux même, de concert avec votre majesté, établir un synode catholique qui puisse exercer en Pologne l'autorité que
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s'y arrogent les légats du pape, et soustraire ainsi mes sujets à une domination étrangère. Mais laissez-moi un peu de temps. 11 faut avant que je puisse amener les esprits de ma nation à de tels changements, que j'aie pu gagner leur eonlîance. Je n'ai pas besoin de vous dire avec Racine :
n Gardons-nous de réduire un peuple furieox, Madame, à prononeer entre nous et les dieux ! »