‹ Révolutions de Pologne (volume 3)Chapitre 96 sur 184 · II. Les villes de Prusse forcées d'accéder 'à celle ligue · texte numérisé non relu

II. Les villes de Prusse forcées d'accéder 'à celle ligue

On voulait cependant donner à cette ligue l'apparence d*un parti formidable, et les grandes villes des provinces de Prusse furent sommées d'y accéder. Elles répondirent qu'elles n'entraient pour rien dans les plaintes de la noblesse dissidente. De ces trois villes, Thorn était occupée par deux mille Russes ; Elbing, par je régiment de Goltz ; Dants^ick, l9 seule en état de résister, fut menacée de toute la ven<r geance de la tzarine, si, dans l'espace de quatre jours , elle ue signait une accession; et, au contraire, on lui proposa, et elle reçut en effet pour prix de cette complaisance, une garantie perpétuelle de tout son territoire et de tous ses privilèges, au nom de l'empire de Rusisie,

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in. Audience du roi aux députés des dissidents.

Ces deux confédérations ainsi formées envoyèrent aussitôt des députés au roi. Mais le roi, ne pouvant reconnaître dans la noblesse dissidente le droit de se confédérer, leur refusa toute audience. Repnin le menaça, s'il persistait dans ce refus, de faire commencer les hostilités dans tout le royaume, menaces qu'il nommait des représentations amicales. Le roi eut recours à une subtilité pour éluder la loi, et se déter-» mina h les recevoir, comme députés du corps des dissidents, et non comme députés de leurs confédérations. Ceux-ci iu' troduits en sa présence, ne craignirent pas de lui opposer pour leur justiGcation sa propre conduite, et lui dirent qu on ne devait pas être surpris qu'ils eussent réclamé la protection des puissances étrangères, puisque cet exemple était tout récent en Pologne. Ensuite, se tournant vers tous les grands qui environnaient le trône, ils en implorèrent l'assistance comme étant tous frères, tous enfants delà même patrie ; et ils finirent par demander la convocation d'une diète extraordi^ naire , qui pût les rétablir dans les droits de Jeur naissance. Les deux chanceliers leur répondirent avec une noble sévérité; et le roi convoqua une assemblée de tous les sénateurs pour les consulter, disait-il dans ses lettres circulaires, sur les moyens de détourner les maux dont l'État était menacé

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