‹ Révolutions de PologneChapitre 166 sur 282 · XVII. Continuation du siège de Bender · texte numérisé non relu

XVII. Continuation du siège de Bender

Cependant l'arrière-saison approchait, et Bender continuait de se dérendre. Les Turks enfermés dans cette ville y montraient l'ancienne bravoure de leur nation ; soit que ces Turks Arabes fussent moins dégénérés que ceux des autres pays, soit qu étant enfermés dans une étroite enceinte, forcés dans leurs sorties ou de combattre ou de se retirer ensemble , cette nécessité prévînt ces soudaines dispersions, le plus funeste inconvénient de leur indiscipline. Le gouverneur étant mort de la peste, toute la garnison avait proclamé à sa place Amin, chef des Arabes, gouverneur de Mossoul, à trois lieues des ruines de l'ancienne Ninive; guerrier renommé en Asie, et qui, dans la défense de Bender, justifiait cette réputation. Il y avait déjà reçu plusieurs blessures. Il signala le premier jour de son commandement par une sortie générale. Les Turks avancèrent sans bruit, se jetèrent avec furie sur les travailleurs ; mais les Russes, toujours avertis par des transfuges moldaves, étaient préparés; et la garnison, malgré son extrême bravoure, fut rejetée dans la ville. Panin ne put faire parvenir à cette brave garnison, ou du moins lui faire croire la nouvelle de rentière défaite de l'armée ottomane. Il fît passer dans la ville un spahi pris à la bataille de Kagoul, et que Roumianzoff lui avait envoyé. Il le chargea d'une lettre pour le nouveau séraskier. Celui-ci défendit, sous peine de mort, au spahi, de publier la défaite du grand-visir, et lui donna de l'argent pour publier la prochaine arrivée de l'armée ottomane. Panin y fit passer un Tatar. Cet embaucheur, dénoncé par ceux mêmes auxquels il s'adressa, fut aussitôt haché en pièces. Enfin le Tatar Iakoubaga. après

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